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Les think tanks chinois : ambitions et contradictions

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Politique étrangère, vol. 82, n° 4, hiver 2017-2018
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Page couverture PE n° 4 2017
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Depuis l’arrivée de Xi Jinping à la tête de la Chine, le nombre de think tanks chinois a substantiellement augmenté. Ces organismes sont incités à s’ouvrir à l’international afin de recueillir des analyses étrangères et de promouvoir les concepts officiels chinois. Les chercheurs sont contraints de travailler sur des sujets utiles au Parti. Ils font également l’objet d’un contrôle politique plus strict qui pourrait nuire, à terme, à leur crédibilité internationale.

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Le paysage des think tanks chinois est relativement ancien : les premières structures ont été créées par Deng Xiaoping au lendemain de la Révolution culturelle, alors que le pays manquait cruellement d’expertise et que les think tanks étaient amenés à jouer un rôle clé dans l’ouverture économique de la Chine et le développement de sa politique étrangère. Depuis 2013, le gouvernement chinois appelle à renforcer les capacités d’analyse et de recommandation des think tanks, afin de faire face aux défis de plus en plus nombreux auxquels est confronté le pays (économiques, politiques, environnementaux, sécuritaires, etc.). Plusieurs études chinoises publiées en 2013 et 2014 ont notamment souligné les difficultés des think tanks nationaux à répondre à la demande croissante d’expertise alors que l’environnement intérieur et extérieur était particulièrement changeant, en dépit du grand nombre de chercheurs de qualité que compte la Chine, et du fait qu’elle est aujourd’hui le pays qui compte le plus de think tanks au monde après les États-Unis.
 

En avril 2013, un mois après sa nomination à la présidence de la Chine, Xi Jinping appelait à la « création d’un nouveau type de think tanks aux caractéristiques chinoises ». Depuis, le paysage des think tanks chinois est en pleine restructuration. Celle-ci se manifeste sur le terrain par l’apparition de nouveaux think tanks, mais aussi par l’évolution des missions et des méthodes de travail des organismes existants. Les think tanks chinois continuent à assurer leurs missions traditionnelles (recherche, renseignement, communication nationale et internationale) sous la tutelle du Parti communiste, des ministères ou encore de l’Armée populaire de libération. Ils continuent d’alimenter le processus de décision, via la participation à des « consultations d’experts » et la production de rapports internes.
 

Parallèlement, le gouvernement chinois a appelé les think tanks à accélérer leur internationalisation d’ici 2020. Mais cet objectif d’inter­nationalisation, et la réforme dans son ensemble, se heurtent à d’autres mesures politiques, comme le recadrage idéologique du monde de la recherche.


L’internationalisation accélérée des think tanks chinois


En janvier 2015, le Parti communiste chinois a annoncé l’objectif de développer d’ici 2020 entre 50 et 100 think tanks chinois de « premier plan », compétitifs à l’international. Le Parti appelle notamment au développement des think tanks spécialisés sur les questions stratégiques et les politiques publiques. Il incite par ailleurs au recrutement d’experts étrangers au sein de structures chinoises, à l’ouverture de branches de think tanks chinois à l’étranger, et plus largement au renforcement de la coopération internationale. […]


PLAN

  • L’internationalisation accélérée des think tanks chinois
     - Renforcement de la mission de diplomatie publique
     - Brainstorming international
  • Des think tanks et chercheurs davantage sous contrôle
     - « Au service du Parti »
     - Réduction du champ de recherche et d’analyse


Alice Ekman est chercheur, responsable des activités Chine au Centre Asie de l’Ifri.

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Les think tanks chinois : ambitions et contradictions

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Alice EKMAN

Intitulé du poste

Ancienne Responsable des activités Chine, Centre Asie

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L’Euro-Asie selon Pékin

Date de publication
20 mars 2017
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Projet géographique à portée économique, et porteur de lourdes conséquences politiques, la stratégie chinoise des Nouvelles routes de la soie vise une connectivité généralisée dans l’espace eurasiatique. Cherchant à désenclaver une partie du territoire chinois, elle entend doubler la mondialisation maritime d’un développement des circulations terrestres. Russes et Européens sont, entre autres, concernés par les effets de cette stratégie, déjà concrétisée par de multiples décisions.

Michel FOUCHER
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Faire face à la Russie

Date de publication
20 mars 2017
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Moscou cherche à remettre en cause l’ordre international libéral dominé par les États-Unis. Le président Poutine multiplie les coups de force et tente de diviser les Occidentaux. Il promeut une « révolution conservatrice » et soutient les formations populistes en Europe. Pourtant, la Russie est plus faible qu’il n’y paraît. Son économie est chancelante et sa structure démographique problématique. Face aux coups de boutoir de Moscou, les capitales occidentales doivent faire preuve de fermeté.

Thorniké GORDADZE
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Un renouvellement de la démocratie par le bas ? Les mouvements Indignés et Occupy

Date de publication
20 mars 2017
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Depuis 2011, d’importantes mobilisations citoyennes dénoncent les politiques d’austérité et les dysfonctionnements de la démocratie représentative. Des mouvements comme les Indignés ou Occupy réclament la mise en place de nouvelles formes de pratiques démocratiques. Toutefois, pour pouvoir perdurer et se développer, ces mouvements sont obligés de s’insérer, au moins partiellement, dans le jeu politique traditionnel. L’émergence de Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne en est l’illustration.

Héloïse NEZ Pascale DUFOUR
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Orban et le souverainisme obsidional

Date de publication
20 mars 2017
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Les régimes d’Europe centrale tentés par l’autoritarisme et le souverainisme s’appuient sur le retour à un passé mythique, qui s’articule paradoxalement à une reprise de certaines pratiques des temps communistes. D’autres dimensions caractérisent leur glissement hors de l’état de droit démocratique : rapport aux médias, à l’opposition… Ces régimes vont à l’impasse. Seules les sociétés civiles et l’Union européenne peuvent s’opposer à une dynamique dangereuse bien au-delà de ces pays.

Paul GRADVOHL

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Page couverture PE n° 4 2017
Alice EKMAN, « Les think tanks chinois : ambitions et contradictions », Politique étrangère, Articles, Ifri, 21 décembre 2017.
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Les think tanks chinois : ambitions et contradictions