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Un débat autour de Philippe Errera, directeur général des relations internationales et de la stratégie, ministère des Armées.
L’environnement stratégique actuel est marqué par des évolutions profondes : multiples contestations de l’architecture de sécurité internationale, évolution des doctrines et des arsenaux des puissances nucléaires, prolifération nucléaire et balistique.
L’ensemble de ces éléments, dont la dynamique devrait perdurer à l’horizon prévisible, contribue à rendre l’équation de la dissuasion plus instable. Tandis que les doctrines et les intentions des nouveaux acteurs (Corée du Nord) sont peu connues, certaines puissances nucléaires établies choisissent des postures opaques, voire agressives ou coercitives. Face aux formes préoccupantes que prend cette multipolarité nucléaire émergente, la France doit adapter ses propres outils de renseignement, d’analyse et de dissuasion.
Discutants : Jean-Dominique Merchet, journaliste, spécialiste des questions de défense, L’Opinion
Corentin Brustlein, responsable du Centre des études de sécurité, Ifri
Présidence : Thomas Gomart, directeur, Ifri
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Le rôle du renseignement dans la prise de décision politique
Dans le cadre du cycle de conférences, axé sur le renseignement, organisé en partenariat avec le Collège du Renseignement en Europe, l'Ifri accueille Philipp Wolff, Coordinateur des services fédéraux de renseignement allemands.
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Les opinions publiques face au partage nucléaire
Depuis la fin de la Guerre froide, le nombre d'armes nucléaires américaines stationnées en Europe a été divisé par plus de soixante-dix, mais leur présence en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie demeure un pilier discret de la dissuasion otanienne. Ce dispositif de « partage nucléaire », central depuis les origines de l'Alliance, est régulièrement contesté par les opinions publiques, les partis politiques et la société civile européenne, sans pour autant être remis en cause par les gouvernements hôtes.