De l'embarras à l'opportunité : l'UE face au vote sur la Palestine à l'ONU
Lors de la session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président du Conseil européen Herman Van Rompuy prendra la parole à la tribune au nom de l’Union Européenne. Une première dans l’histoire de la construction européenne après la décision à l’ONU en mai dernier d’offrir à l’UE un statut d’« observateur ». Dans son discours, la question palestinienne aura certes une place, mais que dira-t-il ? L’Autorité palestinienne a prévu de demander la reconnaissance officielle de la Palestine lors de cette session, démarche qui met l’UE dans l’embarras, les Etats-membres ne parvenant pas à une position commune.
A quelques jours de la demande officielle, les détails de la démarche diplomatique palestinienne se précisent mais restent incertains : demande auprès du Conseil de sécurité suivie d’une demande auprès de l’Assemblée générale ? Et selon quelle formulation ? Les informations ne filtrent qu’au compte-goutte. Une chose est toutefois sûre : les Palestiniens demanderont un vote sur la reconnaissance de la Palestine. Au-delà de l’interrogation sur sa pertinence même, cette démarche ne constitue pourtant qu’une étape dans un cheminement plus global. Se focaliser sur ce simple événement serait oublier que le processus de paix devra se poursuivre. Il faut donc s’assurer que la résolution présentée à l’ONU ouvre plus des portes qu’elle n’en ferme. Et dans un tel contexte, l’UE ne peut se contenter de camoufler ses divisions : elle doit travailler à arrondir les angles, pour préparer la suite.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
De l'embarras à l'opportunité : l'UE face au vote sur la Palestine à l'ONU
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesCrise politique en Thaïlande : la tactique du chaos
La Thaïlande a replongé à l’été 2025 dans une crise politique profonde. La suspension de la Première ministre, Paetongtarn Shinawatra, par la Cour constitutionnelle a provoqué l’implosion de la coalition au pouvoir. Cette crise ressemble pourtant aux précédentes. Une banalité répétitive qui interroge à la fois le sens des responsabilités des principaux dirigeants et qui génère au sein de la population un cynisme mâtiné de résignation.
Ouverture du G7 à la Corée du Sud : relever les défis mondiaux contemporains
L'influence mondiale du G7 s'est affaiblie à mesure que des puissances telles que la Chine remodèlent la gouvernance internationale à travers des initiatives telles que les BRICS et l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). Le G7 ne représentant plus aujourd'hui que 10 % de la population mondiale et 28 % du PIB mondial, sa pertinence est de plus en plus remise en question.
Cambodge-Thaïlande : un accord de paix en trompe-l’oeil
Après le Moyen-Orient, Donald Trump a vu en Asie du Sud-Est une nouvelle opportunité de consolider son image de président faiseur de paix. Confirmée à la dernière minute par la Maison-Blanche, sa participation au sommet de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) a ainsi été conditionnée à l’organisation en grande pompe d’une cérémonie de signature d’un accord de paix entre le Cambodge et la Thaïlande.
Le rôle clé de la Chine dans les chaînes de valeur des minerais critiques
La Chine occupe aujourd’hui une position dominante dans les chaînes de valeur des minerais critiques, de l’extraction à la transformation jusqu’aux technologies en aval. Cette suprématie repose sur des décennies de politiques industrielles et lui confère une influence stratégique considérable sur la sécurité d’approvisionnement mondiale, notamment pour l’Union européenne.