Mutual Reinforcement: CSDP and NATO in the Face of Rising Challenges
Plusieurs développements d’ordres politique et sécuritaire survenus au cours des cinq dernières années ont rendu nécessaire de porter un regard neuf à la problématique des relations Union européenne (UE) / Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).
L’accent mis de manière croissante sur l’autonomie stratégique européenne, concept se prêtant à des interprétations multiples et parfois contradictoires, a suscité nombre de craintes parmi les États membres de l’OTAN. Si certaines de ces préoccupations apparaissent légitimes, il existe de nombreuses manières de renforcer l’autonomie stratégique européenne sans affaiblir l’Alliance. Tandis que l’UE et l’OTAN se sont engagées en faveur d’une plus grande coopération au cours des dernières années, il apparaît plus nécessaire que jamais de rejeter la fausse opposition entre un renforcement de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et celui de l’OTAN, d’exploiter les opportunités existantes pour mieux coordonner les processus de développement capacitaire au sein des deux organisations, et d’identifier dans quels types de capacités militaires les pays européens devraient investir afin d’améliorer le partage du fardeau au sein de l’Alliance.
Cette publication contient des chapitres écrits par Sven BISCOP, Corentin BRUSTLEIN, Luis SIMÓN et Dick ZANDEE.
Ce contenu est disponible en anglais – Mutual Reinforcement: CSDP and NATO in the Face of Rising Challenges.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa fureur tombée du ciel. Analyse stratégique de la campagne aérienne contre l’Iran
Quel bilan pour les opérations Roaring Lion (RL) et Epic Fury (EF) lancées par Israël et les États-Unis contre la République islamique d’Iran le 28 février 2026 ?
Les enjeux de la 11e Conférence d’examen du TNP. Un régime fragilisé par la compétition stratégique
Le 27 avril 2026 s’ouvre à New York la 11e conférence d’examen (RevCon) du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dans un contexte de forte compétition stratégique. Réunissant pendant un mois les 191 États parties au TNP , elle vise à faire le point sur le fonctionnement du Traité, son implémentation, et plus largement l’état de la non-prolifération et du désarmement, afin d’aboutir à un document dit « de consensus » autour des principaux défis et menaces pour le régime de non-prolifération.
Enfin sincère ? L'actualisation de la Loi de programmation militaire à l'épreuve des défis stratégiques et capacitaires
Présentée le 8 avril 2026, l’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 constitue un jalon important de la trajectoire d’évolution des armées françaises. Elle survient dans un contexte économique incertain, marqué par le retour de l’inflation énergétique après deux années d’adoption chaotique des lois de finance, un déficit qui se creuse, et un exécutif en fin de second mandat présidentiel. Pour toutes ces raisons, elle ne pouvait avoir que des ambitions limitées. C’est à l’aune de cette double limite économique et politique qu’il faut donc l’évaluer.
La dissuasion nucléaire française à l’épreuve d’un nouvel ordre européen – Analyse du discours présidentiel du 2 mars 2026
Le discours du 2 mars 2026 du président de la République sur la dissuasion nucléaire marque une inflexion stratégique importante dans un contexte international dégradé. Entre menace russe persistante et incertitudes sur les garanties de sécurité américaines, la France affirme une ambition renforcée pour la défense européenne. La notion de « dissuasion avancée » et les évolutions capacitaires annoncées par Emmanuel Macron esquissent ainsi une nouvelle étape, à la fois structurante et durable.