L’Iran face à ses limites : 10 points sur les causes structurelles d’une cassure tactique
Proxies régionaux. Soutien de Moscou. Latence nucléaire. Dissuasion balistique. L’équilibre sur lequel Téhéran avait bâti sa doctrine a chancelé — avec une rapidité impressionnante. Une semaine après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, il est possible de dresser un bilan détaillé des raisons structurelles qui ont permis à Tel Aviv de déjouer les plans de la République islamique et de dégager des perspectives.
Avant le début de l’opération Am Kalavi, la stratégie iranienne reposait sur une doctrine hybride mêlant dissuasion balistique, latence nucléaire et appui régional sur des proxies. C’est cet équilibre subtil qu’Israël a cherché à casser.
L’étude fine des actes de guerre ayant eu lieu entre Israël et l’Iran du 13 au 24 juin porte plusieurs leçons : si la défense antimissile ne peut pas se substituer complètement à la dissuasion nucléaire, elle a prouvé son efficacité face à la stratégie incrémentale puissante déployés par les systèmes de missiles iraniens. Mais Téhéran dispose toujours d’une relative capacité de dissuasion conventionnelle.
Si la possibilité pour l’Iran de se doter de l’arme nucléaire a été décalée de quelques mois par les frappes israéliennes et américaines, le risque de voir d’autres pays chercher à devenir des puissances nucléaires grandit — d’autant plus difficile à contrer que la prolifération pourrait être portée, cette fois, par des alliés des États-Unis.
Dans un article pour Le Grand Continent, Héloïse Fayet revient sur les enseignements nucléaires de cette "guerre des douze jours".
Du consensus à la mise en œuvre. L’Europe spatiale de défense après le Sommet de Paris
Les 9 et 10 septembre 2026, Paris a accueilli le Sommet international sur l’espace, organisé par la France et l’Allemagne autour de trois axes : économie spatiale ; sciences et exploration ; sécurité de l’espace.
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
Alors que la Russie et l'Ukraine s'affrontent dans une guerre d'usure où missiles et drones pleuvent dans la profondeur stratégique de l'adversaire, l'Iran use de sa puissance de feu, appuyée par sa main mise sur le détroit d'Ormuz, pour assurer la survie du régime. Dès lors, l'enjeu d'un modèle de feu performant pour les armées françaises apparaît comme crucial dans la construction d'une défense européenne et nationale crédible à l'aune d'un retour de la guerre de haute intensité.
Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français
En France, la politique étrangère fait partie de ce que l’on appelle le « domaine réservé » du président de la République. Depuis qu’il est entré en fonction, Emmanuel Macron n’a – à notre connaissance – jamais reconnu une quelconque influence de l’opinion publique sur sa politique étrangère.
Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe
Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?