Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

L’Iran face à ses limites : 10 points sur les causes structurelles d’une cassure tactique

Publications extérieures Articles
|
Date de publication
|
Références
Le Grand Continent
Accroche

Proxies régionaux. Soutien de Moscou. Latence nucléaire. Dissuasion balistique. L’équilibre sur lequel Téhéran avait bâti sa doctrine a chancelé — avec une rapidité impressionnante. Une semaine après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, il est possible de dresser un bilan détaillé des raisons structurelles qui ont permis à Tel Aviv de déjouer les plans de la République islamique et de dégager des perspectives.

Image principale
Téhéran - 9 septembre 2019, Musée militaire, Missiles offensifs des forces armées de la République islamique d'Iran
Téhéran - 9 septembre 2019, Musée militaire, Missiles offensifs des forces armées de la République islamique d'Iran
saeediex/Shutterstock.com
Table des matières
Table des matières
body

Avant le début de l’opération Am Kalavi, la stratégie iranienne reposait sur une doctrine hybride mêlant dissuasion balistique, latence nucléaire et appui régional sur des proxies. C’est cet équilibre subtil qu’Israël a cherché à casser.

L’étude fine des actes de guerre ayant eu lieu entre Israël et l’Iran du 13 au 24 juin porte plusieurs leçons : si la défense antimissile ne peut pas se substituer complètement à la dissuasion nucléaire, elle a prouvé son efficacité face à la stratégie incrémentale puissante déployés par les systèmes de missiles iraniens. Mais Téhéran dispose toujours d’une relative capacité de dissuasion conventionnelle.

Si la possibilité pour l’Iran de se doter de l’arme nucléaire a été décalée de quelques mois par les frappes israéliennes et américaines, le risque de voir d’autres pays chercher à devenir des puissances nucléaires grandit — d’autant plus difficile à contrer que la prolifération pourrait être portée, cette fois, par des alliés des États-Unis.

Dans un article pour Le Grand Continent, Héloïse Fayet revient sur les enseignements nucléaires de cette "guerre des douze jours". 

Decoration
Auteur(s)
Photo
Héloïse FAYET

Héloïse FAYET

Intitulé du poste

Chercheuse, responsable du programme dissuasion et prolifération, Centre des études de sécurité de l'Ifri

Image principale
Un soldat contemplant un coucher de soleil sur un véhicule blindé de combat d’infanterie
Centre des études de sécurité
Accroche centre

Héritier d’une tradition remontant à la fondation de l’Ifri, le Centre des études de sécurité de l'Ifri fournit aux décideurs publics et privés ainsi qu’au grand public les clefs de compréhension des rapports de force et des modes de conflictualité contemporains et à venir. Par son positionnement à la jointure du politique et de l’opérationnel, la crédibilité de son équipe civilo-militaire et la diffusion large de ses publications en français et en anglais, le Centre des études de sécurité constitue dans le paysage français des think tanks un pôle unique de recherche et d’influence sur le débat de défense national et international.

Image principale
Un Rafale bi-place en vol avec un ASMP-A sous les ailes
Dissuasion et prolifération
Accroche centre

Les conflits en Europe, en Asie ou au Moyen-Orient témoignent d'un retour du fait nucléaire dans les rapports de force. Les arsenaux se modernisent et s'accroissent, tandis que la maîtrise des armements s'effondre. Ce programme de recherche vise à analyser ces phénomènes.

Image principale
Mosquée Süleymaniye, Istanbul, Turquie
Programme Turquie/Moyen-Orient
Accroche centre

Le programme Turquie/Moyen-Orient de l’Ifri fournit une expertise sur l’évolution des systèmes politiques, des sociétés et des économies de la région. Il se focalise d’une part sur les évolutions en Turquie et au Levant (influences turque et iranienne, risque de morcellement des États de la région, recompositions diplomatiques), et également au Maghreb (insertion du Maghreb dans les circuits mondiaux, relations politiques et économiques avec l’Europe et avec l’Afrique sub-saharienne…).

Image principale

Des corsaires aux mercenaires : les acteurs maritimes non-militaires et les continuités historiques de la guerre navale

Date de publication
26 août 2026
Accroche

Depuis fin 2023, plusieurs attaques houthies contre des navires marchands ont vu intervenir des équipes armées privées, chargées d'assurer la défense des bâtiments et la coordination des réponses immédiates — souvent en l'absence de forces navales régulières sur place au moment des hostilités. Ces épisodes illustrent une tension stratégique à laquelle les marines contemporaines sont de plus en plus confrontées : d'un côté, elles doivent remplir des missions de sécurité maritime permanentes mais de faible intensité — lutte contre la piraterie, police des mers, protection du commerce maritime ; de l'autre, elles sont de nouveau sommées de se préparer à des conflits de haute intensité face à des adversaires de rang comparable, dans un contexte de retour de la compétition entre grandes puissances.

Pieter ZHAO
Image principale

Vers un renseignement spatial accessible à tous ? Le cas des frappes iraniennes du printemps 2026

Date de publication
15 juillet 2026
Accroche

Le conflit au Moyen-Orient a permis de constater l’efficacité des frappes iraniennes en termes de ciblage et de précision. Ce constat interpelle sur les moyens que le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) a exploités pour y parvenir.

Image principale

Lutter contre la flotte fantôme. La France en action

Date de publication
29 juin 2026
Accroche

La flotte fantôme, qui représente aujourd’hui 10 % de la flotte mondiale de navires de commerce et continue de croître, est un phénomène structurel alimenté par la surcapacité maritime et la logique de contournement des sanctions internationales, qui met au défi le monde maritime dans son ensemble.

Image principale

Stabilité sous pression. Un point de vue pakistanais sur la dissuasion nucléaire après Pahalgam

Date de publication
24 juin 2026
Accroche

La crise indo-pakistanaise de mai 2025, survenue après l’attaque de Pahalgam, a relancé un débat familier mais incomplet : la dissuasion nucléaire a-t-elle fonctionné, ou a-t-elle simplement permis aux deux parties de mener une guerre limitée sous l’ombre du nucléaire ? La meilleure réponse est que la dissuasion a fonctionné au niveau pour lequel elle a été conçue. Elle a empêché une guerre généralisée ainsi qu’une escalade verticale incontrôlée, tout en maintenant les armes nucléaires à l’arrière-plan. En revanche, elle n’a pas empêché l’Inde de chercher à se ménager un espace d’action conventionnelle, ni le Pakistan de répondre par des moyens conventionnels afin de rétablir la crédibilité de sa dissuasion.

Rabia AKHTAR
Crédits image de la page
Téhéran - 9 septembre 2019, Musée militaire, Missiles offensifs des forces armées de la République islamique d'Iran
saeediex/Shutterstock.com

Comment citer cette étude ?

Héloïse FAYET, « L’Iran face à ses limites : 10 points sur les causes structurelles d’une cassure tactique », Articles, Ifri, 30 juin 2025.
Copier