Radioscopies de l'Allemagne 2010
Avec le retour d’une coalition " noire-jaune " entre chrétiens-démocrates et libéraux, constellation idéale pour les partisans d’Angela Merkel, et la perspective, à moyen terme, d’une sortie de crise économique, 2010 s’annonce de meilleur augure pour les responsables politiques allemands. La situation reste cependant fragile d’un point de vue à la fois politique et économique.
Ainsi, la victoire d’Angela Merkel aux élections législatives de septembre 2009 ne peut faire oublier que la CDU-CSU a obtenu son plus mauvais score depuis sa création. Cette fragilité est aussi illustrée par les tiraillements incessants entre les chrétiens-démocrates, indiscutablement affaiblis, et les libéraux, insolemment requinqués, ou les débats, au sein de la CDU, sur le profil si peu conservateur de la chancelière. Sur le plan économique, le retour à la normale promis pour 2010 ne peut faire oublier qu’en 2009, l’Allemagne a connu une importante chute de son PIB, obligeant le gouvernement à anticiper, pour le budget 2010, une dette publique de 85,8 milliards d’euros, sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
Les Radioscopies 2010 analysent en détail ces enjeux politiques et économiques d’une grande ampleur. Elles s’ouvrent sur la nouvelle donne politique au lendemain des élections de 2009, reviennent sur la gestion allemande de la crise, traitent des nouvelles orientations en matière de politique étrangère et de sécurité, et enfin font le point sur trois questions débattues en Allemagne : la justice sociale à l’heure de la crise, la politique familiale face au déclin démographique et l’état des relations " germano-allemandes " 20 ans après la chute du Mur.
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