Que craignent les entreprises ? Nouvelle géographie du risque géopolitique
Le risque géopolitique s’est imposé, en quelques années, comme une variable centrale de la stratégie des entreprises. Pourtant, ni sa définition ni sa perception ne font l’objet d’un consensus.
« Doux commerce », la fin d'une illusion ?
Donald Trump a-t-il lu De l’esprit des lois ? S’il l’a fait, les passages célèbres consacrés au commerce l’auront certainement amené à considérer le baron de Secondat et de Montesquieu comme un indécrottable idéaliste, loser patenté. Alors que chaque jour ou presque charrie son lot de menaces de droits de douane, agitées à tout propos à grands coups de majuscules sur les réseaux sociaux, l’idée d’un « doux commerce », pour reprendre le condensé popularisé par Albert Hirschman, sonne comme une douce plaisanterie.
En Europe comme à l’International, un parcours semé d’embûches pour le duo franco-allemand
En 2019, Madame von der Leyen dévoilait le projet de la nouvelle Commission pour 2019/2024. Elle affirmait que l’Union européenne (UE) devait désormais devenir un acteur géopolitique, signifiant la volonté et la capacité de se positionner sur les grands enjeux internationaux, singulièrement dans les rapports de puissance. Entreprises stratégiques, question climatique, etc... un abandon en somme de la naïveté du simple laisser-faire ! Le contexte actuel de bouleversement de l’ordre mondial en précipite le désir initial.
Le modèle de Dubaï face au centralisme d’Abou Dhabi
Vitrine des Émirats arabes unis, Dubaï n’a jamais complètement retrouvé la croissance d’avant la crise de 2009. La double crise sanitaire et économique est une nouvelle épreuve : Dubaï doit plus que jamais compter sur le soutien de l’émirat d’Abou Dhabi, cœur politique et sécuritaire de la Fédération. La phase actuelle confirme la prédominance politique d’Abou Dhabi dans la Fédération, et impose à Dubaï de redéfinir son modèle de développement, et son narratif.
L’urbanisation du monde : pourquoi, jusqu’où ?
Depuis le XVIIIe siècle, le passage d’une économie agricole à une économie industrielle a produit une forte urbanisation. À la fin du XXe siècle, la dynamique de globalisation a relancé la hausse des taux d’urbanisation dans les nœuds économiques essentiels, alors que l’Afrique voyait ses campagnes se vider au profit des villes porteuses d’emplois formels ou informels. Aucun facteur simple ne permet de prédire une hausse continue du taux d’urbanisation, un phénomène qui revêt également des formes très diverses.
D’une crise l’autre
Les crises financière de 2008 et sanitaire de 2020 ne résultent pas de la fatalité mais bien d’actions humaines. Elles illustrent certaines dérives du système international et de la mondialisation. Cupidité corruptrice, criminalisation des économies, propension au mensonge, tendance à oublier les leçons de l’histoire : tels sont quelques-uns des ingrédients de ces crises. La pandémie de COVID-19 risque d’engendrer une accélération des comportements prédateurs, notamment de la Chine.
La souveraineté industrielle au révélateur du COVID-19
Au cours des vingt dernières années, la France s’est désindustrialisée, a délocalisé et étendu ses chaînes de valeur. Cette tendance s’est traduite, pendant la crise du COVID-19, par des pénuries de produits sanitaires et une dépendance à l’égard de la Chine. Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. L’Union européenne sera amenée à jouer un rôle important dans le renforcement de la résilience économique de ses États membres.
Le COVID-19, accélérateur de la post-mondialisation
La mondialisation a généré des interdépendances, dont les effets néfastes ont pu être constatés à l’occasion de la pandémie de COVID-19. Plusieurs pays européens ont ainsi dû faire face à une pénurie de produits sanitaires essentiels. L’Europe est amenée à tirer les leçons de cette crise et à entrer de plain-pied dans l’ère de la post-globalisation. Elle devra réduire sa dépendance à l’égard de pays qui ne respectent pas les règles du libéralisme, en particulier la Chine.
Après le COVID-19 : une terre démondialisée ?
Après une poussée sans précédent de mondialisation depuis 1945, le xxie siècle amorce un choc en retour que vient démultiplier la crise sanitaire, puis économique, produite par le COVID-19. Mais entre exigences de re-localisation, mirages d’auto-suffisance, et contraintes de l’internationalisation, l’avenir de la planète mondialisée n’est pas écrit : on peut souhaiter que l’avenir voie l’émergence d’une mondialisation réformée, voire maîtrisée.
COVID-19 : le monde d’après est déjà là
L’imprévisible crise du COVID-19 pose, à plusieurs niveaux, des questions fondamentales. Elle questionne la forme actuelle de la mondialisation, et l’idéologie néo-libérale qui l’a jusqu’ici accompagnée. Elle interroge une gouvernance mondiale en panne, dépassée par les égoïsmes nationaux, et les tentations de fermeture. Elle appelle à la mobilisation des instruments de résilience des démocraties, et d’une Union européenne qui joue son avenir, en particulier dans la confiance des peuples.
Que craignent les entreprises ? Nouvelle géographie du risque géopolitique
Le risque géopolitique s’est imposé, en quelques années, comme une variable centrale de la stratégie des entreprises. Pourtant, ni sa définition ni sa perception ne font l’objet d’un consensus.
« Doux commerce », la fin d'une illusion ?
Donald Trump a-t-il lu De l’esprit des lois ? S’il l’a fait, les passages célèbres consacrés au commerce l’auront certainement amené à considérer le baron de Secondat et de Montesquieu comme un indécrottable idéaliste, loser patenté. Alors que chaque jour ou presque charrie son lot de menaces de droits de douane, agitées à tout propos à grands coups de majuscules sur les réseaux sociaux, l’idée d’un « doux commerce », pour reprendre le condensé popularisé par Albert Hirschman, sonne comme une douce plaisanterie.
En Europe comme à l’International, un parcours semé d’embûches pour le duo franco-allemand
En 2019, Madame von der Leyen dévoilait le projet de la nouvelle Commission pour 2019/2024. Elle affirmait que l’Union européenne (UE) devait désormais devenir un acteur géopolitique, signifiant la volonté et la capacité de se positionner sur les grands enjeux internationaux, singulièrement dans les rapports de puissance. Entreprises stratégiques, question climatique, etc... un abandon en somme de la naïveté du simple laisser-faire ! Le contexte actuel de bouleversement de l’ordre mondial en précipite le désir initial.
Le modèle de Dubaï face au centralisme d’Abou Dhabi
Vitrine des Émirats arabes unis, Dubaï n’a jamais complètement retrouvé la croissance d’avant la crise de 2009. La double crise sanitaire et économique est une nouvelle épreuve : Dubaï doit plus que jamais compter sur le soutien de l’émirat d’Abou Dhabi, cœur politique et sécuritaire de la Fédération. La phase actuelle confirme la prédominance politique d’Abou Dhabi dans la Fédération, et impose à Dubaï de redéfinir son modèle de développement, et son narratif.
Le COVID-19, accélérateur de la post-mondialisation
La mondialisation a généré des interdépendances, dont les effets néfastes ont pu être constatés à l’occasion de la pandémie de COVID-19. Plusieurs pays européens ont ainsi dû faire face à une pénurie de produits sanitaires essentiels. L’Europe est amenée à tirer les leçons de cette crise et à entrer de plain-pied dans l’ère de la post-globalisation. Elle devra réduire sa dépendance à l’égard de pays qui ne respectent pas les règles du libéralisme, en particulier la Chine.
L’urbanisation du monde : pourquoi, jusqu’où ?
Depuis le XVIIIe siècle, le passage d’une économie agricole à une économie industrielle a produit une forte urbanisation. À la fin du XXe siècle, la dynamique de globalisation a relancé la hausse des taux d’urbanisation dans les nœuds économiques essentiels, alors que l’Afrique voyait ses campagnes se vider au profit des villes porteuses d’emplois formels ou informels. Aucun facteur simple ne permet de prédire une hausse continue du taux d’urbanisation, un phénomène qui revêt également des formes très diverses.
La souveraineté industrielle au révélateur du COVID-19
Au cours des vingt dernières années, la France s’est désindustrialisée, a délocalisé et étendu ses chaînes de valeur. Cette tendance s’est traduite, pendant la crise du COVID-19, par des pénuries de produits sanitaires et une dépendance à l’égard de la Chine. Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. L’Union européenne sera amenée à jouer un rôle important dans le renforcement de la résilience économique de ses États membres.
Après le COVID-19 : une terre démondialisée ?
Après une poussée sans précédent de mondialisation depuis 1945, le xxie siècle amorce un choc en retour que vient démultiplier la crise sanitaire, puis économique, produite par le COVID-19. Mais entre exigences de re-localisation, mirages d’auto-suffisance, et contraintes de l’internationalisation, l’avenir de la planète mondialisée n’est pas écrit : on peut souhaiter que l’avenir voie l’émergence d’une mondialisation réformée, voire maîtrisée.
D’une crise l’autre
Les crises financière de 2008 et sanitaire de 2020 ne résultent pas de la fatalité mais bien d’actions humaines. Elles illustrent certaines dérives du système international et de la mondialisation. Cupidité corruptrice, criminalisation des économies, propension au mensonge, tendance à oublier les leçons de l’histoire : tels sont quelques-uns des ingrédients de ces crises. La pandémie de COVID-19 risque d’engendrer une accélération des comportements prédateurs, notamment de la Chine.
COVID-19 : le monde d’après est déjà là
L’imprévisible crise du COVID-19 pose, à plusieurs niveaux, des questions fondamentales. Elle questionne la forme actuelle de la mondialisation, et l’idéologie néo-libérale qui l’a jusqu’ici accompagnée. Elle interroge une gouvernance mondiale en panne, dépassée par les égoïsmes nationaux, et les tentations de fermeture. Elle appelle à la mobilisation des instruments de résilience des démocraties, et d’une Union européenne qui joue son avenir, en particulier dans la confiance des peuples.
Replay - Un nouvel échiquier. Présentation du Ramses 2026
Replay de la conférence de présentation du Ramses 2026 - Un échiquier mondial haché par les vertiges de puissance. Un spectre hante le monde : la fragmentation - après des décennies chantant l'ouverture et l'unification sous le signe du progrès technique et de l'accélération des échanges. On passerait ainsi d'un espace mondialisé à un espace haché, émietté en égoïsmes nationaux, intérêts égoïstes insoucieux des autres, effaçant au passage l'espoir d'une gouvernance faisant écho aux intérêts communs d'une humanité unie.
Quand la mondialisation se fragmente
L’Europe fait face à une situation géopolitique inédite, marquée par l’incertitude entourant la politique américaine et l’agressivité russe. La guerre en Ukraine a poussé les Européens à renforcer leurs capacités de défense, mais des interrogations demeurent sur leur capacité à structurer une stratégie commune.
Dubaï, ville-monde : reflet et caricature du monde contemporain ?
À la découverte de Dubaï, plaque tournante de la finance, du commerce, du tourisme, de la criminalité mondialisés. En somme, une véritable "ville-monde" de notre temps ?
Chine-Etats-Unis : au cœur des bouleversements mondiaux
La rivalité sino-américaine façonne le monde de demain. La comprendre n'est pas une mince affaire, et pour cela, il faut se saisir de contradictions et de paradoxes apparents.
« L’heure n’est plus au grand découplage avec la Chine, mais à l’atténuation des risques »
Alors que les entreprises cherchent à limiter leur exposition à l’empire du Milieu, ce que les experts nomment le « de-risking », la mondialisation, loin de se résorber, se complexifie et se politise, observe Marie Charrel, journaliste au « Monde », dans sa chronique.
La mondialisation est-elle dépassée ?
La mondialisation a-t-elle changé de nature ? Quelles sont les nouvelles formes de coopérations et de rivalités entre les puissances ? C’est ce qui est au cœur du nouvel essai du directeur de l'Ifri, Thomas Gomart, « Les ambitions inavouées. Ce que préparent les grandes puissances » (Tallandier).
Chine-Etats-Unis, la guerre froide qui menace la mondialisation
La World Policy Conference s'est tenue à Abou Dhabi du 1er au 3 octobre. Organisée par Thierry de Montbrial, président et fondateur de l'Ifri (Institut français des relations internationales), elle fait dialoguer les puissances moyennes et pointe les risques d'une nouvelle guerre froide Chine-Etats-Unis
L’Allemagne, carrefour de la mondialisation
Le triangle formé par les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) et la Chine structure une mondialisation en cours de régionalisation. Ces trois grands pôles représentent plus de 50% de la richesse mondiale tout en étant les principaux émetteurs de CO2. Le segment sino-américain constitue la base de l’ensemble. La présidence Trump a dévoilé la rivalité sous-jacente entre Washington et Pékin pour la suprématie technologique.
La Chine dans la mondialisation
A quelques jours de l'échéance fixée au 1er mars 2019 par le président américain, des discussions à haut niveau entre Américains et Chinois ont actuellement lieu, alors que la perspective d'une aggravation de la guerre commerciale pèse sur les marchés financiers mondiaux. Plus que jamais ce qui semble poser question n'est pas tant que la Chine prétende au rang de première puissance mondiale, mais la façon dont elle entend le faire et pour quel avenir.
Enquête : un vent de libéralisation souffle sur l'Ethiopie
Pour faciliter l’arrivée d’investisseurs étrangers et financer les projets d’infrastructures, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed est résolu à mener les réformes économiques indispensables, combinées à une volonté de détente politique.
Replay - Un nouvel échiquier. Présentation du Ramses 2026
Replay de la conférence de présentation du Ramses 2026 - Un échiquier mondial haché par les vertiges de puissance. Un spectre hante le monde : la fragmentation - après des décennies chantant l'ouverture et l'unification sous le signe du progrès technique et de l'accélération des échanges. On passerait ainsi d'un espace mondialisé à un espace haché, émietté en égoïsmes nationaux, intérêts égoïstes insoucieux des autres, effaçant au passage l'espoir d'une gouvernance faisant écho aux intérêts communs d'une humanité unie.
Quand la mondialisation se fragmente
L’Europe fait face à une situation géopolitique inédite, marquée par l’incertitude entourant la politique américaine et l’agressivité russe. La guerre en Ukraine a poussé les Européens à renforcer leurs capacités de défense, mais des interrogations demeurent sur leur capacité à structurer une stratégie commune.
Dubaï, ville-monde : reflet et caricature du monde contemporain ?
À la découverte de Dubaï, plaque tournante de la finance, du commerce, du tourisme, de la criminalité mondialisés. En somme, une véritable "ville-monde" de notre temps ?
Nouveaux enjeux et défis des relations internationales - Thierry de Montbrial / Hervé Gaymard
Replay du webinaire organisé le 12 octobre 2021 par la Fondation Charles de Gaulle et retransmis par l'ESA Business School à Beyrouth. Thierry de Montbrial (fondateur et président de l'Ifri) et Hervé Gaymard (président du département de la Savoie et président de la Fondation Charles de Gaulle) débattent des nouveaux enjeux et défis des relations internationales.
Démondialisation, nouvelle mondialisation - RAMSES 2022
À l'occasion de la parution de RAMSES 2022, nous avons posé trois questions à Françoise Nicolas, directrice du Centre Asie de l'Ifri.
COVID-19 : À bas la mondialisation. Vive l'Europe ? Sommaire du PE de l'automne 2020
Le nouveau numéro du Politique étrangère ( vol. 85, n° 3, automne 2020 ) est disponible en librairie, en ligne et par abonnement.
Quel monde après le COVID-19 ? Interview vidéo de Thierry de Montbrial pour Valeurs actuelles
Thierry de Montbrial est économiste et géopolitologue, il est le président de l'Institut français des relations internationales. Il analyse, en visio-conférence avec Geoffroy Lejeune, les conséquences de la crise du Covid-19 sur les équilibres mondiaux. Soutenant la thèse que pour se relancer, les économies devront trouver de nouveaux débouchés internationaux et nécessiteront le rétablissement d'une pleine mondialisation tout en s'assurant une indépendance industrielle à l'égard des puissances économiques.
À quelle espérance l’Europe peut-elle répondre dans le monde de demain ?
À l'occasion de son 40e anniversaire, l'Ifri a organisé une conférence exceptionnelle sur "L' avenir de l'Europe face à la compétition sino-américaine" le 10 avril 2019 au Grand Amphithéâtre de la Sorbonne.
VIDÉO : Revue Politique étrangère, hiver 2017-2018
Découvrez en une minute, le numéro d'hiver 2017-2018 de Politique étrangère. À la une de ce numéro - Dossier : "L'Irak après Daech" / Rubrique Contrechamps : "Trump : une rupture de l'ordre mondial ?"
Vivre le temps des troubles : 3 questions à Thierry de Montbrial
Entre révolution technologique et retour de la barbarie, jamais le présent n'a été soumis à un pareil choc tectonique, selon Thierry de Montbrial fondateur et président de l'Ifri.
Comment l'information recompose-t-elle les relations internationales ? Conférence Ramses 2018
Intervention de Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l'Ifri, durant la conférence de présentation du Ramses 2018, le 14 septembre 2017 à l'Ifri.
Débat : Le monde post-guerre froide se défait. Quel monde nouveau ? (Thierry de Montbrial et Marc Semo)
Quelle nouvelle scène internationale peut émerger du désordre d'aujourd'hui ?
Trois enjeux pour 2018 - Dominique David (vidéo)
Dominique DAVID, co-directeur du RAMSES présente les dossiers phares du RAMSES 2018.
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.