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Les pouvoirs coutumiers en RDC : institutionnalisation, politisation et résilience

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Notes de l'Ifri, mars 2020
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Loin d’être un archaïsme précolonial, les chefs coutumiers sont une des premières manifestations de la modernité politique. 

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Kivu
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La généralisation de la chefferie dans le cadre territorial du Congo est en grande partie l’œuvre du colonisateur belge. Depuis l’époque coloniale, les chefs coutumiers sont parvenus à préserver leurs prérogatives et à rester les gestionnaires du foncier et les pourvoyeurs de justice locale. Leur résilience a démenti tous ceux qui prédisaient et espéraient leur inéluctable obsolescence sous l’effet de la dictature du parti unique de Mobutu et du pluralisme électoral au début de ce siècle. Cette résilience s’explique autant par leurs capacités d’adaptation que par la reconnaissance par les différents pouvoirs en place, de leur utilité institutionnelle et politique. Bien que, selon la loi, les chefs sont apolitiques, leur politisation insidieuse est aujourd’hui une réalité acceptée. La conséquence la plus évidente de la survie historique de la chefferie est son implication dans les conflits qui agitent la République démocratique du Congo. À la fois victimes et acteurs de ces conflits, les chefs coutumiers occupent une place dans les dynamiques de conflit qui fluctuent en fonction des circonstances. Cette implication représente l’inévitable contrepartie de leur rôle institutionnel et politique.

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Les pouvoirs coutumiers en RDC : institutionnalisation, politisation et résilience

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Thierry Vircoulon

Thierry VIRCOULON

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Chercheur associé, Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri

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Afrique subsaharienne
Centre Afrique subsaharienne
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Créé en 2007, le centre Afrique subsaharienne de l’Ifri produit une analyse approfondie du continent africain, de ses dynamiques sécuritaires, géopolitiques, politiques et socio-économiques (en particulier le phénomène d’urbanisation). Le Centre se veut à la fois, via les différentes publications et conférences, un espace de diffusion d’analyses à destination des médias et du public mais aussi un outil d'aide à la décision des acteurs politiques et économiques à l'égard du continent.  

 

 

Le centre produit des analyses pour différents organismes tels que le ministère des Armées, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Agence française de développement (AFD) ou encore pour différents soutiens privés. Ses chercheurs  sont régulièrement auditionnés par les commissions parlementaires.

 

 

L’organisation d’événements de divers formats complète la production d’analyses en amenant les différentes sphères de l’espace public (académique, politique, médiatique, économique et société civile) à se rencontrer et à échanger outils d’analyse et visions du continent. Le Centre Afrique subsaharienne accueille régulièrement des responsables politiques de différents pays d’Afrique subsaharienne. 

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Thierry VIRCOULON, Jean BATTORY, « Les pouvoirs coutumiers en RDC : institutionnalisation, politisation et résilience », Notes, Ifri, 6 mars 2020.
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Les pouvoirs coutumiers en RDC : institutionnalisation, politisation et résilience