Mutation du secteur minier au Burundi : du développement à la captation
Les ressources du sous-sol burundais ne faisaient l’objet que d’une exploitation artisanale par les communautés locales jusqu’à une période récente. Elles étaient donc considérées comme un potentiel économique inexploité.
La fin de la guerre civile et la mise en place d’un nouveau régime en 2005 ont ouvert le Burundi à la prospection minière et certaines compagnies sont passées à la phase de production ces trois dernières années. Cependant, ce début d’industrialisation s’effectue dans des conditions difficiles : opacité du secteur artisanal, échec de la formalisation de ce secteur, contrebande d’or importante, manque de coordination des administrations financières et techniques, crise budgétaire et corruption. La réforme de la gouvernance minière engagée avant la crise politique de 2015 et qui a donné naissance à un nouveau code minier en 2013 est désormais abandonnée : les autorités s’efforcent avant tout de capturer à leur profit le secteur minier artisanal et industriel. Par conséquent, les premiers investissements miniers au Burundi sont déjà critiqués par la société civile, suscitent des mécontentements au sein des communautés locales et présentent un risque politique et financier élevé.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Mutation du secteur minier au Burundi : du développement à la captation
La diaspora congolaise en France : histoire, sédentarisation et transmigration
À rebours d’une vision homogène de la diaspora congolaise, cette étude montre que celle-ci s’est sédentarisée en France tout en maintenant des liens politiques, économiques et affectifs avec la République démocratique du Congo (RDC), faisant de cet entre-deux un espace de mobilisation, de transmigration et d’engagement aux effets aussi importants qu'ambigus.
Gouvernance des mobilités : le hub djiboutien entre stratégies d’influence et souveraineté
Dans la Corne de l'Afrique, la multiplication des crises — conflits au Soudan et en Éthiopie, dérèglements climatiques — a porté le nombre de déplacés à 26,3 millions de personnes. Au cœur de ces flux, Djibouti s'impose comme un point de passage incontournable entre la région et la péninsule Arabique. Si les flux migratoires y ont bondi de 72 % en 2024, Djibouti n'est pas seulement un territoire de transit : il est devenu un enjeu diplomatique et sécuritaire, où l'Union européenne et l'OIM projettent leurs politiques d'externalisation migratoire, révélant des rapports de force qui dépassent largement la gestion humanitaire des mobilités.
La cybercriminalité en Afrique centrale : typologie, expériences et gestion par les pouvoirs publics
La présente Note examine la montée en puissance de la cybercriminalité en Afrique centrale et la réponse des États concernés.
Les vecteurs et moyens de l’influence extérieure grandissante du Rwanda de Paul Kagame
Le Rwanda de Paul Kagame mène depuis trois décennies une politique étrangère visant à accroître les investissements directs à l’étranger (IDE) vers l’économie nationale, à maximiser les coopérations militaires et les échanges de renseignements et à travailler à la promotion d’un modèle de reconstruction étatique post-génocide.