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«Un désastre» : Friedrich Merz s'accroche au pouvoir malgré la gifle électorale

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citée dans le média Suisse

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En Allemagne, première destination des exportations suisses en août dernier, le chancelier Friedrich Merz ressort fragilisé des nouvelles défaites électorales de son parti. La pression vient aussi des milieux économiques, qui misent toutefois sur une croissance plus robuste.

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Les scrutins régionaux de dimanche, en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et à Berlin, ont été qualifiés de « désastre » par le chancelier allemand Friedrich Merz. Le chef du gouvernement a toutefois assuré rester à la tête de son parti conservateur, la CDU, et dans son fauteuil de chancelier, tentant de faire démentir les prédictions du parti d'extrême-droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui anticipe déjà sa chute.

Si l'indice phare de la Bourse de Francfort, le Dax, n'a pas tremblé, engrangeant un gain même un gain de 1,1% vers 13h lundi, les fragilités du chef de gouvernement font écho à celle de son pays. 

L'Allemagne « est assez déboussolée, son modèle économique est en train de vaciller car ses fondamentaux sont ébranlés », a résumé Marie Krpata, chercheuse au Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Institut français des relations internationales (Ifri) interrogée par l'agence AWP.

Le fleuron automobile continue de souffrir. Les salariés du secteur sont ainsi appelés à se mobiliser lundi à travers le pays à l'appel du syndicat IG Metall. Les suppressions de postes annoncées ou programmées atteindraient 100'000 emplois chez Volkswagen. En juillet, le concurrent bavarois BMW a annoncé 8000 suppressions de postes, tandis que Mercedes-Benz, a lancé un programme de départs volontaires. 

« 10 000 emplois industriels disparaissent tous les mois et dans l'automobile, 140 000 emplois ont disparu depuis 2019, sous la pression de la concurrence chinoise », a ajouté l'experte.

[...]

Pour autant, l'industrie allemande note qu'une « reprise industrielle généralisée est encore loin d'être acquise.» Le BDI a pointé un recul de la production industrielle au deuxième trimestre et un taux d'utilisation des capacités qui demeure inférieur de 5% à la moyenne de long terme. Pour la faîtière, « il est donc d'autant plus important que le gouvernement fédéral agisse et mette en œuvre les réformes annoncées ».

Dimanche soir, Friedrich Merz a assuré que le pays avait besoin de ces réformes.

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"Son gouvernement a mis en place l'assouplissement du frein à l'endettement afin d'investir davantage dans l'outil militaire allemand ainsi qu'un plan pour améliorer les infrastructures du pays, couplés à des coupes budgétaires très peu populaires comme la réforme des retraites", a précisé Mme Krpata.

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Marie KRPATA
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Pour la chercheuse, « il y a un vote du rejet, un vote sanction contre la politique fédérale qui a dominé les campagnes électorales, donc mener à bien ses réformes si compliquées s'annonce difficile, alors que se pose la question du maintien de Friedrich Merz au pouvoir ».

 

>Cet article est publié dans le média Suisse Blue News.

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