De l'accord de Munich à la fin de l'État tchéco-slovaque
La Tchéco-Slovaquie indépendante n'est plus. Cet événement qui a violemment secoué la conscience du monde a peut-être moins ému ceux qui avaient commencé, dès l'accord de Munich, à porter le deuil de l'État tchéco-slovaque.
Aujourd'hui, il n'est plus temps de se demander si cet accord était licite, étant donné les traités franco-tchécoslovaques, ni s'il était nécessaire, étant donné la situation politique et militaire en Europe à l'automne dernier. Mais il peut être utile de jeter un rapide coup d'oeil sur les mois qui se sont écoulés entre les promesses solennelles prodiguées par le Führer en septembre et son entrée à Prague le 15 mars. On y verra, après le précédent autrichien, une nouvelle et douloureuse démonstration des méthodes hitlériennes.
PLAN DE L'ARTICLE
- L'interprétation et l'application par le Reich de l'accord de Munich
- La transformation juridique de l'État tchéco-slovaque
- L'évolution des pays historiques (Bohême, Moravie-Silésie)
- Les réactions naturelles
- La pression allemande - L'évolution de la Slovaquie
- La réaction autoritaire et antisémite
- La réaction anti-tchèque et le jeu allemand - L'évolution de la Russie subcarpathique
- La fin de la République tchéco-slovaque
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De l'accord de Munich à la fin de l'État tchéco-slovaque
Piraterie et insurrections dans le golfe de Guinée
Le golfe de Guinée est une voie de navigation importante et recèle des richesses – notamment pétrolières – qui suscitent convoitises et tensions. Les États de la région, soutenus par la communauté internationale, tentent de se mobiliser face à la piraterie. Une autre source d’instabilité menace la région : les mouvements insurrectionnels et sécessionnistes, en particulier dans le delta du Niger et dans l’Ambazonie, c’est-à-dire la partie anglophone du Cameroun.
Europe centrale : l’Initiative des Trois mers
Lancée en 2016, l’Initiative des Trois mers réunit 12 pays d’Europe centrale, membres de l’UE, pour renforcer la coopération économique dans l’espace entre la Baltique, l’Adriatique et la mer Noire, selon un axe Nord-Sud. Le sommet de l’Initiative à Varsovie a été marqué par la présence du président des États-Unis. Donald Trump y a exprimé son appui, en abordant les questions de coopération dans deux domaines stratégiques : l’énergie et la défense. Depuis, l’Initiative a gagné en visibilité.
America First au pouvoir
Avec Mike Pompeo et John Bolton, le président Trump entend prendre directement la main sur les options de politique étrangère, même s’il n’est pas aisé de replacer une doctrine Trump dans la continuité des écoles diplomatiques américaines. L’arrivée de Pompeo et Bolton est aussi la mise sur la table de cartes utiles dans une stratégie de tension permanente, sur l’Iran, la Syrie ou la Corée du Nord. L’appel aux normes et aux valeurs reste vain face à une stratégie privilégiant les intérêts.
L’Inde peut-elle devenir une grande puissance ?
L’Inde de Modi ambitionne le statut de puissance globale, mais elle ne l’a pas encore gagné. La multiplication des défis proches, avec le Pakistan ou la Chine, contraint Delhi à mobiliser ses forces pour tenter de stabiliser son environnement. Sur le plan interne, les instabilités à base ethnique, ou sécessionnistes, se traduisent souvent par des attaques terroristes, et limitent la marge de manoeuvre extérieure du gouvernement, comme les pesanteurs de la bureaucratie des Affaires étrangères.