De l'accord de Munich à la fin de l'État tchéco-slovaque
La Tchéco-Slovaquie indépendante n'est plus. Cet événement qui a violemment secoué la conscience du monde a peut-être moins ému ceux qui avaient commencé, dès l'accord de Munich, à porter le deuil de l'État tchéco-slovaque.
Aujourd'hui, il n'est plus temps de se demander si cet accord était licite, étant donné les traités franco-tchécoslovaques, ni s'il était nécessaire, étant donné la situation politique et militaire en Europe à l'automne dernier. Mais il peut être utile de jeter un rapide coup d'oeil sur les mois qui se sont écoulés entre les promesses solennelles prodiguées par le Führer en septembre et son entrée à Prague le 15 mars. On y verra, après le précédent autrichien, une nouvelle et douloureuse démonstration des méthodes hitlériennes.
PLAN DE L'ARTICLE
- L'interprétation et l'application par le Reich de l'accord de Munich
- La transformation juridique de l'État tchéco-slovaque
- L'évolution des pays historiques (Bohême, Moravie-Silésie)
- Les réactions naturelles
- La pression allemande - L'évolution de la Slovaquie
- La réaction autoritaire et antisémite
- La réaction anti-tchèque et le jeu allemand - L'évolution de la Russie subcarpathique
- La fin de la République tchéco-slovaque
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
De l'accord de Munich à la fin de l'État tchéco-slovaque
En savoir plus
Découvrir toutes nos analysesL’aide publique au développement à l’ère de la démondialisation
L'aide publique au développement connaît depuis 2023 un effondrement, tant en Europe qu'aux États-Unis. Le choc affecte les pays en développement mais aussi les pays industrialisés. Critique à la fois au Nord et au Sud, l'aide au développement doit se redéfinir, dans ses objectifs et dans ses méthodes. Elle pourrait ainsi s'adapter à une configuration internationale où les principaux acteurs – États-Unis, Union européenne, Chine, pays arabes – adoptent de nouvelles postures.
Révolution numérique, chambardement économique
La révolution numérique bouleverse l'économie, dans la mesure où ses effets s'étendent bien au-delà du secteur numérique lui-même. En effet, elle transforme la manière même dont on conçoit la création de valeur. L'Intelligence artificielle constitue une nouvelle étape qui nécessite des capacités d'investissement colossales dans des infrastructures physiques comme les data centers. L'Europe n'a pas su saisir à temps l'ampleur de ces changements, mais elle dispose tout de même de certains atouts.
Économie internationale : la fin d'un monde ? / Politique étrangère, vol. 91, n° 1, 2026
L’économie mondiale est devenue le champ privilégié d’affrontement des volontés de puissance d’un monde où l’entente, la coordination et le multilatéralisme concerté semblent durablement marginalisés. Dans cette logique éclatée, comment s’articuleront les stratégies américaine et chinoise ? L’Union européenne arrivera-t-elle à briser le cadre de ses références multi-décennales pour s’affronter aux concurrences nouvelles ? Et pourra-t-elle, comme d’autres, avec d’autres, intégrer le virage annoncé d’une économie de production vers une économie numérique, de l’information ? Et quel rôle joueront dans cette économie internationale en transition les institutions financières et, en particulier, les banques centrales ?
Le Bangladesh entre crise politique et montée de l'islamisme
Le mouvement « Students Against Discrimination », à l'origine des manifestations de l'été 2024, a cristallisé le mécontentement d'une jeunesse confrontée à la réinstauration d'un quota controversé pour les descendants des muktijoddhas (les « combattants pour la liberté » de la guerre d'indépendance de 1971), après quinze années de dérive autoritaire de la Première ministre Sheikh Hasina.