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Une alliance bien vivante et qui s'adapte

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Politique étrangère, vol. 74, n° 4, 2009
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Page couverture PE n°4 2009
Accroche

Née d’une volonté de défense contre l’Union soviétique, l’Alliance a été réinventée à la fin de la guerre froide. Elle est engagée partout où les intérêts des Alliés sont menacés, et il n’existe pas aujourd’hui d’autre option de sécurité crédible pour ses membres. Mais l’Alliance doit savoir évoluer, s’adapter à de nouveaux défis, politiques et économiques, et ajuster ses modes de fonctionnement à la multiplication de ses membres.

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Une semaine exactement après le 10e anniversaire du lancement de la campagne aérienne du Kosovo, et à la veille du 60e anniversaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), on ne pourrait trouver meilleure occasion pour réfléchir sur le passé, le présent et l’avenir de l’Alliance atlantique.

Il y a dix ans, en 1999, les États membres de l’OTAN ont pris la lourde responsabilité d’attaquer un État souverain sans l’approbation du Conseil de sécurité des Nations unies. L’Alliance de 19 États née pendant la guerre froide, et originellement destinée à contenir la poussée de Staline vers l’Ouest, se voyait confrontée à une effroyable tragédie, au cœur même de l’Europe. Slobodan Milosevic, alors président de la République fédérale de Yougoslavie, avait résolu de chasser hors de la province du Kosovo la majorité albanaise en usant d’une violence crue et perverse : crimes de masse, viols, terreur sur la population.

La communauté internationale, sous le choc, avait plaidé pour une intervention. Tous les efforts diplomatiques entrepris pour arrêter les massacres s’étaient néanmoins révélés vains, et l’OTAN demeurait la seule capable d’empêcher une catastrophe humanitaire de grande ampleur. Ceux d’entre nous qui étaient aux responsabilités à l’époque n’avaient aucun doute sur ce qu’il fallait faire ; mais nul ne savait comment cela allait se passer.

Et cela a fonctionné. Nous avons décrit nos objectifs dans des termes si simples que cela m’a valu une entrée dans l’Oxford Dictionnary of Political Quotations : « Les Serbes dehors, l’OTAN dedans, les réfugiés à la maison ». Il a fallu 78 jours de frappes aériennes et des pressions diplomatiques intenses, mais nous avons mis fin à l’épuration ethnique et interdit sa reprise.


L’Alliance de l’après-guerre froide

C’est ainsi que l’OTAN, quelques années après son engagement en Bosnie en 1995, a de nouveau utilisé sa puissance de feu pour mettre un terme à des violences atroces, et participer à un règlement politique dans les Balkans. L’événement fut déterminant, non seulement pour les dirigeants de l’époque – la génération des protestataires contre la guerre du Vietnam –, mais aussi pour une alliance de défense collective qui avait pu paraître obsolète à la chute du mur de Berlin, quand le vieil ennemi qu’était la puissante Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) avait disparu.[…]


PLAN DE L’ARTICLE

  • L’Alliance de l’après-guerre froide
  • L’Alliance reste centrale
  • Une Alliance transformée


Lord Robertson of Port Ellen a été secrétaire à la Défense du Royaume-Uni (1997-1999) et secrétaire général de l’OTAN (1999-2003). Il est président de l’Atlantic Council of the United Kingdom.


Texte traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Claire Despréaux

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Une alliance bien vivante et qui s'adapte

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L’Europe, la puissance et la finance

Date de publication
21 juin 2021
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La finance est devenue un attribut essentiel de la puissance. Son importance est accrue par les investissements considérables requis par les transitions énergétique et numérique, ou encore par la nécessité de soutenir les économies frappées par la pandémie de COVID-19. En matière de puissance financière, l’Union européenne dispose de nombreux atouts, à commencer par sa monnaie unique, mais elle souffre aussi de véritables handicaps, particulièrement visibles au moment de la présidence Trump.

Sylvie GOULARD
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Corées : perpétuellement vers la paix ?

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21 juin 2021
Accroche

Au cours des cinq dernières années, les périodes d’ouverture et de tension se sont succédé dans la péninsule coréenne. Donald Trump pensait pouvoir obtenir la dénucléarisation de la Corée du Nord par ses relations personnelles avec Kim Jung-un. Il a échoué. L’administration Biden se veut plus réaliste et méthodique. Elle pourrait choisir des options intermédiaires, plus modestes, tout en conservant l’objectif lointain d’un démantèlement de l’arsenal nucléaire de Pyongyang.

Rémy HÉMEZ
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Le modèle de Dubaï face au centralisme d’Abou Dhabi

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21 juin 2021
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Vitrine des Émirats arabes unis, Dubaï n’a jamais complètement retrouvé la croissance d’avant la crise de 2009. La double crise sanitaire et économique est une nouvelle épreuve : Dubaï doit plus que jamais compter sur le soutien de l’émirat d’Abou Dhabi, cœur politique et sécuritaire de la Fédération. La phase actuelle confirme la prédominance politique d’Abou Dhabi dans la Fédération, et impose à Dubaï de redéfinir son modèle de développement, et son narratif.

Matthieu ETOURNEAU
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Perspectives de l’endettement public

Date de publication
21 juin 2021
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L’endettement public doit rester soutenable, adapté aux variations de la conjoncture, sauf à risquer des conditions d’emprunt dangereuses. Sa stabilisation dépend de la croissance, de la maîtrise des dépenses publiques et de la capacité à lever l’impôt. Les banques centrales peuvent prêter aux États, mais en prenant garde à une inflation affaiblissant les entreprises. L’annulation des dettes publiques par la Banque centrale européenne pourrait ouvrir un cycle d’inflation et de dépenses immaîtrisable.

François ECALLE

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Page couverture PE n°4 2009
George ROBERTSON, LORD ROBERTSON of PORT ELLEN, « Une alliance bien vivante et qui s'adapte », Politique étrangère, Articles, Ifri, 1 décembre 2009.
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Page couverture PE n°4 2009

Une alliance bien vivante et qui s'adapte