L'économie algérienne : chronique d'une crise permanente
À son arrivée au pouvoir en 1999, le président Bouteflika a cherché à libéraliser l’économie. Les réformes ont néanmoins été infléchies après quelques années.
La hausse du prix des hydrocarbures a permis d’investir dans les infrastructures, mais les grands chantiers ont surtout bénéficié à des entreprises étrangères qui n’ont pas réalisé d’investissements productifs en Algérie. La baisse des cours des hydrocarbures fait craindre une crise majeure qui pourrait avoir des répercussions politiques.
Mihoub Mezouaghi, docteur en sciences économiques, est économiste à l’Agence française de développement.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 80, n° 3, automne 2015
Plan de l’article
La réhabilitation de l’État développeur
Des politiques économiques incohérentes
Une transition économique avortée
Hyperdépendance aux hydrocarbures et risque systémique
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