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Back to the East of Suez? Les Britanniques dans l’océan Indien

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Politique étrangère, vol. 82, n° 3, automne 2017
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Page couverture PE n° 3 2017
Accroche

En décembre 2016, le gouvernement britannique annonçait son retour « à l’est de Suez ». Or, au-delà de l’effet d’annonce, la capacité de Londres à jouer un rôle géopolitique dans la région reste limitée. Londres ne cache pas la priorité qu’elle accorde aux échanges commerciaux, en particulier avec la Chine, au détriment éventuel de l’Inde. Son soft power, en particulier dans le domaine de la formation, lui permet cependant de préserver sa présence hors des jeux de puissance locaux.

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Le 9 décembre 2016, en ouverture du Manama Dialogue qui se tenait à Bahreïn, le ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson annonçait le « retour » de la Grande-Bretagne « à l’est de Suez », signifiant sa volonté de redevenir un acteur de premier plan dans l’océan Indien. Si l’historiographie présente l’océan Indien du XIXe siècle comme un « lac britannique », la zone s’est aujourd’hui émancipée de la tutelle de Londres. En ce sens, au-delà de l’effet d’annonce de Boris Johnson, Londres a-t-elle les moyens de revenir « à l’est de Suez » ? Existe-t-il une stratégie britannique pour la région ?


Depuis le désengagement amorcé par le gouvernement Wilson en 1967, la diplomatie britannique reflète une approche principalement bilatérale, souvent de court terme et dépourvue d’une stratégie régionale qui s’appuierait sur un ensemble de partenariats avec les pays riverains de l’océan Indien. Or l’influence britannique reste perçue comme une clé d’entrée dans les sous-ensembles régionaux (Afrique de l’Est, golfe Persique, Asie du Sud et du Sud-Est). Sans jouer le rôle central des États-Unis, le Royaume-Uni bénéficie d’une visibilité politique en décalage avec la réalité des moyens déployés.


Quels intérêts britanniques dans l’océan Indien contemporain ?


Contrairement à une idée répandue, le Royaume-Uni n’a jamais eu à proprement parler une stratégie pour l’océan Indien, si ce n’est de sécuriser ses voies d’accès à l’Inde. En 1966, Alastair Buchan, fondateur de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres, soutient que « l’océan Indien n’est rien de plus qu’une étendue d’eau entourée de terre et non un ensemble stratégique comme l’Atlantique et le Pacifique, qui lierait deux grands centres de pouvoir et de conflit. Pour les pays littoraux de l’océan Indien, il n’y a ni menace commune ni culture commun ». Le propos de Buchan reflète bien le scepticisme britannique quant à la construction d’un océan Indien comme ensemble géopolitique cohérent. Il explique en outre l’absence d’une « grande stratégie » britannique dans la zone. On ne trouve d’ailleurs aucune analyse sur l’océan Indien dans la Strategic Defence and Security Review (SDSR) britannique de 2015. […]


PLAN

  • Quels intérêts britanniques dans l’océan Indien contemporain ?
  • Le Royaume-Uni et les jeux de puissance dans la zone
  • Dynamiques des politiques sous-régionales du Royaume-Uni
  • Le soft power britannique dans l’océan Indien


Jean-Loup Samaan, docteur en science politique de l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, est Associate Professor en études stratégiques au Collège de défense nationale des Émirats arabes unis.

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Back to the East of Suez? Les Britanniques dans l’océan Indien

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L’Euro-Asie selon Pékin

Date de publication
20 mars 2017
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Projet géographique à portée économique, et porteur de lourdes conséquences politiques, la stratégie chinoise des Nouvelles routes de la soie vise une connectivité généralisée dans l’espace eurasiatique. Cherchant à désenclaver une partie du territoire chinois, elle entend doubler la mondialisation maritime d’un développement des circulations terrestres. Russes et Européens sont, entre autres, concernés par les effets de cette stratégie, déjà concrétisée par de multiples décisions.

Michel FOUCHER
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Faire face à la Russie

Date de publication
20 mars 2017
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Moscou cherche à remettre en cause l’ordre international libéral dominé par les États-Unis. Le président Poutine multiplie les coups de force et tente de diviser les Occidentaux. Il promeut une « révolution conservatrice » et soutient les formations populistes en Europe. Pourtant, la Russie est plus faible qu’il n’y paraît. Son économie est chancelante et sa structure démographique problématique. Face aux coups de boutoir de Moscou, les capitales occidentales doivent faire preuve de fermeté.

Thorniké GORDADZE
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Un renouvellement de la démocratie par le bas ? Les mouvements Indignés et Occupy

Date de publication
20 mars 2017
Accroche

Depuis 2011, d’importantes mobilisations citoyennes dénoncent les politiques d’austérité et les dysfonctionnements de la démocratie représentative. Des mouvements comme les Indignés ou Occupy réclament la mise en place de nouvelles formes de pratiques démocratiques. Toutefois, pour pouvoir perdurer et se développer, ces mouvements sont obligés de s’insérer, au moins partiellement, dans le jeu politique traditionnel. L’émergence de Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne en est l’illustration.

Héloïse NEZ Pascale DUFOUR
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Orban et le souverainisme obsidional

Date de publication
20 mars 2017
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Les régimes d’Europe centrale tentés par l’autoritarisme et le souverainisme s’appuient sur le retour à un passé mythique, qui s’articule paradoxalement à une reprise de certaines pratiques des temps communistes. D’autres dimensions caractérisent leur glissement hors de l’état de droit démocratique : rapport aux médias, à l’opposition… Ces régimes vont à l’impasse. Seules les sociétés civiles et l’Union européenne peuvent s’opposer à une dynamique dangereuse bien au-delà de ces pays.

Paul GRADVOHL

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Page couverture PE n° 3 2017
Jean-Loup SAMAAN, « Back to the East of Suez? Les Britanniques dans l’océan Indien », Politique étrangère, Articles, Ifri, 22 septembre 2017.
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Back to the East of Suez? Les Britanniques dans l’océan Indien