Françoise Nicolas, a contribué au chapitre sur le commerce, fournissant plus d'informations sur les opportunités et les défis que la Corée du Sud et l'Union Européenne (UE) doivent relever pour relancer le système commercial multilatéral basé sur des règles.
La politique commerciale est l'un des rares domaines dans lesquels l'UE en tant que telle a une compétence totale et exclusive : l'UE négocie les accords commerciaux au nom des États membres et agit en tant qu'acteur unique au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), où elle est représentée par la Commission et la représentation permanente de l'UE.
En outre, en vertu du traité de Lisbonne, le Parlement européen a un rôle important de contrôle sur la politique commerciale internationale. En matière de doctrine, l'UE a toujours été l'un des principaux promoteurs d'un commerce international efficace fondé sur l'État de droit. En conséquence, elle a toujours donné la priorité à une approche multilatérale bien qu'elle n'exclue pas de recourir à des accords commerciaux préférentiels (ACP) comme compléments.
De même, la Corée du Sud a été un fervent défenseur de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) et de l'OMC. Bien qu'elle continue à soutenir la
libéralisation des échanges au niveau multilatéral, les accords de partenariat économique sont également devenus un élément central de la politique commerciale de la Corée du Sud depuis la fin des années 1990.
Aujourd'hui, la Corée du Sud est devenue une plaque tournante des partenariats économiques et se trouve dans une position unique au sein de l'OMC, car elle a connu une transformation économique remarquable, passant d'un pays en développement à un pays industrialisé.
> Lire le rapport South Korea-EU Cooperation in Global Governance (en anglais) en intégralité sur le site Brussels School of Governance.
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