La Russie, la Chine et les Etats-Unis : quel avenir pour ce triangle stratégique ?
Russie.Nei.Visions, n° 47, février 2010 / Proliferation Papers, No. 32, Winter 2010
Au cours des dix dernières années, les débats étaient centrés sur l'émergence d'un nouvel ordre mondial dans lequel l'" unipolarité " américaine serait remplacée par des rapports plus équilibrés entre les grandes puissances. L'un des modèles possibles était le retour au triangle Russie-Chine-États-Unis. En réalité, l'époque de tels schémas géopolitiques est révolue.
Le système international contemporain est trop complexe et interdépendant pour être réduit à un équilibre stratégique basique, ce qu'a confirmé, d'ailleurs, la crise financière mondiale. Le successeur le plus probable à la domination globale américaine n'est pas un "ordre mondial multipolaire" dominé par les grandes puissances, mais une bipolarité sino-américaine. Celle-ci ne ressemblera que de très loin au modèle de la guerre froide ; elle préfigurera un nouveau triangle post-moderne. Le "troisième côté" ne sera pas la Russie, mais une nébuleuse de réseaux formels et informels comprenant des États-nations, des institutions multilatérales et des acteurs non-étatiques.
Cet article est le produit de la coopération entre le Centre Russie-NEI et le Centre des études de sécurité de l'Ifri
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La Russie, la Chine et les Etats-Unis : quel avenir pour ce triangle stratégique ?
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLes fausses promesses du Golden Dome. Incertitudes d’un projet déstabilisateur
Le Golden Dome, annoncé dans le Bureau ovale en mai 2025 par Donald Trump, est un projet de système de défense antimissile visant à protéger l’intégralité du territoire américain contre les menaces balistiques, hypersoniques, de croisière et autres missiles avancés. Inspiré du système israélien Iron Dome et de l’Initiative de défense stratégique (IDS) des années 1980, ce programme s’appuie sur une architecture multicouche intégrant des capteurs et des intercepteurs, dont une composante spatiale comprenant des intercepteurs orbitaux capables de détruire des missiles lors de leur phase de lancement.
Y a-t-il un pilote dans la flotte ? L’enjeu de l’intégration des systèmes autonomes au sein d’une force navale
Les systèmes autonomes ont pris la mer il y a bien longtemps. Même les « robots tueurs », objets d’angoisses récurrentes, ne datent pas d’hier : les mines marines sont apparues à la fin du XIXe siècle, les torpilles acoustiques dans les années 1940 et les frégates type Horizon conçues à la fin de années 1990 sont capables d’engager automatiquement une cible aérienne.
La fureur tombée du ciel. Analyse stratégique de la campagne aérienne contre l’Iran
Quel bilan pour les opérations Roaring Lion (RL) et Epic Fury (EF) lancées par Israël et les États-Unis contre la République islamique d’Iran le 28 février 2026 ?
Les enjeux de la 11e Conférence d’examen du TNP. Un régime fragilisé par la compétition stratégique
Le 27 avril 2026 s’ouvre à New York la 11e conférence d’examen (RevCon) du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dans un contexte de forte compétition stratégique. Réunissant pendant un mois les 191 États parties au TNP , elle vise à faire le point sur le fonctionnement du Traité, son implémentation, et plus largement l’état de la non-prolifération et du désarmement, afin d’aboutir à un document dit « de consensus » autour des principaux défis et menaces pour le régime de non-prolifération.