Géopolitique de la puissance américaine
Qu’est devenue la puissance américaine ? Si les États-Unis veulent encore diriger le monde, en sont-ils toujours capables ?
Entrés en géopolitique à la fin du XIXème siècle, leaders du monde libre dans l’après-guerre, vainqueurs du communisme dans les années 1990, les États-Unis sont confrontés à une triple contestation en ce premier quart de XXIe siècle : la montée en puissance de la Chine, les frappes du terrorisme islamiste et le retour d’une Russie belliqueuse se conjuguent pour défier Washington.
Les États-Unis disposent pourtant d’atouts décisifs : leur puissance économique, monétaire, militaire et technologique, leur force d’influence (soft power), auxquelles s’ajoute l’arme juridique, c’est-à-dire la capacité de sanctionner les acteurs étrangers.
Dans chacun de ces domaines, malgré leurs faiblesses intérieures et les avancées chinoises, les États-Unis conservent la première place.
La présence américaine dans le monde dépendra d’un choix éminemment politique entre les différents courants de pensée de politique étrangère présents à Washington. Dénués de prise sur ces débats, les Européens doivent tracer leur propre chemin.
Cet ouvrage apporte un éclairage décisif sur l’avenir de cette grande puissance.
"Géopolitique de la puissance américaine", PUF, Paris, 176 pages
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Lula : une victoire sous contraintes
La victoire du 25 octobre 2026. Au soir du 4 octobre, l'affaire semblait très mal engagée pour Lula. Il recueillait 45,2% des voix au premier tour de l'élection présidentielle, contre 47,0% pour son adversaire Flávio Bolsonaro, soit un écart de 2 225 millions de voix. De surcroît, les électeurs s'étant portés vers les autres candidats, au total plus de 9 millions, paraissaient plutôt enclins à se reporter vers F. Bolsonaro au second tour. Ce résultat contredisait les sondages des semaines précédentes, qui accordaient un très modeste avantage à Lula.
Canada : le retour des indépendantismes
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Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.