La Colombie après trois ans de mandat de Gustavo Petro
L’élection en juin 2022 de Gustavo Petro à la présidence de la Colombie portait de grands espoirs de réformes sociales dans un des pays les plus inégalitaires au monde, et gouverné depuis l’indépendance par des droites rarement réformistes. Un an avant la fin du mandat de Petro (non rééligible), il faut constater que ces attentes ont été largement déçues, les initiatives chaotiques d’un président qui n’a pas su prendre la mesure de sa fonction étant souvent bloquées par un Congrès structurellement conservateur. Un retour à une politique plus traditionnelle est donc le scénario le plus probable après les élections de 2026.
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Points clés
Les attentes de réformes, notamment sociales, qui ont permis l’élection de Gustavo Petro à la présidence en juin 2022 ont été largement déçues.
Après une première année de mandat prometteuse, les réformes se sont en effet enlisées dans des conflits récurrents entre un Congrès majoritairement conservateur et une présidence désordonnée et agressive. L’ambition présidentielle de « paix totale » a elle aussi échoué face à des groupes mafieux peu intéressés par des négociations.
Bien que le président Petro garde un socle non négligeable de popularité, ces échecs laissent présager un recul significatif de la gauche aux élections législatives de mars 2026 et un probable succès de la droite aux présidentielles de mai-juin 2026.
L’échec de Gustavo Petro est ainsi une occasion perdue de réformer un pays où les injustices sociales constituent sans doute le principal frein au déploiement d’un potentiel pourtant réel, dont on ne peut non plus attendre qu’il émerge dans un retour aux politiques traditionnelles.
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