Joe Biden en Europe pour renforcer l'unité occidentale face à la Russie
Le président américain souhaite «consolider l'Europe dans un monde à l'équilibre dangereusement instable».
Ukraine : mais à quoi joue Poutine ?
Au lendemain de l’annonce d’un retrait "partiel" de ses troupes massées à la frontière ukrainienne, Moscou a ordonné, ce mercredi, la fin des manœuvres militaires et le départ de certaines de ses forces de la péninsule ukrainienne annexée de Crimée.
Pragmatique et parfois brutal, Biden remet la diplomatie américaine au centre du jeu
Après un an au pouvoir, la politique étrangère de l'administration Biden se précise enfin.
Biden-Poutine : un tête-à-tête sur fond de tensions
Quels seront les enjeux de leur premier sommet présidentiel ?
Occident-Russie, la paix froide ?
Alors que le cessez-le-feu signé entre la Russie et l'Ukraine reste fragile sur le terrain, Le Monde a invité deux spécialistes français de l'espace post-soviétique à échanger sur l'avenir des relations entre l'Occident et la Russie, et les enjeux pour la paix et la sécurité sur le Vieux continent.
A l'Est, rien de nouveau
Le mur de Berlin est tombé, mais le rapport de force entre l'Est et l'Ouest continue. L'histoire n'est pas finie.
Russie : "Les sanctions risquent de conforter Poutine dans sa ligne dure"
Quels effets ont eu pour l’instant les sanctions adoptées par l’UE et les États-Unis vis-à-vis de la Russie ?
- Il faut en distinguer les effets économiques, qui se font déjà sentir en Russie, des effets politiques, pour l'heure nuls.
Pourquoi les sanctions américaines contre la Russie sont-elles plus dures que celles de l'Europe?
Lorsqu'il s'agit de la Russie, les intérêts américains et européens ne sont pas alignés. La Russie reste le principal fournisseur de l'Union européenne pour son pétrole, son gaz et son charbon. Par conséquent, le niveau d'interdépendance entre la Russie et l'UE est très supérieur à l'interaction existant entre les États-Unis et la Russie.
Poutine réinvente-t-il la guerre froide ?
Les USA et l'UE "sanctionnent" la Russie et renforcent leurs liens avec l'Ukraine. Poutine réinvente t'il la guerre froide ?
Pourquoi la Russie se moque des sanctions occidentales
La Russie a accueilli l’annonce de sanctions occidentales, qui ont fait suite au référendum sur la Crimée, avec “ironie et sarcasme”. Le président russe Poutine n’a pas semblé particulièrement affecté, lors de son allocution devant le Parlement russe mardi 18 mars, par les efforts américains et européens en vue de sanctions économiques contre Moscou de son action en Ukraine. Elles ne l’ont, de toute évidence, pas empêché d’entériner le rattachement de la Crimée à la Russie.
La stratégie de Poutine et les Etats-Unis
Poutine et Obama rejouent-ils un épisode de la Guerre froide?
Internet, enjeu de pouvoir entre les Etats-Unis et les "grands émergents"
Les instances qui gouvernent Internet ont affiché, début octobre, lors d'une réunion à Montevideo (Uruguay), leur désaveu des méthodes américaines, dont le programme de surveillance est devenu un scandale mondial. Certaines de ces organisations, dont celle chargée de gérer les ressources du réseau (adresses IP et noms de domaine), l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et sa composante l'IANA (Internet Assigned Numbers Authority), sont sous contrôle direct des Etats-Unis et souhaitent désormais s'en éloigner, pour devenir des instances réellement mondiales.
Syrie: l'accord russo-américain difficile à mettre en œuvre
Les accords atteints par les chefs des diplomaties russe et américaine Sergueï Lavrov et John Kerry sur le problème syrien sont difficiles à réaliser, estime Thomas Gomart, de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Le projet russe ne règle rien mais rétablit un lien direct avec Washington
Force est de reconnaître au Kremlin un sens de la manoeuvre dont peu de diplomaties sont aujourd'hui capables. La proposition russe invitant Damas à placer son arsenal chimique sous contrôle international est avant tout dilatoire. Apparemment, le tandem Poutine-Lavrov, alliage d'expérience et de constance, aurait pris l'ascendant sur un tandem Obama-Kerry émotionnel et pusillanime.
Obama-Poutine : "Prendre l'avantage sur l'autre sans l'humilier"
Comment analysez-vous cette proposition inattendue de Vladimir Poutine de placer sous contrôle international l’arsenal chimique syrien?
- Cette proposition intervient à point nommé après la tenue du G20 de St Pétersbourg, et juste avant un hypothétique vote du congrès américain. Plusieurs raisons permettent de l’expliquer. La principale correspond à une volonté de Moscou de temporiser : les dirigeants russes ont bien compris que chaque jour qui passe rend les frappes plus complexes. La Russie veut aussi montrer qu’il peut y avoir un règlement diplomatique de la crise.
"Les relations USA-Russie sont extrêmement dégradées"
Après les propos tenus par Barack Obama début août, qui parlait de "relents de guerre froide" entre les Etats-Unis et la Russie, où en est-on des relations entre Washington et Moscou ?
- Ces relations sont extrêmement dégradées. Elles avaient déjà connu une forte dégradation lors du deuxième mandat de George Bush en 2007-2008 au moment de la guerre de Géorgie. Lorsqu'Obama a été élu il a mis en place ce qu'on a appelé la politique du "reset" qui consistait à apaiser les relations avec Moscou.
Russie-Etats-Unis : climat de Guerre froide entre les deux grands
C’est à se demander si certains ne seraient pas finalement un peu nostalgiques de la seconde moitié du XXème siècle : “au bon temps” de la guerre froide.
Depuis quelques jours, depuis que le président américain Barack Obama a parlé de relents de Guerre froide entre son pays et la Russie de Vladimir Poutine, l’expression, le concept, est de toutes les discussions, et de tous les éditoriaux.
Russie: la tentation du repli
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a laissé entendre, récemment, qu’une nouvelle doctrine de politique étrangère était en cours de rédaction. Sa déclaration intervient dans un contexte international délicat pour Moscou. Les relations avec Washington se sont nettement refroidies depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin.
Usaid : "Un indicateur de la nervosité du régime russe"
Moscou a interdit, à compter du 1er octobre, les activités de l'Agence américaine pour le développement international (Usaid, pour United States Agency for International Development), accusée d'ingérence dans la vie politique russe. Le ministère des Affaires étrangères russe a expliqué mercredi 19 septembre que le travail de l'agence de développement américaine s'apparentait à des "tentatives d'influencer les processus politiques en accordant des bourses".
Défense russe : "Poutine surfe sur une vague anti-américaine"
A deux semaines de la présidentielle russe, le Premier ministre et candidat à un nouveau mandat, Vladimir Poutine, a publié dans le journal officiel "Rossiïskaia Gazeta" une tribune très offensive sur la politique de Défense russe qu'il désire mettre en place. Un texte aux sonorités de guerre froide, qui renvoie à l'idée de grandeur de la Russie et de toute puissance.
Joe Biden en Europe pour renforcer l'unité occidentale face à la Russie
Le président américain souhaite «consolider l'Europe dans un monde à l'équilibre dangereusement instable».
Ukraine : mais à quoi joue Poutine ?
Au lendemain de l’annonce d’un retrait "partiel" de ses troupes massées à la frontière ukrainienne, Moscou a ordonné, ce mercredi, la fin des manœuvres militaires et le départ de certaines de ses forces de la péninsule ukrainienne annexée de Crimée.
Pragmatique et parfois brutal, Biden remet la diplomatie américaine au centre du jeu
Après un an au pouvoir, la politique étrangère de l'administration Biden se précise enfin.
Biden-Poutine : un tête-à-tête sur fond de tensions
Quels seront les enjeux de leur premier sommet présidentiel ?
Occident-Russie, la paix froide ?
Alors que le cessez-le-feu signé entre la Russie et l'Ukraine reste fragile sur le terrain, Le Monde a invité deux spécialistes français de l'espace post-soviétique à échanger sur l'avenir des relations entre l'Occident et la Russie, et les enjeux pour la paix et la sécurité sur le Vieux continent.
A l'Est, rien de nouveau
Le mur de Berlin est tombé, mais le rapport de force entre l'Est et l'Ouest continue. L'histoire n'est pas finie.
Russie : "Les sanctions risquent de conforter Poutine dans sa ligne dure"
Quels effets ont eu pour l’instant les sanctions adoptées par l’UE et les États-Unis vis-à-vis de la Russie ?
- Il faut en distinguer les effets économiques, qui se font déjà sentir en Russie, des effets politiques, pour l'heure nuls.
Pourquoi les sanctions américaines contre la Russie sont-elles plus dures que celles de l'Europe?
Lorsqu'il s'agit de la Russie, les intérêts américains et européens ne sont pas alignés. La Russie reste le principal fournisseur de l'Union européenne pour son pétrole, son gaz et son charbon. Par conséquent, le niveau d'interdépendance entre la Russie et l'UE est très supérieur à l'interaction existant entre les États-Unis et la Russie.
Poutine réinvente-t-il la guerre froide ?
Les USA et l'UE "sanctionnent" la Russie et renforcent leurs liens avec l'Ukraine. Poutine réinvente t'il la guerre froide ?
Pourquoi la Russie se moque des sanctions occidentales
La Russie a accueilli l’annonce de sanctions occidentales, qui ont fait suite au référendum sur la Crimée, avec “ironie et sarcasme”. Le président russe Poutine n’a pas semblé particulièrement affecté, lors de son allocution devant le Parlement russe mardi 18 mars, par les efforts américains et européens en vue de sanctions économiques contre Moscou de son action en Ukraine. Elles ne l’ont, de toute évidence, pas empêché d’entériner le rattachement de la Crimée à la Russie.
La stratégie de Poutine et les Etats-Unis
Poutine et Obama rejouent-ils un épisode de la Guerre froide?
Internet, enjeu de pouvoir entre les Etats-Unis et les "grands émergents"
Les instances qui gouvernent Internet ont affiché, début octobre, lors d'une réunion à Montevideo (Uruguay), leur désaveu des méthodes américaines, dont le programme de surveillance est devenu un scandale mondial. Certaines de ces organisations, dont celle chargée de gérer les ressources du réseau (adresses IP et noms de domaine), l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et sa composante l'IANA (Internet Assigned Numbers Authority), sont sous contrôle direct des Etats-Unis et souhaitent désormais s'en éloigner, pour devenir des instances réellement mondiales.
Syrie: l'accord russo-américain difficile à mettre en œuvre
Les accords atteints par les chefs des diplomaties russe et américaine Sergueï Lavrov et John Kerry sur le problème syrien sont difficiles à réaliser, estime Thomas Gomart, de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Le projet russe ne règle rien mais rétablit un lien direct avec Washington
Force est de reconnaître au Kremlin un sens de la manoeuvre dont peu de diplomaties sont aujourd'hui capables. La proposition russe invitant Damas à placer son arsenal chimique sous contrôle international est avant tout dilatoire. Apparemment, le tandem Poutine-Lavrov, alliage d'expérience et de constance, aurait pris l'ascendant sur un tandem Obama-Kerry émotionnel et pusillanime.
Obama-Poutine : "Prendre l'avantage sur l'autre sans l'humilier"
Comment analysez-vous cette proposition inattendue de Vladimir Poutine de placer sous contrôle international l’arsenal chimique syrien?
- Cette proposition intervient à point nommé après la tenue du G20 de St Pétersbourg, et juste avant un hypothétique vote du congrès américain. Plusieurs raisons permettent de l’expliquer. La principale correspond à une volonté de Moscou de temporiser : les dirigeants russes ont bien compris que chaque jour qui passe rend les frappes plus complexes. La Russie veut aussi montrer qu’il peut y avoir un règlement diplomatique de la crise.
"Les relations USA-Russie sont extrêmement dégradées"
Après les propos tenus par Barack Obama début août, qui parlait de "relents de guerre froide" entre les Etats-Unis et la Russie, où en est-on des relations entre Washington et Moscou ?
- Ces relations sont extrêmement dégradées. Elles avaient déjà connu une forte dégradation lors du deuxième mandat de George Bush en 2007-2008 au moment de la guerre de Géorgie. Lorsqu'Obama a été élu il a mis en place ce qu'on a appelé la politique du "reset" qui consistait à apaiser les relations avec Moscou.
Russie-Etats-Unis : climat de Guerre froide entre les deux grands
C’est à se demander si certains ne seraient pas finalement un peu nostalgiques de la seconde moitié du XXème siècle : “au bon temps” de la guerre froide.
Depuis quelques jours, depuis que le président américain Barack Obama a parlé de relents de Guerre froide entre son pays et la Russie de Vladimir Poutine, l’expression, le concept, est de toutes les discussions, et de tous les éditoriaux.
Russie: la tentation du repli
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a laissé entendre, récemment, qu’une nouvelle doctrine de politique étrangère était en cours de rédaction. Sa déclaration intervient dans un contexte international délicat pour Moscou. Les relations avec Washington se sont nettement refroidies depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin.
Usaid : "Un indicateur de la nervosité du régime russe"
Moscou a interdit, à compter du 1er octobre, les activités de l'Agence américaine pour le développement international (Usaid, pour United States Agency for International Development), accusée d'ingérence dans la vie politique russe. Le ministère des Affaires étrangères russe a expliqué mercredi 19 septembre que le travail de l'agence de développement américaine s'apparentait à des "tentatives d'influencer les processus politiques en accordant des bourses".
Défense russe : "Poutine surfe sur une vague anti-américaine"
A deux semaines de la présidentielle russe, le Premier ministre et candidat à un nouveau mandat, Vladimir Poutine, a publié dans le journal officiel "Rossiïskaia Gazeta" une tribune très offensive sur la politique de Défense russe qu'il désire mettre en place. Un texte aux sonorités de guerre froide, qui renvoie à l'idée de grandeur de la Russie et de toute puissance.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.