Allemagne: le chancelier Merz critiqué dans son propre camp après un remaniement chaotique
Mauvaise passe pour Friedrich Merz en Allemagne, où le chancelier accumule les difficultés. Son dernier remaniement chaotique, dont une partie a été entérinée mercredi 29 juillet, a brusqué son propre camp. Il a notamment dû s'y reprendre à deux fois pour remplacer son ministre des Transports. Friedrich Merz se voit reprocher sa méthode et son manque de sens politique. Son pouvoir est fragilisé, à quelques semaines de scrutins régionaux cruciaux.
Il voulait s'offrir un peu d'air et relancer son mandat, mais l'opération est totalement ratée pour Friedrich Merz. Son remaniement improvisé et bâclé a crée une bronca, mercredi 29 juillet, dans les rangs pourtant habituellement disciplinés des conservateurs allemands. Pour Paul Maurice, expert à l'Institut français des relations internationales, l'épisode illustre les failles du chancelier.
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C'est probablement un manque de sens politique surtout du fait que, visiblement, Friedrich Merz prend les décisions seul, sans vraiment se concerter. En voulant diriger lui-même, en voulant contrôler lui-même, il fait un certain nombre de fautes. Et on voit qu'aujourd'hui, ces difficultés ont des effets très négatifs sur la manière dont il est perçu et sur la manière dont son parti le perçoit.
Secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Ifri
Avec plus de 80% d'opinions défavorables après seulement un an au pouvoir en Allemagne, Friedrich Merz est aujourd'hui le dirigeant le plus impopulaire. Mais Paul Maurice ne croit pas à un départ anticipé, car il n'y a personne prêt à le remplacer maintenant. Sa seule issue possible est d'avancer dans son programme.
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S'il arrive à pousser ses réformes et à les faire avancer très rapidement, cela pourrait aussi redonner confiance dans sa politique de la part d'une partie de la population. Mais là, le désamour est tellement fort que cela va prendre du temps.
Secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Ifri
Mais il est peut-être déjà trop tard pour redresser la barre. En septembre, l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), le parti chrétien-démocrate d'où est issu le chancelier, pourrait perdre une région au profit de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), l'extrême droite que Friedrich Merz avait promis de combattre.
>> Lire l'article sur le site de RFI.
>> Suivre l'actualité des relations franco-allemandes sur le site de l'Ifri.
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