Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

"Aucun intérêt à se mettre en difficulté" : pourquoi la Chine reste à distance dans la guerre au Moyen-Orient

Interventions médiatiques |

cité par Annick Berger pour

  TF1 

 
Accroche

Des déclarations fortes, des condamnations, l'envoi d'un "émissaire" et… c'est à peu près tout. Pourtant soutien du régime iranien et principal acheteur de son pétrole, la Chine est particulièrement discrète face aux évènements qui embrasent le Moyen-Orient. Mercredi 4 mars, elle a annoncé avoir envoyé un émissaire pour apporter sa médiation dans le conflit. Pourtant, selon les experts, celle qui achète entre 12 et 18% de son pétrole en Iran ne devrait pas s'impliquer beaucoup plus dans le dossier. Pourquoi ?

Image principale médiatique
L'Iran sur la carte du monde
L'Iran sur la carte du monde
Nature's Charm/Shutterstock 761913769
Table des matières
Table des matières
body
Une tradition de prudence

[...]

"La Chine est, de manière générale, très peu impliquée dans les conflits internationaux. Pour l'Iran, Gaza, la guerre en Ukraine… Elle est très vocale, manifeste fermement ses positions à travers des communiqués de presse et des conférences de presse du ministère des Affaires étrangères, mais agit peu", complète Marc Julienne, directeur Centre Asie de l'Ifri. 

Une prudence d'autant plus importante que sa parole pourrait peu compter dans ce dossier. "La Chine n'intervient auprès d'aucun des acteurs, mais si elle le faisait, je serais, de toute façon, assez pessimiste, car les États-Unis et Israël sont très déterminés. Et les États-Unis, quoi qu'on pense de la puissance de la Chine, restent la plus grande puissance militaire mondiale", ajoute le spécialiste, jugeant également "un peu illusoire de penser que les Iraniens pourraient se laisser raisonner par les Chinois s'ils n'en ont pas envie".

Une position diplomatique particulière

Le dossier iranien est d'autant plus compliqué pour la Chine qu'elle a, dans la région, une position singulière. "Elle est probablement le seul pays qui entretient de bonnes relations avec tous les acteurs : Israël - même si les choses se sont un peu compliquées - l'Arabie saoudite, le Qatar ou l'Iran. Elle entretient des relations commerciales, exporte des produits et investit dans les infrastructures de ces pays et c'est un client important de matières premières dans la région", souligne Marc Julienne. Si la Chine venait à prendre parti pour l'Iran, elle perdrait ainsi cette singularité, qui repose sur "le fait que Pékin est purement et simplement un partenaire commercial". 

[...]

Compter sur les autres

[...]

"Même s'il y avait un renversement du pouvoir iranien, la Chine ne désespère pas de continuer à bénéficier de son pétrole", complète Marc Julienne. 

[...]

"Sur le plan politique, la Chine aurait à perdre à voir une démocratie pro-occidentale en Iran, mais j'ai quand même du mal à imaginer un futur système politique iranien ne plus vendre son pétrole à la Chine", tempère de son côté Marc Julienne. En effet, 80% des exportations d'hydrocarbures de l'Iran partent vers l'Empire du Milieu. 

 

> Un article à lire en intégralité sur TF1 Info

Decoration

Média

Nom du journal, revue ou émission
TF1 Info

Journaliste(s):

Journaliste
Annick Berger

Format

Catégorie journalistique
Article

Partager

Decoration
Auteurs
Photo
marc_profil_ifri.jpg

Marc JULIENNE

Intitulé du poste
Directeur du Centre Asie de l'Ifri
Crédits image de la page
L'Iran sur la carte du monde
Nature's Charm/Shutterstock 761913769