Elections régionales en Allemagne : les scrutins de la dernière chance pour Friedrich Merz ?
Après la victoire électorale de l’extrême droite en Saxe-Anhalt le 6 septembre, le chancelier allemand Friedrich Merz joue son avenir politique ce dimanche lors de deux scrutins régionaux à Berlin et dans le Mecklembourg-Poméranie Occidentale.
Friedrich Merz va-t-il survivre à l’épreuve de nouvelles élections régionales ? Deux scrutins sont organisés ce dimanche 20 septembre en Allemagne pour prendre la tête des Länder du Mecklembourg-Poméranie Occidentale (nord-est) et de Berlin, la capitale au statut de cité-Etat. Un véritable test pour le chancelier fédéral, au pouvoir depuis mai 2025, en sursis depuis l’échec cuisant de son parti, la CDU, en Saxe-Anhalt quinze jours plus tôt. Et dont l’avenir politique s’obscurcit de jour en jour.
Les raisons sont nombreuses : une cote de popularité historiquement basse, la percée de l’extrême droite, couronnée en Saxe-Anhalt. Sans compter les tensions émergentes chez les chrétiens-démocrates (CDU), le parti politique dont il est issu. Les quatre millions d’électeurs appelés aux urnes localement pourraient accorder leur vote aussi en fonction de la crise politique fédérale.
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Dans certaines enquêtes d'opinion, l'impopularité à l'encontre de Friedrich Mers atteint désormais 88 %. Un record. Comment le conservateur allemand, qui a longtemps attendu de prendre la place d'Angela Merkel, est-il tombé aussi bas ?
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Plusieurs « facteurs structurels et conjoncturels » entrent en compte, indique Paul Maurice, le secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) décrit d'abord une société allemande « complètement perdue » où « le traditionnel système démocratique est remis en cause par un parti qui perturbe toutes les coalitions ».
Secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Ifri
La situation économique avec les industries à la peine et la flambée des prix du pétrole depuis la guerre en Iran, n'arrange rien.
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« Les sociaux-démocrates, au pouvoir quasi sans discontinuité depuis 1998, savent bien en manier les ficelles, ils ont su imposer dans le contrat de coalition leurs priorités », analyse Paul Maurice. D'autant plus que le chancelier avait été élu avec une ligne conservatrice à droite de la tradition économique libérale de la CDU. Il est « plus à droite qu'Angela Merkel sur les questions d'immigration et de sécurité intérieure », souligne l'historien.
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Au niveau national, « les hauts scores de l'extrême droite perturbe le paysage politique » et donc les coalitions allemandes traditionnelles, renchérit Paul Maurice.
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