Supercalculateur chinois : deux quintillions de calculs par seconde, pour quoi faire ?
LineShine, l’ordinateur star chinois, a été sacré mardi supercalculateur le plus rapide du monde devant ses concurrents américains. Pékin avait perdu cette couronne il y a neuf ans, et même si elle est moins importante à l’heure de l’IA triomphante, c’est aussi un succès géopolitique pour la Chine.
De retour au top. La Chine a réussi à placer de nouveau l’un de ses super-ordinateurs tout en haut du classement des machines à calculer plus vite que leur ombre. L’ordinateur LineShine est devenu, mardi 23 juin, le plus rapide des supercalculateurs, dépassant son principal rival américain El Capitan, lui-même talonné par deux autres machines américaines.
LineShine, installé au Centre national des supercalculateurs de Shenzhen, au sud de la Chine, permet à Pékin de récupérer cette couronne de roi des superordinateurs, cédée en 2017 aux États-Unis. La Chine avait auparavant occupé cette première place à trois reprises, en 2010, 2013 et 2016.
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Titre Edito
La star des « grandes simulations »
La star des « grandes simulations »
Mais cela ne veut pas dire que les supercalculateurs ne servent à rien. « Ils sont toujours très utiles pour la recherche scientifique. Ils sont utilisés pour les grandes simulations, notamment météorologiques, pour étudier le comportement des molécules ou encore pour modéliser divers phénomènes physiques complexes », résume Mathilde Velliet, chercheuse au Centre géopolitique des technologies de l’Ifri.
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Sans oublier la portée « symbolique » de trôner tout en haut du classement devant un trio de rivaux américains. « Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la supériorité technologique est considérée par les États-Unis comme une question de sécurité nationale », rappelle Mathilde Velliet.
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LineShine, DeepSeek, même combat
LineShine, DeepSeek, même combat
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En un sens, ce supercalculateur prouve que « les restrictions américaines contraignent mais peuvent aussi stimuler l’innovation technologique chinoise », ajoute Mathilde Velliet.
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