En Russie, le tour de vis du Kremlin contre toute voix antiguerre à l’approche des élections législatives
Lev Chlosberg, l’un des rares opposants à avoir publiquement dénoncé l’offensive militaire en Ukraine tout en restant en Russie, a été condamné à plus de onze années de prison. Son parti, le seul antiguerre, a été exclu des élections du 20 septembre.
En Russie, le tour de vis du Kremlin contre toute voix antiguerre à l’approche des élections législatives — « Cette séquence signe la disparition de toute offre électorale antiguerre, assure Tatiana Kastouéva-Jean. Les “siloviki”, représentants des forces de sécurité, dictent l’agenda électoral face à l’administration présidentielle, qui semblait plus ouverte à la participation de Iabloko aux législatives pour prouver le faible score de l’opposition. Mais le Kremlin s’est raidi. Il n’est pas prêt à risquer la moindre visibilité des forces antiguerre. Quelques points de pourcentage de Iabloko auraient été un thermomètre gênant de la lassitude vis-à-vis de la guerre. »
Média
Journaliste(s):
Format
Partager