La « fusion de l’information » : levier de la puissance maritime française ?
La France est une nation maritime. La stabilité de son économie nationale, de son commerce et de sa sécurité est intrinsèquement liée à la nature maritime du commerce international.
Le milieu marin, par son immensité, ses difficultés d’accès et la liberté de navigation qui caractérise son régime juridique, a toujours été un théâtre propice à de nombreux types d’activités illégales. La mer présente en effet un large éventail de cibles potentielles pour le terrorisme ou la piraterie, tels que les navires de commerce, les plateformes offshores ou les câbles sous-marins, dont la destruction ou la perturbation infligerait des dommages colossaux, tant sur le plan physique qu’économique. L’utilisation délibérée du domaine maritime pour commettre des actes nuisibles, hostiles ou illégaux, y compris contre le système de transport maritime, constitue dorénavant une menace permanente.
Les États-Unis élaborent en 2003 une stratégie dite d’Information Dominance, donnant naissance au GEOINT (Geospatial Intelligence), qui permet de collecter, traiter et diffuser des informations géoréférencées et géolocalisées, grâce à la fusion de données multicouches et multi-capteurs. Des innovations techniques, et de nouvelles réglementations permises par la convention Safety of Life at Sea (SOLAS), à partir de 2007, permettent de progressivement accroître la quantité d’informations exploitables et la capacité de suivi et de contrôle des activités en mer et permettent de développer les aspects maritimes du GEOINT.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La « fusion de l’information » : levier de la puissance maritime française ?
L’avenir de la fonction Airborne Early Warning (AEW). Le remplacement des AWACS de l’OTAN
La fonction Airborne Early Warning (AEW ou AEW&C, pour Control) est consubstantielle à la doctrine aérienne occidentale. Elle est incarnée depuis les années 1950 par un avion de ligne modifié sur lequel est installé un puissant radar de veille et à bord duquel des contrôleurs aériens tactiques communiquent la position de l’ennemi aux aéronefs de combat. Son renouvellement, retardé par des programmes de modernisation et de prolongation, devient un sujet de préoccupation dans un contexte de durcissement de la guerre aérienne et de vulnérabilité croissante de ces avions stratégique, comme en témoigne la destruction de deux avions AEW russes A-50U, les 14 janvier et 23 février 2024.
Idées reçues sur la Pologne
Longtemps méprisée par la France et ses partenaires européens, la Pologne s’est placée sur le devant de la scène depuis le début de la guerre en Ukraine. Il est loin le temps du « plombier polonais » dénigré, le pays est désormais de ceux avec lesquels il faut compter.
Du consensus à la mise en œuvre. L’Europe spatiale de défense après le Sommet de Paris
Les 9 et 10 septembre 2026, Paris a accueilli le Sommet international sur l’espace, organisé par la France et l’Allemagne autour de trois axes : économie spatiale ; sciences et exploration ; sécurité de l’espace.
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
Alors que la Russie et l'Ukraine s'affrontent dans une guerre d'usure où missiles et drones pleuvent dans la profondeur stratégique de l'adversaire, l'Iran use de sa puissance de feu, appuyée par sa main mise sur le détroit d'Ormuz, pour assurer la survie du régime. Dès lors, l'enjeu d'un modèle de feu performant pour les armées françaises apparaît comme crucial dans la construction d'une défense européenne et nationale crédible à l'aune d'un retour de la guerre de haute intensité.