La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne
La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.
En Crimée, l'inévitable escalade?
La Crimée a déclaré mardi son indépendance vis-à-vis de l'Ukraine, avant un référendum sur son rattachement à la Russie prévu dimanche. Les Occidentaux menacent de représailles si le scrutin a lieu. Jusqu'où peut aller le bras de fer diplomatique entre Russes et Occidentaux sur l'Ukraine?
La Crimée, "un anachronisme dangereux"
En 1854, Paris et Londres déclarèrent la guerre à la Russie pour soutenir les troupes ottomanes, et débarquèrent en Crimée. En 1954, la Crimée fut donnée à la République d'Ukraine au sein de l'URSS. En 1994, le mémorandum de Budapest signé par Washington, Londres, Kiev et Moscou garantit la dénucléarisation de l'Ukraine et son intégrité territoriale.
"Poutine n'a pas intérêt à aller au conflit armé"
Des militaires russes continuent à arriver ce lundi dans la péninsule ukrainienne de Crimée, au cœur depuis quelques jours d’un bras de fer entre Moscou et le nouveau pouvoir de Kiev. Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste de la Russie à l’Institut français des relations internationales (Ifri), analyse les scénarios possibles.
Va-t-on vers une guerre en Crimée ?
Va t'on vers une nouvelle guerre en Crimée?
Avec Alexandre Adler, d’Europe 1; Jean-Marie Cavada, Député européen, vice-président du nouveau centre; Thomas Gomart, Directeur du développement stratégique de l’IFRI, spécialiste de la Russie; Walid Berrissoul, envoyé spécial d’Europe 1 en Crimée; Piotr Smolar, envoyé spécial du journal Le Monde à Kiev.
La Crimée, une région sous emprise russe
Après Kiev, c'est sur une autre région de l'Ukraine que se portent tous les regards: la Crimée. La situation dans cette presqu'île de 26.000 km² est aujourd'hui explosive. La population largement pro-russe, qui aurait un temps recueilli le président déchu Ianoukovitch, voit d'un mauvais œil le renversement du pouvoir. La minorité tatare, un temps persécutée par le régime soviétique, se range elle du côté du nouveau gouvernement. Aux yeux de Moscou, la zone revêt un intérêt stratégique: le port de Sébastopol abrite la flotte de la mer Noire de l'armée russe. Aux yeux de nombreux Russes, elle appartient historiquement à leur territoire.
Cette incursion ne remet pas du tout en question la dissuasion nucléaire russe, ajoute Héloïse Fayet, de l’Institut français des relations internationales, puisqu’elle ne constitue pas une menace sur ce que les Français qualifient d’intérêts vitaux (la formule russe est “menace existentielle”), même si elle égratigne l’intégrité territoriale du pays .
citée par Yves Bourdillon pour Les Echos.
Incursion ukrainienne en Russie : "Non, la menace nucléaire n'est pas devenue une menace fantôme"
Alors que le conflit entre la Russie et l'Ukraine fait rage depuis près de deux ans et demi et l'invasion de la seconde par la première, les forces ukrainiennes mènent depuis le 6 août, une incursion d'envergure dans la région russe de Koursk. Si Vladimir Poutine a plusieurs fois agité le spectre de la bombe atomique pour faire pression sur les puissances occidentales, il a fort heureusement choisi de ne pas l'employer alors même que la Russie est directement attaquée sur son territoire. Doit-on comprendre que l'emploi de l'arme nucléaire est désormais inenvisageable ?
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