L'Amérique, une politique étrangère
Politique étrangère publie ici un plaidoyer exceptionnel en faveur de la suppression des armes nucléaires. Exceptionnel, en raison de la personnalité et des fonctions, actuelles ou passées, de ses auteurs : David Martin est vice-président du Parlement européen et Michel Rocard, député européen, a été premier ministre, donc "responsable de la Défense nationale" selon la Constitution. Exceptionnel également en raison de leur nationalité puisque les auteurs appartiennent tous deux à des pays dotés de l'arme atomique, le Royaume-Uni et la France. Exceptionnel enfin, du fait de la "radicalité" de leur proposition, à savoir un plan d'élimination totale et irréversible des armes nucléaires par étapes sur plusieurs décennies que devraient présenter conjointement leurs deux pays.
Ce texte s'inscrit au demeurant dans une démarche plus ancienne de leur part puisque David Martin est membre de l'organisation "Campagne pour le désarmement nucléaire" en Écosse et Michel Rocard fait partie de la commission de Canberra sur l'élimination des armes nucléaires et a notamment signé, en février 1998, l'appel d'une centaine de chefs d'État ou de gouvernement, anciens (dont Jimmy Carter, Mikhaïl Gorbatchev et Helmut Schmidt) ou en exercice, pour l'élimination des armes nucléaires.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa base et les élites MAGA face à l’opération Epic Fury. Le soutien au président tiendra-t-il dans la durée ?
Depuis la fin du mois de février, le Moyen-Orient est de nouveau déchiré par la guerre, à la suite de la vaste offensive aérienne menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’opération, baptisée Epic Fury, a notamment permis, dès le premier jour, l’élimination de dizaines de hauts responsables iraniens.
South by Southwest 2026. Le festival texan au carrefour des visions de l’intelligence artificielle
Fin février 2026, l’administration Trump exige d’Anthropic, l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle (IA), créateur de Claude, un accès sans restrictions à ses modèles pour le Pentagone. Son P.-D. G., Dario Amodei, refuse au nom de « lignes rouges » éthiques – pas de surveillance de masse, pas d’armes totalement autonomes. Après l’échec de négociations, Anthropic se voit exclu des agences fédérales. Dans la foulée, OpenAI, son principal concurrent, signe avec le département de la Défense, tout en promettant de ne pas permettre un usage létal autonome.
Le Canada de Mark Carney, un an après
Début janvier 2025, le Premier ministre Justin Trudeau, en fin de course, est contraint à la démission et annonce de nouvelles élections, d’abord au sein du Parti libéral, ensuite à la Chambre des communes d’Ottawa. Battant des adversaires démotivés par l’avance du conservateur Pierre Poilievre dans les sondages, Mark Carney prend la tête du Parti libéral le 9 mars et remplace aussitôt Trudeau au poste de Premier ministre. Il profite alors du retournement des électeurs canadiens contre Pierre Poilievre, associé dans leur esprit à Donald Trump et aux propos prédateurs que tient ce dernier à propos du Canada depuis sa réélection fin 2024, et remporte les législatives du 28 avril.
L’administration Trump 2 et le nouveau capitalisme d’État américain
La politique économique du second mandat de Donald Trump s’inscrit partiellement dans la tradition néolibérale, cherchant à réduire le rôle de l’État perçu comme une entrave à l’initiative privée. L’administration adopte ainsi une orientation pro-business qui repose sur la dérégulation et les baisses d’impôt.