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La coopération militaire franco-britannique après le Brexit

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Politique étrangère, vol. 85, n° 4, 2020
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Page couverture PE n° 4 2020
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Les questions de défense n’ont pas été sérieusement intégrées aux négociations du Brexit. Mais la redéfinition des priorités stratégiques américaines laisse à Londres peu d’espoir d’un special partnership égalitaire. Le retour de la France à une conception « gaullienne » de puissance d’équilibre pourrait par contre ouvrir la voie à un nouveau partenariat, qui ne prendrait toute son efficacité que dans le cadre d’une Alliance rééquilibrée et plus « européanisée ».

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Depuis la fin de la guerre froide, l’Union européenne (UE) aspire à une politique de sécurité et de défense crédible et relativement autonome. Dans cette longue quête, les relations bilatérales France/Royaume-Uni ont été fondamentales : États-nations souverains, anciens empires, membres fondateurs de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), puissances nucléaires, membres permanents du Conseil de sécurité, intervenants sur la scène globale et, jusqu’au Brexit, membres clés de l’UE, Londres et Paris sont les deux acteurs militaires les plus conséquents en Europe. En dépit de siècles de rivalité et de guerre, de décennies de suspicion et de méfiance, de cultures politiques et de cadres juridiques et constitutionnels fort différents, la France et le Royaume-Uni ont construit depuis 1904 – lorsqu’ils ont enfin décidé que leurs intérêts géostratégiques essentiels convergeaient – une « relation spéciale » qui défie toute description facile.


Dès 1995, les deux pays ont déclaré « ne pas voir de situation dans laquelle les intérêts vitaux de la France ou du Royaume-Uni pourraient être menacés sans que les intérêts vitaux de l’autre ne le soient également ».


En dépit d’approches très différentes, à Paris et à Londres, de défis géostratégiques aussi fondamentaux que les limites géographiques de l’Union européenne, la nature des relations transatlantiques, la guerre en Irak, ou la gestion des crises régionales, les visions stratégiques sous-jacentes de Paris et Londres ont continué à converger, conduisant à la signature le 20 novembre 2010 des traités de Lancaster House, qui couvrent une série d’initiatives militaires communes d’ampleur, jusqu’aux programmes nucléaires. L’idée sous-jacente à ces traités, tant à Paris qu’à Londres, était que les deux pays ne pouvaient aspirer à demeurer des acteurs militaires mondiaux crédibles qu’en combinant leurs efforts. Pour des raisons assez différentes, les deux étaient quelque peu frustrés du manque de progrès de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) qui, au début des années 2010, semblait bien essoufflée.


PLAN 

  • Réalités géostratégiques
     - L’énigme du Brexit
     - L’autonomie stratégique dans un paysage transatlantique en mutation
  • Réalités franco-britanniques
     - Convergence de vues franco-britannique
     - Équilibre et souveraineté dans l’ordre mondial
  • Les relations UE-OTAN
     - Une Alliance renouvelée

     

Adrien Abécassis est ancien conseiller pour les affaires européennes bilatérales et conseiller politique du Président de la République, et fellow à la Harvard Kennedy School 2017-2020.

Jolyon Howorth est professeur émérite de politique européenne à l’université de Bath et fellow à la Harvard Kennedy School.

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La coopération militaire franco-britannique après le Brexit

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Blitzkrieg pour la paix : la réconciliation Éthiopie-Érythrée

Date de publication
21 décembre 2018
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Il faut, pour comprendre les chaotiques relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée – avant-dernier État indépendant d’Afrique –, remonter au début du xxe siècle et aux conséquences des actions multiples des grandes puissances dans la région. Guerre de trente, ou de cinquante ans, l’opposition entre Addis-Abeba et Asmara semble désormais muer en dialogue. L’héritage d’une histoire et d’une culture communes suffira-t-il à garantir la paix, en dépit du caractère dictatorial du régime érythréen ?

Alain GASCON
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La Libye depuis 2015 : entre morcellement et interférences

Date de publication
21 décembre 2018
Accroche

La Libye est aujourd’hui, de facto, divisée en plusieurs entités. Les efforts déployés par la communauté internationale pour tenter de réconcilier et réunir le pays ont échoué. Un gouvernement d’entente nationale a certes été mis en place mais il peine à s’imposer et à répondre aux besoins de la population. Du point de vue occidental, la situation est toutefois moins préoccupante que par le passé, notamment parce que Daech a perdu ses emprises territoriales.

Jalel HARCHAOUI
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Le défi de la démocratie européenne

Date de publication
21 décembre 2018
Accroche

L’affirmation du rôle du Parlement européen est une réponse au reproche de déficit démocratique dans l’Union. Cette affirmation reste inachevée, du fait de la nature même de l’Union européenne. On doit concevoir cette Union comme une « fédération en devenir », équilibrant la légitimité des démocraties nationales et celle du Parlement européen. La procédure de désignation des Spitzenkandidaten, candidats têtes de liste des partis européens, permet de renforcer l’espace du débat public européen.

Maxime LEFEBVRE
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Peut-il y avoir une démocratie européenne ?

Date de publication
21 décembre 2018
Accroche

Le déficit démocratique de l’Union européenne dénonce un double manque : celui d’une réelle séparation des pouvoirs et celui d’un peuple européen. Un renforcement des pouvoirs du Conseil des ministres pourrait favoriser une « démocratie au second degré ». Le véritable changement serait d’aller vers une Europe confédérale. Mais le choix de cette option serait inséparable du refus de la subordination européenne : un choix partagé par peu d’États membres, indépendamment de la volonté des peuples.

Marie-Françoise BECHTEL

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Page couverture PE n° 4 2020
Adrien ABÉCASSIS, Jolyon HOWORTH, « La coopération militaire franco-britannique après le Brexit », Politique étrangère, Articles, Ifri, 21 décembre 2020.
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La coopération militaire franco-britannique après le Brexit