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Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro

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Politique étrangère, vol. 84, n° 2, été 2019
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Page couverture PE n° 2 2019
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Fin 2018, les Brésiliens ont élu un nouveau président : Jair Bolsonaro. Ce dernier entend rompre avec la politique de ses prédécesseurs, notamment dans le domaine des relations extérieures. L’axe principal de sa diplomatie est un rapprochement avec Washington. Sur plusieurs sujets, Bolsonaro s’aligne sur les positions de Donald Trump. Mais le Brésil n’a pas la puissance des États-Unis et prendrait des risques importants en se lançant dans un bras de fer avec la Chine ou le monde musulman.

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Quelques mois après son arrivée au pouvoir en octobre 2018, Jair Bolsonaro (Parti social libéral – PSL), se démarque déjà de ses prédécesseurs en matière de politique étrangère. Bolsonaro a en effet construit son identité politique sur un discours prônant un changement radical par rapport au Parti des travailleurs (PT) qui a gouverné de 2003 à 2014. La principale caractéristique de l’orientation de la diplomatie de Bolsonaro est un rapprochement vis-à-vis des États-Unis, ce qui ne manque pas d’avoir un impact direct sur différents dossiers extérieurs. Alors que la position indépendante du Brésil sur des thèmes clés de l’agenda international constituait un des grands atouts de sa diplomatie, l’alignement sur la vision politique de l’Amérique de Donald Trump l’éloigne de sa tradition diplomatique. Cette perte d’indépendance risque de rogner la marge de manœuvre du Brésil vis-à-vis de ses partenaires, voire de porter atteinte à sa stature sur la scène internationale.


Un alignement sur les États-Unis de Donald Trump


Après l’annonce de sa victoire, Bolsonaro a proclamé qu’il allait libérer le ministère des Relations extérieures (MRE) du biais idéologique auquel il avait été assujetti sous les gouvernements de la gauche « pétéiste », et renforcer les relations du Brésil avec les pays développés, en particulier les États-Unis.


La politique étrangère du nouveau président est ainsi guidée par la volonté de donner la priorité aux relations avec Washington, et de présenter le Brésil comme l’allié des États-Unis en Amérique du Sud. Bolsonaro a choisi comme ministre des Relations extérieures Ernesto Araújo, lequel a autrefois dirigé son Département pour les États-Unis, le Canada et les Affaires interaméricaines. En mars 2019, pour son premier déplacement international, il s’est rendu aux États-Unis, et non pas en Argentine comme c’est d’ordinaire le cas. Jusqu’alors, le Brésil avait su garder une relation plutôt stable avec Washington, tout en maintenant une certaine distance.


Pour Araújo, le « ciel sera la limite » des relations bilatérales entre le Brésil et les États-Unis sous le gouvernement Bolsonaro. Il évoque un « saut qualitatif » dans ces relations : « Pour la première fois depuis plusieurs générations, probablement depuis le baron du Rio Branco, la grande époque où le Brésil a rêvé d’avoir une relation spéciale, une alliance, avec les États-Unis, nous avons l’opportunité de construire une relation à partir d’une vision commune du monde. » […]


PLAN

  • Un alignement sur les États-Unis de Donald Trump
  • L’intégration sud-américaine en question
  • Cuba et le Venezuela
  • Israël
  • L’ONU et le multilatéralisme
     - Changement climatique
     - Immigration
  • Les relations sino-brésiliennes


Mathilde Chatin est docteur en relations internationales du King’s College de Londres. Elle a été chercheur au BRICS Policy Center à Rio de Janeiro et au département de relations internationales de l’université de São Paulo au Brésil.

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Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro

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La société israélienne : vers la fragmentation ?

Date de publication
23 septembre 2018
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La société israélienne se fragmente. Quatre blocs y cohabitent plus ou moins paisiblement : les laïcs, les nationalistes-religieux, les ultra-orthodoxes et les Arabes. Chacun de ces blocs est représenté politiquement. Depuis plusieurs années, la droite – alliée à l’extrême droite – est au pouvoir. La popularité de Benjamin Netanyahou ne s’érode guère, malgré son implication supposée dans plusieurs affaires. Différents signaux laissent craindre une dérive illibérale d’Israël.

Samuel GHILES-MEILHAC
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Le marché pétrolier à un tournant

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23 septembre 2018
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Les cours du pétrole sont repartis à la hausse depuis 2016, sous l’effet de facteurs conjoncturels comme la dégradation de la situation politique au Venezuela ou le renouveau des sanctions contre l’Iran. La hausse des cours favorise l’exploitation des pétroles de schiste, ce qui a permis aux États-Unis de devenir le premier producteur mondial de brut. Le peak oil ne résultera pas de l’épuisement des réserves mais d’une baisse de la demande liée au développement des énergies alternatives.

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Des néo-nationalistes au pouvoir à Rome ?

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23 septembre 2018
Accroche

Les élections italiennes de mars 2018 ont consacré la victoire de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 Étoiles. Ces deux partis populistes se sont alliés pour former un gouvernement eurosceptique. Leurs principaux griefs à l’égard de l’Union européenne ont trait à l’imposition de politiques d’austérité qui ont pesé sur l’économie italienne et au manque de solidarité européenne sur les questions migratoires. Rome ne souhaite pas rompre avec Bruxelles mais va devenir un partenaire difficile.

Christophe BOUILLAUD
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La crise du Golfe de 2017 : un an après

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23 septembre 2018
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En juin 2017, plusieurs États arabes menés par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis annoncèrent des mesures très dures à l’encontre du Qatar. Loin d’accepter les conditions qui auraient permis la levée de ces mesures, les dirigeants du Qatar renforcèrent leurs liens avec d’autres pays, réussirent à trouver de nouvelles voies d’approvisionnement et surent maintenir leur souveraineté. Si la crise n’est toujours pas résolue, elle est d’ores et déjà un échec pour Riyad et Abou Dhabi.

Rachid CHAKER

Comment citer cette étude ?

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Mathilde CHATIN, « Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro », Politique étrangère, Articles, Ifri, 21 juin 2019.
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Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro