Joseph Kabila : le pari de la force
Surprise générale le 12 octobre 2026, quand l'ex-président congolais, Joseph Kabila, a pris les rênes du Front pour la refondation de la nation (FRN), un nouveau regroupement politico-militaire qui englobe l'AFC/M23. L'annonce a eu lieu le 12 octobre 2026 à Goma, en présence notamment de Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et du leader militaire Sultani Makenga. Le groupe déclare son intention de lutter contre le régime de Félix Tshisekedi « par tous les moyens, y compris en recourant à la violence ».
Ce rapprochement n'est que partiellement surprenant. Cela fait plusieurs mois que l'ex-président congolais est accusé, à la fois par Kinshasa et par Washington, de soutenir l'AFC/M23. En avril de l'année dernière, les États-Unis lui avaient imposé des sanctions, l'accusant d'essayer de déstabiliser le gouvernement congolais en appuyant la rébellion. Joseph Kabila a fermement démenti ces allégations, notamment devant les tribunaux américains.
Ce nouveau groupe politico-militaire modifie-t-il véritablement l'équilibre des pouvoirs avec Félix Tshisekedi ? Ou ne s'agit-il surtout que d'un changement de nom et d'orientation politique pour la rébellion ?
Les invités :
- Trésor Kibangula, directeur du pilier politique d'Ebuteli (un institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, basé à Kinshasa et à Goma en République démocratique du Congo).
- Thierry Vircoulon, chercheur à l'Institut français des relations internationales (IFRI).
- Dieudonné Wamu Oyatambwe, docteur en sciences politiques de la Vrije Universiteit Brussel, et coordinateur de programmes pour l'Afrique centrale chez WSM. Il est l'auteur de nombreuses publications sur la politique congolaise.
> À écouter sur le site de Deutsche Welle.
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