Nouvelle commission de l’Union africaine de Mahamoud Ali Youssouf. Le désenchantement des pays membres
La candidature de Raila Odinga, sans expérience diplomatique et tourné vers la politique nationale, affaiblit la crédibilité de l’institution. L’enseignement principal de cette élection est que l’Union africaine (UA), dans sa forme actuelle, ne véhicule plus le même enthousiasme que lors des premières années de la réforme initiée en 2018. Celle-ci avait notamment pour but de mettre en place une organisation plus efficace et d’atteindre une plus grande indépendance financière.
Alors que la commission sortante avait parié sur une forme de « modestie institutionnelle », ce nouvel exécutif risque de se cantonner à un rôle technique sans véritable dessein politique.
La candidature de Raila Odinga, sans expérience diplomatique et tourné vers la politique nationale, affaiblit la crédibilité de l’institution.
Malgré son expérience, le duo choisi pour diriger l’institution devra naviguer dans une maison où les effets de la réforme de Paul Kagamé tardent à se faire sentir.
La présidence angolaise du bureau de l’UA ouvre l’opportunité qu’un grand contributeur puisse en finir avec une série de mandats ternes et sans ambition.
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