Propagande en ligne en temps de guerre au Soudan
Dans le conflit soudanais, la bataille de propagande entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapides (FSR) à travers les médias classiques et les réseaux sociaux entretient une grande confusion informationnelle. Et ce d’autant plus que l’absence de journalistes sur le terrain facilite la désinformation. Bien que l’armée et les FSR tentent de promouvoir leurs discours grâce à leurs réseaux de communicants et en pratiquant la désinformation et la censure, ils ne peuvent contrôler complètement l’information sur le conflit. Dans le cadre de cette guerre, les réseaux sociaux sont devenus un espace d’expression où les politiciens, militaires, influenceurs et militants expriment leurs rivalités, leurs mensonges et leur propagande.
Cette étude analyse la propagande en ligne comme une guerre informationnelle. Elle examine la propagande de l’armée et des FSR et identifie leurs promoteurs, instruments, méthodes, rhétorique et leurs impacts politiques et humanitaires. Pour les Soudanais, Facebook et X sont les plateformes les plus populaires et deux types de créateurs de contenu occupent une place importante : les livestreamers et les youtubeurs. Les principaux acteurs de la guerre de propagande sont les partisans de l’armée et des FSR et, dans une moindre mesure, les groupes anti-guerre liés à la coalition civile des Forces de la liberté et du changement.
Ces participants à la guerre de propagande en ligne comptent d’authentiques militants aussi bien que des affairistes et des individus aux motivations cachées. Les campagnes de propagande ont profondément influencé la société et la politique soudanaises et, ce faisant, elles affaiblissent l’unité nationale, entravent les efforts de paix et contribuent à prolonger la guerre.
>>> Cette étude est disponible uniquement en anglais.
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