Balance of Power in the Taiwan Strait in the Case of a Natural Disaster: Considering an Overlooked Scenario
La planification de scénarios dans le détroit de Taïwan, qui suppose uniquement une situation exempte de catastrophe naturelle ou d'état d'urgence, dans laquelle l’armée et le gouvernement fonctionnent à la normale, ne permet pas d'envisager des éventualités autrement plus complexes.
Nous devons nous préparer à une « crise naturelle-artificielle », qui fait référence à un scénario dans lequel une catastrophe est immédiatement suivie d’une action militaire.
Les récentes catastrophes naturelles mondiales rappellent que Taïwan est confrontée à des risques considérables, au-delà de la menace d’une invasion armée. En 2023, des événements sismiques et climatiques catastrophiques se sont produits, comme le tremblement de terre dévastateur de magnitude 7,8 en Turquie et en Syrie, faisant plus de 50 000 victimes. Le cyclone Gabrielle a touché la Nouvelle-Zélande, tandis que les cyclones Judy et Kevin ont frappé les territoires français du Pacifique Sud. Le Japon a déjà connu six tremblements de terre de magnitude 5 ou supérieure depuis le début de l'année.
Malheureusement, la prévalence des risques de catastrophe naturelle dans la région Indo-Pacifique est souvent négligée, notamment en ce qui concerne la situation de Taïwan. Nous devons réfléchir à ce qui se passerait si Taïwan ou le Japon étaient frappés par une ou plusieurs catastrophes naturelles dévastatrices. Outre la crise humanitaire, une telle situation pourrait être utilisée par la République populaire de Chine (RPC) comme une opportunité stratégique pour modifier le statu quo. Il est donc crucial d’aborder de tels scénarios et de se préparer à de tels risques.
> Retrouver le texte original dans son intégralité en anglais : Balance of Power in the Taiwan Strait in the Case of a Natural Disaster: Considering an Overlooked Scenario
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesEmmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud : une opportunité historique pour le rapprochement euro-asiatique
Le président Emmanuel Macron effectue une tournée au Japon et en Corée du Sud à un moment où les intérêts entre ces trois pays n’ont jamais été aussi alignés, et plus largement entre l’Europe et les démocraties d’Asie de l’Est.
Afghanistan-Pakistan : la guerre ignorée en marge du conflit au Moyen-Orient
Alors que le Pakistan était historiquement le pays le plus proche du mouvement taliban et qu’il attendait beaucoup de son retour au pouvoir en Afghanistan à l’été 2021, les deux voisins sont pris dans une logique d’escalade depuis l’automne. En octobre 2025, le Pakistan lance pour la première fois des frappes aériennes sur Kaboul. En février-mars 2026 : pendant trois semaines, l’Afghanistan multiplie les assauts terrestres du côté pakistanais de la frontière ainsi que les attaques de drones sur Islamabad et Rawalpindi. Le Pakistan, de son côté, multiplie les frappes aériennes sur les zones frontalières afghanes, ainsi que sur Kaboul et Kandahar. Au vu des dynamiques à l’œuvre aux échelles bilatérale et régionale, les perspectives d’un retour au calme durable paraissent limitées.
Union européenne-Inde : rapprochement durable ou partenariat de circonstance ?
Le partenariat entre l’UE et l’Inde s’est longtemps limité aux échanges économiques. Sa dimension politique s’est progressivement développée, jusqu’à être élevée au rang de « partenariat stratégique » en 2004. Néanmoins, l’échec des négociations d’un accord de libre-échange en 2013 a freiné cette dynamique. Depuis le début des années 2020, dans un contexte géopolitique incertain, le rapprochement bilatéral connaît une nouvelle accélération.
La politique américaine envers Taïwan, au delà de Donald Trump : cartographie des acteurs américains des relations entre les États-Unis et Taïwan
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a ravivé une incertitude profonde quant à l’engagement des États-Unis en matière de sécurité envers Taïwan. Contrairement au président Joe Biden, qui a maintes fois réaffirmé sa détermination à défendre l’île, Donald Trump évite soigneusement de se prononcer sur une éventuelle réaction américaine en cas de crise dans le détroit de Taïwan.