Entre nationalistes conservateurs et tech-libertariens : les idées d’extrême droite dans l’administration Trump 2
Les responsables et les conseillers de l’administration Trump 2 représentent des courants idéologiques divers et, pour certains, relativement nouveaux à Washington.
Lors de sa première élection en novembre 2016, on trouvait autour de Donald Trump des conservateurs préoccupés par la question de l’avortement et une base électorale populiste anti-establishment et anti-immigration. La figure intellectuelle la plus visible à l’époque était celle de Steve Bannon, fondateur et animateur du média de la alt-right Breitbart News.
La victoire de 2016 a attiré dans l’orbite du président un certain nombre de théoriciens d’extrême droite et de blogueurs qui échangeaient de façon informelle depuis les années 2000. Décrit à la fois comme un génie de la tech et comme un « néo-monarchiste », Curtis Yarvin avait popularisé dès 2007 l’image de la « pilule rouge » (red pill) du film Matrix (1999), pour expliquer comment lui-même était sorti de « l’illusion progressiste ». À ses côtés, Nick Land crée le terme de « Lumières noires » (dark Enlightenment) pour désigner leur courant d’idées néo-réactionnaire.
Aujourd’hui, les idées d’extrême droite autour du président constituent une nébuleuse dans laquelle trois ou quatre tendances bien distinctes coexistent, sans que l’on puisse savoir à ce stade si elles pourront se combiner ou resteront en dissonance.
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Entre nationalistes conservateurs et tech-libertariens : les idées d’extrême droite dans l’administration Trump 2
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.
Trump 2 : le sacre de l’intégralisme catholique post-libéral ?
Le cabinet de Donald Trump se caractérise par une présence notable de figures catholiques de premier plan, à l’instar du vice-président James D. Vance. Cette visibilité excède le poids démographique de l’électorat catholique aux États-Unis et marque l’aboutissement d’une stratégie d’influence sur le Parti républicain par des intellectuels catholiques, amorcée dans les années 1950 en réaction à l’idéologie « fusionniste » de ce dernier, laquelle cherchait à concilier conservatisme moral et libéralisme économique. Depuis 2016, des universitaires tels que Patrick Deneen et Adrian Vermeule ont développé un courant qualifié d’« intégralisme catholique » et promeuvent un nouveau projet politique : le post-libéralisme.
Vers une nouvelle politique étrangère démocrate ? Enjeux et recompositions à l’horizon des présidentielles de 2028
Sortant peu à peu de l’état de sidération dans lequel la réélection de Donald Trump les a plongés en novembre 2024, les Démocrates s’apprêtent à entrer en campagne pour les élections de mi-mandat de 2026, puis pour les primaires démocrates qui précéderont les présidentielles de 2028.