The Green Deal’s External Dimension. Re-Engaging with Neighbors to Avoid Carbon Walls
Les prochaines étapes du Green Deal européen sont la loi climat, le plan d’action économie circulaire, les objectifs intermédiaires 2030, la stratégie industrielle, la stratégie biodiversité et la réforme du système communautaire d'échange de quotas d'émission (SEQE). La dimension extérieure du Green Deal mériterait également un examen et des actions rapides.
Les voisins de l’Union européenne (UE), à l’est et au sud, émettent 20 % de gaz à effet de serre (GES) en plus que l’intégralité des 27 États membres ! En outre, alors que la plupart de ces pays ont des objectifs climatiques et des politiques d’atténuation insuffisants, les mesures de réduction des GES ont un coût moins souvent moins élevé dans le voisinage et s’accompagnent de nombreuses opportunités économiques.
L’UE a donc besoin d’une nouvelle stratégie énergétique extérieure avec des ambitions fortes, une vision cohérente, des incitations et la menace de sanctions face à une action climatique insuffisante. Faire de l’autarcie climatique un objectif du Green Deal serait une erreur. Les voisins de l’UE offrent de nombreuses possibilités d’investissements durables qui permettront davantage de stabilité, de prospérité et une meilleure atténuation des effets du changement climatique. L’amélioration du cadre d'investissement et de la réglementation dans les principaux pays prioritaires sera une condition de réussite de cette stratégie dans le voisinage.
Cet article est disponible en anglais uniquement : The Green Deal’s External Dimension. Re-Engaging with Neighbors to Avoid Carbon Walls
Contenu disponible en :
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesComment faire décoller la production européenne d’e-SAF dans le cadre de ReFuelEU Aviation ?
À trois ans et demi de l’entrée en vigueur du règlement européen ReFuelEU Aviation (RFEUA), qui imposera aux fournisseurs de carburants d’aviation présents dans les aéroports de l’Union de proposer une alternative synthétique durable (e-SAF), aucune unité de production commerciale de taille significative (supérieure à 10 000 tonnes par an) n’est déjà en activité en Europe, ni n'a à ce jour franchi l’étape de la décision finale d’investissement (Final Investment Decision, FID).
L’un des piliers de la stratégie de décarbonation du transport aérien de l’Union européenne est-il en passe de ne pas se concrétiser, ou du moins d’être reporté de plusieurs années ? L’Europe est-elle en train de perdre son pari de créer un marché des e-SAF ? À quelles conditions ce pari peut-il encore être gagné ? Les préoccupations en matière de souveraineté et de sécurité énergétique pourraient-elles contribuer à mobiliser le soutien public nécessaire et à surmonter les obstacles économiques, financiers, logistiques et administratifs ?
Le défi du réseau électrique européen : un tournant décisif pour l'accélération de l'électrification
L’Europe s’est fixé des objectifs ambitieux de déploiement des énergies renouvelables, de stockage et d’électrification.
L’Allemagne maintient sa zone de prix unique dans l’électricité : implications
En décembre 2025, l’Allemagne a refusé de scinder sa zone d’enchères malgré les recommandations du Réseau européen des gestionnaires de réseaux de transport d’électricité (ENTSO‑E), afin de préserver son unité fédérale, la liquidité de marché et la compétitivité de son industrie, au prix de déséquilibres Nord/Sud durables.
Les dilemmes et débats sur la politique énergétique de la Norvège : dedans ou dehors ?
L’année 2026 pourrait marquer la fin de l’exception norvégienne. La Norvège s’est longtemps enorgueillie d’avoir réussi à combiner l’exploitation des énergies fossiles avec un modèle de social-démocratie solide.