La nomination de Vale de Almeida : un symbole de la prédominance de la Commission sur le Service Européen pour l'Action Extérieure ?
Actuelles de l'Ifri, mars 2010
La récente nomination de João Vale de Almeida à la tête de la délégation européenne à Washington DC a provoqué des vagues de controverse parmi les Etats-membres. Pourquoi cette manoeuvre de Catherine Ashton est-elle devenue si polémique ? Que nous dit-elle à propos de la position institutionnelle du nouveau Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE) ?
La nomination de João Vale de Almeida a provoqué des controverses pour deux raisons principales. D’abord, il était attendu qu’un homme politique, à la suite de l’exemple de John Bruton qui est ancien premier ministre d’Irlande, serait nommé à la direction de ce bureau important plutôt qu’un fonctionnaire de la Commission. L’ancien rôle de Vale de Almeida comme bras droit de Barroso (il a été son chef de cabinet) confirme l’impression des gouvernements nationaux que la Commission tente de revendiquer à l’avance son rôle dans le nouveau paradigme après la ratification du Traité de Lisbonne. Vale de Almeida est aussi membre clef du groupe des experts qui conseille Ashton durant les phases initiales pour installer le SEAE, ce qui donne une voix importante et de l’influence stratégique à la Commission pendant une phase critique pour la formation du service.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La nomination de Vale de Almeida : un symbole de la prédominance de la Commission sur le Service Européen pour l'Action Extérieure ?
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLe Japon face à l’arme nucléaire. Entre dissuasion élargie et dilemmes normatifs
Depuis la fin des années 1950, la politique japonaise en matière d’armes nucléaires repose sur la coexistence de deux logiques normatives concurrentes : le rejet de l’arme nucléaire, ancré dans l’héritage de Hiroshima et de Nagasaki, et la reconnaissance du rôle central de la dissuasion nucléaire élargie américaine pour la sécurité du Japon.
Industrie de défense japonaise : quelles ambitions internationales ?
Une Europe fragmentée : comment composer avec la Chine, puissance technologique et d'innovation
Comment l'Europe gère-t-elle l'ascension de la Chine en tant que puissance technologique ? Le dernier rapport du Réseau européen des think tank sur la Chine (ETNC) dresse un tableau nuancé d'une approche qui converge, mais reste fragmentée à travers 22 pays.
Le Parti du peuple des cafards : nouveau visage de la jeunesse contestataire en Inde ?
Selon ses fondateurs, le « Parti du peuple des cafards » (Coackroach Janta Party, CJP) serait né « en une minute », à la suite d’une déclaration attribuée au président de la Cour suprême d’Inde (Chief Justice), la plus haute juridiction du pays.