Turquie et France - Alliés ou rivaux : opportunités à saisir
Alors que les relations internationales deviennent de plus en plus imprévisibles, la quête d'une certaine normalité s’impose. Les alliances évoluent au rythme du changement des intérêts. L’ordre prétendument établi après la Seconde Guerre mondiale est brisé par ceux qui ont tant donné pour le bâtir. Les relations mondiales sont transformées par des pays qui souhaitent respecter les règles, et d’autres qui cherchent à les contourner ou à les ignorer. Dans cet environnement incertain, il est donc plus crucial que jamais de trouver des alliés stables.
Les relations franco-turques, bien qu’ancrées dans une histoire pluriséculaire, ont connu plusieurs phases distinctes au cours des dernières décennies. Toutefois, elles ont rarement été suffisamment chaleureuses pour reposer sur une base solide. La position française à l’égard de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (UE) a contribué à un certain éloignement, qui n’a fait que s’accentuer. La fin de la Guerre froide, l’adhésion des pays d’Europe de l’Est à l’UE et la diminution du besoin stratégique que représentait la Turquie après l’effondrement de l’Union soviétique ont engendré une situation complexe.
Il s’agit là d’une anomalie. La Turquie et la France ont bien plus en commun que ce qui les différencie. Pourtant, la Turquie est perçue comme une concurrente, voire une rivale des intérêts français, notamment en Afrique et dans d’autres régions.
Cet Éditorial est uniquement disponible en anglais.
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