Le traité de Lisbonne en discussion : quels fondements pour l'Europe ?
Avant propos de Ludger Kühnhardt et de Thierry de Montbrial.
L'objectif du traité de Lisbonne, qui est avant tout un traité de compromis, est de permettre à l'Union d'agir de façon plus efficace et transparente, mais aussi de répondre aux critiques les plus fréquemment adressées à l'encontre de la construction européenne.
Cette " Note " de l'Ifri analyse les nouvelles règles du jeu européen ainsi mises en place. Ses auteurs - politologues, juristes ou économistes - présentent les innovations institutionnelles du Traité et explorent les différentes dimensions à venir de son impact sur l'Union et sur le projet européen. Fruit d'un projet de recherche franco-allemand mené dans le cadre du Cerfa (Ifri) de Paris et du ZEI de Bonn, cette " Note " engage une réflexion interdisciplinaire pour rendre compte du caractère hétérogène et de la complexité de ce nouveau Traité. Dans chaque chapitre, les analyses des experts allemands sont suivies d'un commentaire d'un politologue français qui livre son point de vue sur un aspect précis.
Claire DEMESMAY, chercheur à l'Ifri jusqu'en janvier 2009, est responsable du programme France/relations franco-allemandes de la Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP).
Andreas MARCHETTI est chercheur au Zentrum für Europaische Integrations forschung, où il coordonne le projet de recherche francoallemand " La France et l'Allemagne face aux crises européennes ".
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa France et l’Allemagne : nouveau monde, nouveau sens
On s’interroge aujourd’hui légitimement sur le contenu et l’avenir du binôme, ou du couple – selon les cohabitants – franco-allemand. Mais pour ce faire, il vaut mieux inscrire les défis de l’actualité dans le rythme de l’histoire.
France-Allemagne : dépasser les différends pour renforcer la souveraineté européenne
La « relance » franco-allemande initiée avec l’arrivée de Friedrich Merz à la chancellerie en mai 2025 et sa mise en œuvre lors du Conseil des ministres franco-allemand (CMFA) de Toulon en août 2025 avait pour objectif de pallier les difficultés structurelles entre la France et l’Allemagne. Force est néanmoins de constater que les ambitions affichées n’ont été que partiellement traduites dans les faits. La relation franco-allemande traverse en effet depuis le début de l’année 2026 une séquence où les difficultés conjoncturelles se combinent à des divergences plus profondes de priorités, de méthode et de culture stratégique.
L’Allemagne face au triangle États-Unis, Russie, Chine : des changements de paradigme systémiques
Depuis la réunification, l’Allemagne a construit sa prospérité sur un ordre international fondé sur le libre-échange, le multilatéralisme et la stabilité géopolitique. Ce modèle reposait sur trois relations jugées complémentaires : la protection militaire américaine, l’approvisionnement énergétique russe et l’intégration économique avec la Chine. Pendant plusieurs décennies, Berlin a considéré ces interdépendances comme des facteurs de paix, de croissance et de sécurité.
Redémarrer l’économie allemande : entre impératifs économiques, sociaux et de défense
En quête d’une nouvelle boussole, l’Allemagne est confrontée à la remise en question des fondements de son modèle économique et social. L’économie allemande, pilier du modèle de réussite et de prospérité de l’après Deuxième Guerre mondiale est ébranlée et la crainte de la désindustrialisation, jusqu’à présent latente, se concrétise de plus en plus, notamment par l’affaiblissement d’un secteur phare comme celui de l’automobile.