L'Union européenne prend le risque d'une guerre commerciale avec la Russie
Le crash du vol MH17 dans l’est de l’Ukraine a sonné le réveil des Européens, qui se sont résolus à adopter de lourdes sanctions sectorielles contre la Russie.
Ces décisions font monter la tension avec Moscou, qui pourrait prendre des mesures de rétorsion. Mais les Européens, comme la chancelière allemande Angela Merkel ont estimé que ces sanctions étaient devenues « inévitables ».
La Russie menace les Occidentaux de représailles
L'Union européenne « mène une politique antirusse dictée par Washington » et a pris des sanctions qui provoqueront « inéluctablement une hausse des prix de l'énergie en Europe ». La réaction du ministère russe des affaires étrangères ne s'est pas faite attendre hier, après l'adoption de sanctions économiques sectorielles par les Vingt Huit (Les Echos d'hier), visant à dissuader Vladimir Poutine de continuer à déstabiliser l'Ukraine orientale. Moscou a ajouté, sans autre précision, que ces sanctions « destructrices et à courte vue » auront aussi des conséquences « sérieuses » et « très concrètes » pour Washington.
"Face à la Russie, l'introuvable réponse européenne"
La politique de sanctions graduées mise au point par l'UE n'a pour l'heure pas porté ses fruits. Si les Européens ont légèrement durci leurs mesures ciblées ce jeudi, ils apparaissent surtout divisés et impuissants, face à une économie russe certes fragile, mais nullement impactée pour l'instant.
Russie-Occident : le crash du MH17 cristallise les tensions
Il aura fallu les menaces de sanctions des Etats-Unis, un vote du Conseil de Sécurité de l'ONU et la mobilisation des Européens pour que la Russie consente à coopérer à l'enquête sur le sort du boeing 777 de Malaysia Airlines. Cette affaire porte à son paroxysme le conflit géopolitique larvé qui couve depuis quelques années entre la Russie et l'Occident, et en cristallise les enjeux. Décryptage avec Tatiana Jean, spécialiste de la Russie à l'Institut français des Relations internationales.
Le soft power russe est-il mort en Ukraine?
Au lendemain des Jeux olympiques de Sotchi, l’image de la Russie dans le monde s’est grandement détériorée en raison de sa réaction brutale à la crise ukrainienne et de l’« opération spéciale » menée en Crimée : d’après les derniers sondages, les populations américaines et européennes n’en ont jamais eu une opinion aussi mauvaise au cours des vingt dernières années. Cible de sanctions occidentales, elle court le risque d’une marginalisation internationale et inspire des craintes même à ses alliés les plus proches, le Kazakhstan et la Biélorussie. Cependant, Moscou garde plusieurs leviers d’influence internationale.
Comment le crash du MH17 peut influer sur la crise en Ukraine
Un avion de ligne, transportant 298 civils entre Amsterdam (Pays-Bas) et Kuala Lumpur (Malaisie), a été abattu au-dessus de l'est de l'Ukraine, jeudi 17 juillet. Par qui ? Une enquête doit le déterminer. En attendant, la Russie, qui soutient les séparatistes de l'est du pays, et les autorités de Kiev s'accusent mutuellement de ce qui serait, vraisemblablement, une erreur, une "bavure" dramatique de l'armée ukrainienne ou une méprise lourde de conséquences de la part des séparatistes.
"Poutine essaye de créer une nouvelle carte du monde où l'Occident n'est plus qu'un petit point"
Nous avons sollicité, hier, en début d’après-midi, Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste du monde russe à l’Ifri, pour nous éclairer sur les derniers développements autour de la Russie (nouvelles sanctions mais aussi création par les BRICS -Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud- d’une banque de développement). Depuis, le crash de la compagnie aérienne Malaysian Airlines à la frontière russo-ukrainienne a encore fait monter les tensions d’un cran.
BFM: Crash en Ukraine
Le 18 juillet, David Dauba a reçu Tatiana Kastouéva-Jean, responsable du Centre Russie de l'Ifri, et Benaouda Abdeddaïm, éditorialiste économique de BFM Business, dans Le Grand Journal, sur BFM Business.
Le bac russe, c'était mieux avant?
Chaque année, c’est la même rengaine. L’angoisse des bacheliers devient le sujet numéro un des conversations privées et publiques. Parents, familles, amis, politiques et journalistes y vont tous de leurs petits commentaires. Cette fois-ci, la SNCF complique encore un peu plus la vie des étudiants de terminale, et la nôtre en bonus, avec la grève des cheminots. On n’ose imaginer le tintamarre si, en plus, la session de rattrapage au bac n’existait pas.
C’était le cas en Russie jusqu’à un récent décret qui offre aux lycéens russes une seconde chance au bac national, nommé EGUE.
Privé de G8, Vladimir Poutine rejette les accusations occidentales sur l'Ukraine
Il n'y a pas de soldat russe en Ukraine, Vladimir Poutine a tenté de justifier sa politique ukrainienne ce soir à la télévision française en balayant les accusations occidentales. Le président russe qui a aussi défendu sa loi contre la propagande homosexuelle avant d'ironiser sur la place des femmes en politique.
Dans ce journal, les précisions de Claude Guibal et l'analyse de notre invitée, Tatiana Kastoueva-Jean, responsable du Centre Russie de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
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