Chine/Japon : redéfinir la coexistence
Face à la Chine, le Japon adopte une posture ménageant sa coopération économique avec Pékin, assurant la dissuasion de ses stratégies agressives, et sa sécurité économique globale : sécurisation des approvisionnements, autonomie du développement technologique… L’alliance nippo-américaine, renforcée et articulée à des accords régionaux, vise à former un contrepoids systémique à la Chine. Le raidissement des relations américano-chinoises pourrait rendre la posture d’équilibre de Tokyo plus difficile à tenir.
Chine/Corée du Sud : une frustration réciproque
Les relations entre Séoul et Pékin sont de longue date marquées par l’alternance de rapprochements et de difficultés. Pékin cherche à éloigner la Corée du Sud des États-Unis. Séoul entend préserver ses relations avec la Chine, son premier partenaire commercial, tout en gardant la garantie de sécurité américaine. L’équilibrisme sud-coréen pourrait s’avérer dans l’avenir proche difficile à tenir, et Séoul pourrait avoir intérêt à s’appuyer, au-delà de Washington, sur d’autres partenaires.
Thierry de Montbrial : « Face à la volonté américaine de contrer la Chine, l’Allemagne devra faire de vrais choix »
Entre élargir ses relations avec Moscou et Pékin ou, au contraire, renforcer sa dépendance à l’égard de Washington, l’Allemagne est confrontée à un dilemme déterminant pour l’avenir de l’Europe et du système international, analyse, dans une tribune au « Monde », le président de l’Institut français des relations internationales.
L'intelligence artificielle au cœur de la compétition sino-américaine
Dans un épais rapport de plus de 700 pages publié début mars, la Commission américaine à la sécurité nationale pour l’intelligence artificielle (NSCAI) a rendu des conclusions alarmistes: le développement de l’intelligence artificielle va bouleverser l’ordre des conflits à venir.
Les relations géopolitiques à l'heure de la pandémie de Covid 19
Myriam Encaoua reçoit Thomas Gomart, directeur de l'IFRI. Il analyse les relations géopolitiques dans le monde à l'heure de la pandémie de Covid 19.
« Pékin cherche en permanence à tester la volonté américaine »
Alors que la Chine multiplie les déclarations martiales, Thomas Gomart, chercheur à l’Institut français des relations internationales, fait le point sur la rivalité stratégique sino-américaine.
L'Occident face au défi chinois
Le modèle occidental, hégémonique depuis la fin de la guerre froide, est maintenant contesté avec succès par la Chine, qui parvient à s'imposer comme un joueur incontournable dans un nombre croissant de pays.
Guerre intégrale et défis géopolitiques
La pandémie mondiale a modifié les équilibres entre Asie et Occident, et scellé la rupture entre la Chine et les États-Unis, accentuant le basculement du monde vers l'Est.
Thomas Gomart : " Washington et Pékin veulent contrôler le thermostat "
Sa thèse portait sur les relations franco-soviétiques à la fin des années 1950, mais Thomas Gomart, directeur de l'institut français des relationsinternationales (IFRI) est définitivement un enfant du post-soviétisme. Fils de militaire, catholique, fortement inspiré par la correspondance de Teilhard de Chardin dans les tranchées de la guerre de 14-18, l’homme est un décortiqueur de tendances et de doctrines.
Vers la deuxième croisade ?
Du point de vue européen, la prise de conscience d’une possible pandémie date exactement d’un an. La vague est arrivée. Elle a submergé le monde, avec beaucoup de victimes directes et plus encore de dommages collatéraux.
Les perspectives de la relation sino-américaine en 2021
L’arrivée de Joe Biden à la présidence des États-Unis devrait faire évoluer la relation de ce pays avec la Chine, sans pour autant revenir à la situation de l’ère pré-Trump. La relation sino-américaine aura des implications pour l’Union européenne.
L’Europe dans le monde : pour une refondation, modeste et efficace
Cette triste année s’achève avec une pandémie qui continue de battre son plein sur une grande partie de la planète, en particulier aux États-Unis et en Europe, sans autre perspective rassurante que celle du ou plutôt des vaccins, ce qui est déjà beaucoup. Mais ce n’est pas sur ce sujet que je souhaite mettre l’accent dans cette huitième lettre, la dernière pour 2020.
Le COVID-19 et la fin de l'innocence technologique
Le COVID-19 agit comme un catalyseur dans les relations internationales. Il accélère et amplifie des tendances qu’on voyait poindre avant la crise, comme le rôle central et croissant du cyberespace, la consécration d’un capitalisme de surveillance ou l’aiguisement de la rivalité sino-américaine. L’Europe est en train de devenir un champ d’affrontement majeur entre Washington et Pékin. Le maintien d’une souveraineté européenne passera par des investissements importants, notamment dans la 5G.
Quand Washington appelle à la «réévaluation fondamentale» de sa relation avec la Chine
Dans un rapport publié en mai qui a valeur de feuille de route, la Maison Blanche liste les actions menaçantes de Pékin et mentionne ses points de divergence avec le régime chinois qu'elle accuse de «transformer l’ordre international pour l’aligner sur les intérêts et l’idéologie du PCC». Et se dit prête à une «compétition de long terme».
De l’Indo-Pacifique à l’Océanie : une part oubliée du monde ?
Le concept d’Indo-Pacifique tente d’unifier une très vaste région dans une stratégie de parade à l’affirmation de la puissance chinoise. Mais cette région, historiquement et géographiquement, relève de définitions multiples. Elle est aujourd’hui un point d’appui fondamental pour la puissance américaine, et le cœur de l’économie mondialisée. Elle réunit les problèmes posés par de multiples dialectiques locales et par de pressants enjeux mondiaux : environnement, migrations...
La stratégie indopacifique de l’administration Trump : une difficile émergence
L’administration Trump a initié une nouvelle stratégie pour l’Indo-Pacifique. Cette stratégie vise avant tout à endiguer l’expansion chinoise, en développant le partenariat avec l’Inde et les coopérations en Asie du Sud-Est. Mais cette posture renforce un jeu à somme nulle qui incite les partenaires de Washington à la prudence. La capacité des États-Unis à proposer une alternative à Pékin s’érode tandis que les États de cette région cherchent à affirmer leur autonomie stratégique.
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