Quelle dimension européenne pour la dissuasion nucléaire française ?
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En savoir plus sur nos programmes de soutienFace à la rhétorique nucléaire de Vladimir Poutine et à la perspective d'un désengagement américain en cas de réélection de Donald Trump, le débat sur le rôle de la dissuasion nucléaire française dans la défense de l'Europe revient sur le devant de la scène.
Face à la rhétorique nucléaire de Vladimir Poutine et à la perspective d'un désengagement américain en cas de réélection de Donald Trump, le débat sur le rôle de la dissuasion nucléaire française dans la défense de l'Europe revient sur le devant de la scène.
Le discours du président Emmanuel Macron en février 2020 sur la stratégie de défense et de dissuasion de la France précise ainsi que les "intérêts vitaux de la France" ont une "dimension européenne", un fait rappelé depuis à plusieurs reprises, que ce soit lors de la présentation de la Revue nationale stratégique 2022 ou, plus récemment, face à des cadres de l'armée suédoise lors d'une conférence à l'Université de défense en Suède.
Cette dimension européenne de la dissuasion française, et les débats qui l'accompagnent, n'est pas récente. Cependant, elle recouvre une importance particulière aujourd'hui, dans un contexte de retour du fait nucléaire dans les rapports de force : rhétorique nucléaire décomplexée de la part de la Russie, montée en puissance de l'arsenal nucléaire chinois, ou risque de prolifération au Moyen-Orient. De plus, la construction européenne et l'imbrication croissante des pays européenns, rendent plus compréhensibles cette interconnexion des intérêts vitaux.
Ainsi, dans le contexte d'un désir français d'une "autonomie stratégique européenne", ou tout du moins d'une défense européenne plus assumée, quelle pourrait être la place de la dissuasion nucléaire française dans cette architecture européenne de défense ? Quelles propositions concrètes sont envisageables, et comment cette dimension européenne de la dissuasion nucléaire française est-elle comprise par les alliés de la France ?
Intervenants :
Ulrike Franke
chercheuse senior à l'European Council on Foreign Relations (ECFR)
Jean-Louis Lozier
conseiller pour les affaires nucléaires à l'Ifri
Jean-Dominique Merchet
journaliste à L'Opinion et auteur de Sommes-nous prêts pour la guerre ? (Robert Laffont)
Présidence :
Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri, responsable du programme Dissuasion et prolifération
Ce débat se déroulera en français, uniquement en présentiel, et sous la règle de Chatham House.
L'accès est réservé aux personnes ayant reçu une invitation nominative.
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