Dissuasion et prolifération
Les enjeux liés à la dissuasion nucléaire et à la prolifération des armes reviennent dans les rapports de force entre États. Chine, Russie, Iran, Corée du Nord : les arsenaux s’accroissent et se modernisent.
Sujets liés
Moyen-Orient : reprise de la guerre Iran-USA, le régime iranien a-t-il intérêt à une guerre au long cours ?
Bérengère Bonte reçoit Sophia Mahroug, professeure Assistante à la Sorbonne Abou Dabi et Héloïse Fayet, chercheuse à l’Institut français des relations internationales, spécialiste des questions de défense, au sujet de la reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis.
Le Japon face à l’arme nucléaire. Entre dissuasion élargie et dilemmes normatifs
Depuis la fin des années 1950, la politique japonaise en matière d’armes nucléaires repose sur la coexistence de deux logiques normatives concurrentes : le rejet de l’arme nucléaire, ancré dans l’héritage de Hiroshima et de Nagasaki, et la reconnaissance du rôle central de la dissuasion nucléaire élargie américaine pour la sécurité du Japon.
« Il faut faire front face aux menaces qui se précisent », soutient le vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier face au défi russe
Le vice-amiral d’escadre (2e section) Jean-Louis Lozier, ancien commandant de sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) et ancien chef de la division des forces nucléaires à l’état-major des armées défend une dissuasion française crédible et ouverte à un dialogue stratégique avec les alliés européens.
Tir de missile balistique par la Chine : une démonstration de force qui inquiète ses voisins du Pacifique — Selon Marc Julienne : « Le contexte général est la montée en puissance de la dissuasion nucléaire chinoise, à la fois en quantité et en qualité. Mais la trajectoire du tir vers le Pacifique sud est troublante, dans la mesure où la région ne comprend aucun pays doté. Elle pose question sur le message que la Chine veut envoyer et à qui ».
cité par Harold Thibault dans Le Monde
La Chine teste un missile intercontinental, le Pacifique s’inquiète
Pékin a mené ce lundi 6 juillet son premier tir depuis un sous-marin lanceur d’engins depuis 1982. Cette démonstration de ses capacités de dissuasion nucléaire envoie un signal aux Etats-Unis, mais aussi aux pays du Pacifique sud où le missile est probablement tombé.
Clément Therme : « Il existe une ambiguïté autour de l’interprétation des termes du “mémorandum d’entente”, notamment en ce qui concerne le dossier libanais »
Le chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Clément Therme, évoque une ambiguïté autour de l’interprétation des clauses du “mémorandum d’entente”, notamment concernant le dossier libanais, la manière dont sont gérées les négociations en Suisse et les communications avec les centres de décision à Washington et à Téhéran. Il soulève également des questions sur la volonté des États-Unis de transférer des fonds à l’Iran en échange du respect de ses engagements.
Stabilité sous pression. Un point de vue pakistanais sur la dissuasion nucléaire après Pahalgam
La crise indo-pakistanaise de mai 2025, survenue après l’attaque de Pahalgam, a relancé un débat familier mais incomplet : la dissuasion nucléaire a-t-elle fonctionné, ou a-t-elle simplement permis aux deux parties de mener une guerre limitée sous l’ombre du nucléaire ? La meilleure réponse est que la dissuasion a fonctionné au niveau pour lequel elle a été conçue. Elle a empêché une guerre généralisée ainsi qu’une escalade verticale incontrôlée, tout en maintenant les armes nucléaires à l’arrière-plan. En revanche, elle n’a pas empêché l’Inde de chercher à se ménager un espace d’action conventionnelle, ni le Pakistan de répondre par des moyens conventionnels afin de rétablir la crédibilité de sa dissuasion.
« Un accord global ne peut pas se faire en 60 jours » : l'Iran prêt à négocier longtemps sur le nucléaire tout en espérant un bol d'air économique rapide
L'Iran a accepté de discuter avec les Etats-Unis d'une dilution de ses stocks d'uranium enrichi sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique. En contrepartie, Téhéran espère trouver un ballon d'oxygène avec les incitations financières promises.
Paix entre l'Iran et les États-Unis : un accord de papier ?
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord le 15 juin 2026. Il doit encore être signé, a priori en Suisse le 19 juin 2026, en présence du vice-président J. D. Vance et peut-être aussi de Donald Trump.
Iran : répression intérieure et contournement extérieur
Clément Therme est l’auteur de « Iran-Israël : la guerre idéologique » (éditions Tallandier) et répond ici aux questions de La Revue Civique. Chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’IFRI (institut français des relations internationales) et chercheur non-résident à l’Institut international d’études iraniennes (Rasanah), il est également membre du CETOBAC à l’EHESS et chercheur associé au Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (CRISES), chargé de cours à l’Université de Montpellier Paul-Valéry et à Sciences Po Paris.
Les fausses promesses du Golden Dome. Incertitudes d’un projet déstabilisateur
Le Golden Dome, annoncé dans le Bureau ovale en mai 2025 par Donald Trump, est un projet de système de défense antimissile visant à protéger l’intégralité du territoire américain contre les menaces balistiques, hypersoniques, de croisière et autres missiles avancés. Inspiré du système israélien Iron Dome et de l’Initiative de défense stratégique (IDS) des années 1980, ce programme s’appuie sur une architecture multicouche intégrant des capteurs et des intercepteurs, dont une composante spatiale comprenant des intercepteurs orbitaux capables de détruire des missiles lors de leur phase de lancement.
Le régime iranien face à ses guerres
Le Collimateur plonge aujourd’hui dans la structure et dans les dynamiques internes du régime iranien et sur sa confrontation avec Israël, avec Clément Therme (Université de Montpellier Paul-Valéry), chercheur associé au Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et auteur de « Israël-Iran, la guerre idéologique » (Edition Tallandier).
Nucléaire, opération dissuasion
Face à la dégradation des relations transatlantiques et aux recompositions géopolitiques récentes, de quelles options l’Europe dispose-t-elle pour se protéger ? Seule puissance nucléaire indépendante du continent, la France se retrouve au cœur des réflexions stratégiques à l'heure où se pose la question d’une dissuasion commune.
La dissuasion avancée, une évolution de la dissuasion nucléaire française
Le 2 mars 2026, depuis la base stratégique de l’Île Longue, le président de la République a annoncé une nouvelle étape pour la dissuasion nucléaire française : la « dissuasion avancée », accompagnée d’un rehaussement de l’arsenal.
Les enjeux de la 11e Conférence d’examen du TNP. Un régime fragilisé par la compétition stratégique
Le 27 avril 2026 s’ouvre à New York la 11e conférence d’examen (RevCon) du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dans un contexte de forte compétition stratégique. Réunissant pendant un mois les 191 États parties au TNP , elle vise à faire le point sur le fonctionnement du Traité, son implémentation, et plus largement l’état de la non-prolifération et du désarmement, afin d’aboutir à un document dit « de consensus » autour des principaux défis et menaces pour le régime de non-prolifération.
Uranium enrichi : transfert, dilution… Quelles options pour le stock iranien ?
Alors que la question du stock d’uranium enrichi iranien devra nécessairement être réglée pour mettre fin à la guerre, son avenir pose question.
L'Iran est-il sur le point d'avoir la bombe nucléaire ?
L’Iran peut-il encore obtenir l’arme nucléaire ? C’est quoi exactement le “seuil nucléaire” ? Mais où est caché l’uranium enrichi ? Et au fait, à quoi ça ressemble ?
La dissuasion nucléaire française à l’épreuve d’un nouvel ordre européen – Analyse du discours présidentiel du 2 mars 2026
Le discours du 2 mars 2026 du président de la République sur la dissuasion nucléaire marque une inflexion stratégique importante dans un contexte international dégradé. Entre menace russe persistante et incertitudes sur les garanties de sécurité américaines, la France affirme une ambition renforcée pour la défense européenne. La notion de « dissuasion avancée » et les évolutions capacitaires annoncées par Emmanuel Macron esquissent ainsi une nouvelle étape, à la fois structurante et durable.
De la dissuasion avancée
Le 2 mars 2026, Emmanuel Macron a prononcé un discours à l’île Longue, qui signe son double mandat. Six ans après son intervention à l’École militaire consacrée à la dissuasion nucléaire, il a donné une inflexion majeure à une politique engagée depuis plus de soixante-cinq ans. Il faut toujours rappeler le lien consubstantiel entre la Cinquième République et le fait nucléaire.
Moyen-Orient : la supériorité militaire d’Israël et des États-Unis à l’épreuve du réel
L’opération états-unienne en Iran révèle une forme d’« israélisation » de ses méthodes, qui remonte aux années de « guerre contre le terrorisme ». Une fuite en avant dans le tout-technologique qui fait l’impasse sur le politique et nourrit les dérives autocratiques.
Le Japon face à l’arme nucléaire. Entre dissuasion élargie et dilemmes normatifs
Depuis la fin des années 1950, la politique japonaise en matière d’armes nucléaires repose sur la coexistence de deux logiques normatives concurrentes : le rejet de l’arme nucléaire, ancré dans l’héritage de Hiroshima et de Nagasaki, et la reconnaissance du rôle central de la dissuasion nucléaire élargie américaine pour la sécurité du Japon.
Stabilité sous pression. Un point de vue pakistanais sur la dissuasion nucléaire après Pahalgam
La crise indo-pakistanaise de mai 2025, survenue après l’attaque de Pahalgam, a relancé un débat familier mais incomplet : la dissuasion nucléaire a-t-elle fonctionné, ou a-t-elle simplement permis aux deux parties de mener une guerre limitée sous l’ombre du nucléaire ? La meilleure réponse est que la dissuasion a fonctionné au niveau pour lequel elle a été conçue. Elle a empêché une guerre généralisée ainsi qu’une escalade verticale incontrôlée, tout en maintenant les armes nucléaires à l’arrière-plan. En revanche, elle n’a pas empêché l’Inde de chercher à se ménager un espace d’action conventionnelle, ni le Pakistan de répondre par des moyens conventionnels afin de rétablir la crédibilité de sa dissuasion.
Les fausses promesses du Golden Dome. Incertitudes d’un projet déstabilisateur
Le Golden Dome, annoncé dans le Bureau ovale en mai 2025 par Donald Trump, est un projet de système de défense antimissile visant à protéger l’intégralité du territoire américain contre les menaces balistiques, hypersoniques, de croisière et autres missiles avancés. Inspiré du système israélien Iron Dome et de l’Initiative de défense stratégique (IDS) des années 1980, ce programme s’appuie sur une architecture multicouche intégrant des capteurs et des intercepteurs, dont une composante spatiale comprenant des intercepteurs orbitaux capables de détruire des missiles lors de leur phase de lancement.
Les enjeux de la 11e Conférence d’examen du TNP. Un régime fragilisé par la compétition stratégique
Le 27 avril 2026 s’ouvre à New York la 11e conférence d’examen (RevCon) du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dans un contexte de forte compétition stratégique. Réunissant pendant un mois les 191 États parties au TNP , elle vise à faire le point sur le fonctionnement du Traité, son implémentation, et plus largement l’état de la non-prolifération et du désarmement, afin d’aboutir à un document dit « de consensus » autour des principaux défis et menaces pour le régime de non-prolifération.
La dissuasion nucléaire française à l’épreuve d’un nouvel ordre européen – Analyse du discours présidentiel du 2 mars 2026
Le discours du 2 mars 2026 du président de la République sur la dissuasion nucléaire marque une inflexion stratégique importante dans un contexte international dégradé. Entre menace russe persistante et incertitudes sur les garanties de sécurité américaines, la France affirme une ambition renforcée pour la défense européenne. La notion de « dissuasion avancée » et les évolutions capacitaires annoncées par Emmanuel Macron esquissent ainsi une nouvelle étape, à la fois structurante et durable.
Attention à la marche : une évaluation des options nucléaires de l'Europe
Depuis le début de la guerre en Ukraine, voire l'invasion de la Crimée, l'Europe fait face à une nouvelle réalité nucléaire. La politique révisionniste russe et la coercition nucléaire a réintroduit la menace d'une escalade sur le continent, soulignant l'importance d'une dissuasion nucléaire crédible. Dans le même temps, la dépendance historique de l'Europe à la dissuasion élargie américaine semble plus fragile que jamais. Ces développements obligent les Européens à réfléchir à leurs options nucléaires.
Vers une nouvelle maîtrise des armements ? Défis et opportunités de l’expiration de New START
Signé en 2010 entre Barack Obama et Dmitri Medvedev pendant une période de détente entre les deux grandes puissances, New START (New Strategic Arms Reduction Treaty) devrait – sauf revirement de dernière minute – expirer le 5 février 2026. Héritier des grands traités de réduction des armements stratégiques de la guerre froide entre l’URSS et les États-Unis, ce traité a permis de réduire les arsenaux nucléaires russes et américains de plus de 30 % par rapport au début du XXIe siècle, en instaurant des limites quantitatives sur le nombre de têtes nucléaires stratégiques déployées – c’est-à-dire immédiatement utilisables – et des mécanismes de transparence et de vérification mutuelles.
Les tentations nucléaires de l'Arabie saoudite
L'intégration de l'Arabie saoudite sur la scène internationale et la stabilité régionale, notamment grâce à la réduction de sa dépendance aux énergies fossiles, sont des éléments essentiels à la réussite de la Vision 2030 du Royaume, la priorité absolue du prince héritier. Cependant, les déclarations de Mohammed ben Salmane en 2018 et 2021, indiquant que « si l'Iran développe une bombe nucléaire, nous ferons de même dès que possible », combinées aux récentes frappes contre des installations nucléaires iraniennes clés, ne présagent rien de bon pour l'avenir du Royaume, de la région et du régime de non-prolifération dans son ensemble.
L’Iran face à ses limites : 10 points sur les causes structurelles d’une cassure tactique
Proxies régionaux. Soutien de Moscou. Latence nucléaire. Dissuasion balistique. L’équilibre sur lequel Téhéran avait bâti sa doctrine a chancelé — avec une rapidité impressionnante. Une semaine après l’annonce d’un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, il est possible de dresser un bilan détaillé des raisons structurelles qui ont permis à Tel Aviv de déjouer les plans de la République islamique et de dégager des perspectives.
Les négociations États-Unis/Iran sur le nucléaire : les limites de la méthode Trump
Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, Israël a bombardé des cibles militaires et nucléaires en Iran, manifestant son impatience et son intransigeance devant la nucléarisation de la République islamique.
Moyen-Orient : reprise de la guerre Iran-USA, le régime iranien a-t-il intérêt à une guerre au long cours ?
Bérengère Bonte reçoit Sophia Mahroug, professeure Assistante à la Sorbonne Abou Dabi et Héloïse Fayet, chercheuse à l’Institut français des relations internationales, spécialiste des questions de défense, au sujet de la reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis.
« Il faut faire front face aux menaces qui se précisent », soutient le vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier face au défi russe
Le vice-amiral d’escadre (2e section) Jean-Louis Lozier, ancien commandant de sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) et ancien chef de la division des forces nucléaires à l’état-major des armées défend une dissuasion française crédible et ouverte à un dialogue stratégique avec les alliés européens.
La Chine teste un missile intercontinental, le Pacifique s’inquiète
Pékin a mené ce lundi 6 juillet son premier tir depuis un sous-marin lanceur d’engins depuis 1982. Cette démonstration de ses capacités de dissuasion nucléaire envoie un signal aux Etats-Unis, mais aussi aux pays du Pacifique sud où le missile est probablement tombé.
Clément Therme : « Il existe une ambiguïté autour de l’interprétation des termes du “mémorandum d’entente”, notamment en ce qui concerne le dossier libanais »
Le chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Clément Therme, évoque une ambiguïté autour de l’interprétation des clauses du “mémorandum d’entente”, notamment concernant le dossier libanais, la manière dont sont gérées les négociations en Suisse et les communications avec les centres de décision à Washington et à Téhéran. Il soulève également des questions sur la volonté des États-Unis de transférer des fonds à l’Iran en échange du respect de ses engagements.
« Un accord global ne peut pas se faire en 60 jours » : l'Iran prêt à négocier longtemps sur le nucléaire tout en espérant un bol d'air économique rapide
L'Iran a accepté de discuter avec les Etats-Unis d'une dilution de ses stocks d'uranium enrichi sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique. En contrepartie, Téhéran espère trouver un ballon d'oxygène avec les incitations financières promises.
Paix entre l'Iran et les États-Unis : un accord de papier ?
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord le 15 juin 2026. Il doit encore être signé, a priori en Suisse le 19 juin 2026, en présence du vice-président J. D. Vance et peut-être aussi de Donald Trump.
Iran : répression intérieure et contournement extérieur
Clément Therme est l’auteur de « Iran-Israël : la guerre idéologique » (éditions Tallandier) et répond ici aux questions de La Revue Civique. Chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l’IFRI (institut français des relations internationales) et chercheur non-résident à l’Institut international d’études iraniennes (Rasanah), il est également membre du CETOBAC à l’EHESS et chercheur associé au Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (CRISES), chargé de cours à l’Université de Montpellier Paul-Valéry et à Sciences Po Paris.
Nucléaire, opération dissuasion
Face à la dégradation des relations transatlantiques et aux recompositions géopolitiques récentes, de quelles options l’Europe dispose-t-elle pour se protéger ? Seule puissance nucléaire indépendante du continent, la France se retrouve au cœur des réflexions stratégiques à l'heure où se pose la question d’une dissuasion commune.
La dissuasion avancée, une évolution de la dissuasion nucléaire française
Le 2 mars 2026, depuis la base stratégique de l’Île Longue, le président de la République a annoncé une nouvelle étape pour la dissuasion nucléaire française : la « dissuasion avancée », accompagnée d’un rehaussement de l’arsenal.
Uranium enrichi : transfert, dilution… Quelles options pour le stock iranien ?
Alors que la question du stock d’uranium enrichi iranien devra nécessairement être réglée pour mettre fin à la guerre, son avenir pose question.
Moyen-Orient : reprise de la guerre Iran-USA, le régime iranien a-t-il intérêt à une guerre au long cours ?
Bérengère Bonte reçoit Sophia Mahroug, professeure Assistante à la Sorbonne Abou Dabi et Héloïse Fayet, chercheuse à l’Institut français des relations internationales, spécialiste des questions de défense, au sujet de la reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis.
Clément Therme : « Il existe une ambiguïté autour de l’interprétation des termes du “mémorandum d’entente”, notamment en ce qui concerne le dossier libanais »
Le chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), Clément Therme, évoque une ambiguïté autour de l’interprétation des clauses du “mémorandum d’entente”, notamment concernant le dossier libanais, la manière dont sont gérées les négociations en Suisse et les communications avec les centres de décision à Washington et à Téhéran. Il soulève également des questions sur la volonté des États-Unis de transférer des fonds à l’Iran en échange du respect de ses engagements.
Paix entre l'Iran et les États-Unis : un accord de papier ?
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord le 15 juin 2026. Il doit encore être signé, a priori en Suisse le 19 juin 2026, en présence du vice-président J. D. Vance et peut-être aussi de Donald Trump.
Le régime iranien face à ses guerres
Le Collimateur plonge aujourd’hui dans la structure et dans les dynamiques internes du régime iranien et sur sa confrontation avec Israël, avec Clément Therme (Université de Montpellier Paul-Valéry), chercheur associé au Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et auteur de « Israël-Iran, la guerre idéologique » (Edition Tallandier).
Nucléaire, opération dissuasion
Face à la dégradation des relations transatlantiques et aux recompositions géopolitiques récentes, de quelles options l’Europe dispose-t-elle pour se protéger ? Seule puissance nucléaire indépendante du continent, la France se retrouve au cœur des réflexions stratégiques à l'heure où se pose la question d’une dissuasion commune.
La dissuasion avancée, une évolution de la dissuasion nucléaire française
Le 2 mars 2026, depuis la base stratégique de l’Île Longue, le président de la République a annoncé une nouvelle étape pour la dissuasion nucléaire française : la « dissuasion avancée », accompagnée d’un rehaussement de l’arsenal.
L'Iran est-il sur le point d'avoir la bombe nucléaire ?
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Le nucléaire israélien est-il un sujet tabou ?
Samedi 21 mars 2026, un missile balistique iranien a frappé un quartier résidentiel de Dimona, en Israël. Le bilan s'élève à des dizaines de blessés. Au-delà de l'attaque, l'Iran met en garde le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, et souligne sa capacité à frapper le programme nucléaire israélien.
Iran : autopsie d'un régime qui bouge encore
Dans cet épisode enregistré le 20 mars 2026, Marc Hecker reçoit Sophia Mahroug, maître de conférences à la Sorbonne Abou Dhabi et auteure d'une thèse doublement primée sur le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Des missiles et des hommes
Entre l'héritage antinucléaire des "99 Luftballons" de Nena et les récentes annonces stratégiques d'Emmanuel Macron, Berlin et Paris tentent un rapprochement historique : celui de la dissuasion nucléaire élargie. Groupe de pilotage conjoint, parapluie élargi et enjeux industriels : dans cet épisode, on décrypte ce dossier "atomique" qui pourrait bien redéfinir l'avenir de la défense européenne. Mais attention à ce qu'il ne devienne pas radioactif pour la politique allemande ! Le pacifisme allemand est-il compatible avec la dissuasion française ?
Iran : comment le régime parvient à se maintenir
Malgré la mort du Guide suprême dès le début du conflit, le régime iranien menace toujours la circulation dans le détroit d’Ormuz. L’Iran est-il prêt à une confrontation longue ? Héloïse Fayet, chercheuse à l’Ifri, répond.
Dissuasion nucléaire : l’offre de la France à l’Europe
Le 2 mars à l'Ile Longue, Emmanuel Macron a annoncé le renforcement de la dissuasion nucléaire française, désormais élargie à l'Europe. Quelles sont les conditions de cette dissuasion avancée ? Signerait-elle la fin du parapluie nucléaire américain en Europe ? Et quelles réactions des Européens ?
Dissuasion nucléaire : ce qui change après le discours d’Emmanuel Macron
Lors de son discours très attendu sur la dissuasion nucléaire, le 2 mars, Emmanuel Macron a annoncé la création d'une dissuasion avancée. La chercheuse Héloïse Fayet décrypte cette notion pour Le Monde.
Dissuasion nucléaire : la France prête à ouvrir son parapluie aux Européens ?
Lundi 2 mars, Emmanuel Macron a prononcé un discours sur la base de l’île Longue qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Le chef d’État a infléchi la doctrine nucléaire française en annonçant la mise en place d’une "dissuasion avancée" en collaboration avec certains pays européens, offrant ainsi la "possibilité pour les partenaires de participer aux exercices de dissuasion française".
Nucléaire et dissuasion française : le grand oral du président
À quelques jours du discours d’Emmanuel Macron sur la dissuasion française qui sera prononcé lundi prochain à Brest, le Collimateur examine ce que celui-ci représente et ce qu’on peut en attendre, avec Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri et reponsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération.
Replay - Conférence avec Chris Wright, Secrétaire à l'Énergie des États-Unis
Reçu à l'Institut français des relations internationales, Chris Wright a exposé sa vision d'une politique énergétique américaine structurée autour de deux axes : la réalité humaine de l'accès à l'énergie, et une approche fondée sur les données chiffrées. Pour le Secrétaire, l'énergie constitue le fondement de la prospérité, de la santé et de l'allongement de l'espérance de vie à l'échelle mondiale. Sa doctrine repose sur une ambition de "dominance énergétique" américaine — non pas seulement l'indépendance, mais la capacité à produire massivement afin de réduire les coûts intérieurs, réindustrialiser le pays et soutenir les alliés des États-Unis.
En Syrie, des promesses en chantier
Depuis la chute du régime Assad il y a un an, la levée des sanctions occidentales a ouvert le marché syrien et suscité de nombreuses promesses de reconstruction. Ces dernières peinent toutefois à se concrétiser, les bailleurs restant frileux face à l'instabilité sécuritaire et économique du pays.
Fin du traité New Start : le risque de la course à l’armement nucléaire
Jeudi dernier, le traité New Start a expiré, mettant fin au dernier accord juridiquement contraignant entre Washington et Moscou sur la limitation des arsenaux nucléaires stratégiques : une première depuis plus d’un demi-siècle. Entrons-nous dans une nouvelle ère de prolifération nucléaire ?
Iran, Syrie, Irak : les convulsions du Moyen-Orient
Tandis que le régime iranien s’enfonce dans une répression meurtrière, au bilan vertigineux d'au moins 30 000 victimes, les Kurdes de Syrie peinent à trouver un accord avec Damas et son nouveau président, Ahmed al-Charaa. Le Moyen-Orient vit-il un moment de bascule ?
« A House of Dynamite » [Dans le bunker #77]
Le Collimateur se penche aujourd’hui sur un récent film Netflix qui a polarisé l’attention du public sur les questions nucléaires et fait réagir l’administration américaine : « A House of Dynamite » de Kathryn Bigelow, avec Héloïse Fayet (Ifri).
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