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La diplomatie des otages de Téhéran. Le cas des Européens détenus en Iran

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La diplomatie des otages de la République islamique d’Iran désigne une stratégie politique et diplomatique dans laquelle Téhéran utilise la détention de citoyens occidentaux, de binationaux ou de citoyens iraniens résidant en Europe, en Australie ou aux États-Unis comme levier dans les négociations diplomatiques. Cette pratique vise à exercer une pression pour obtenir des concessions politiques, économiques ou diplomatiques dans le cadre de la stratégie de Téhéran dite de la réponse asymétrique. 

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Richard Ratcliffe le 13e jour de sa grève de la faim devant le ministère des Affaires étrangères britannique pour obtenir le retour d’Iran de sa femme Nazanin Zaghari-Ratcliffe, Londres - 5 novembre 2021
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La diplomatie des otages reste un outil controversé mais efficace du point de vue de la République islamique d’Iran dans un contexte de sanctions économiques et d’isolement diplomatique.

Les efforts européens pour dissuader cette pratique, comme les sanctions ciblées contre les responsables iraniens impliqués, n’ont pas permis d’avancées significatives depuis les années 2000. Ce phénomène illustre les tensions entre les exigences de souveraineté nationale revendiquées par Téhéran et les normes internationales sur les droits humains et la diplomatie.

La diplomatie des otages est largement critiquée par les organisations de défense des droits humains et les gouvernements occidentaux. Dans le cas des otages européens, cette pratique aggrave les tensions entre l’Iran et les pays concernés, rendant les négociations plus complexes. Vue d’Europe, la République islamique restera perçue comme un acteur diplomatique peu fiable tant que durera cette pratique.

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Contenu disponible en :

ISBN / ISSN

979-10-373-0962-4

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La diplomatie des otages de Téhéran. Le cas des Européens détenus en Iran

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Auteur(s)
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Clément Therme

Clément THERME

Intitulé du poste

Chercheur associé, Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri

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Mosquée Süleymaniye, Istanbul, Turquie
Programme Turquie/Moyen-Orient
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Le programme Turquie/Moyen-Orient de l’Ifri fournit une expertise sur l’évolution des systèmes politiques, des sociétés et des économies de la région. Il se focalise d’une part sur les évolutions en Turquie et au Levant (influences turque et iranienne, risque de morcellement des États de la région, recompositions diplomatiques), et également au Maghreb (insertion du Maghreb dans les circuits mondiaux, relations politiques et économiques avec l’Europe et avec l’Afrique sub-saharienne…).

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L'escalade dans la continuité : la politique étrangère de l’Espagne envers Israël et la Palestine après le 7 octobre

Date de publication
05 mai 2026
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Au cours des deux dernières années, l’Espagne s’est imposée comme l’un des pays les plus vocaux dans son soutien à la cause palestinienne. Si Madrid s’est initialement alignée sur la position européenne dominante, reconnaissant le droit d’Israël à se défendre après les attaques du 7 octobre, elle s’en est rapidement distinguée de la plupart des États membres de l’Union européenne (UE) en remettant en question, puis en condamnant, la conduite de la guerre par Israël à Gaza.

Moussa BOUREKBA
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La reconnaissance de la Palestine par l'Australie : un cas où le statu quo prime sur la responsabilité

Date de publication
21 avril 2026
Accroche

Les attentats terroristes perpétrés par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 ont coûté la vie à plus d’un millier d’Israéliens, modifiant irrévocablement la perception internationale du conflit israélo-palestinien. Le gouvernement australien a fait part de son profond choc et de son dégoût face aux attaques du Hamas, tout en réaffirmant son soutien diplomatique et politique indéfectible à Israël. Mais à mesure que la riposte israélienne s’est davantage orientée vers la vengeance et qu’elle a servi de prétexte pour réaliser le rêve idéologique de longue date d’un Grand Israël, le soutien de l’Australie s’est fait plus discret et conditionnel.2 Cela a abouti à l’adhésion de l’Australie à la Grande-Bretagne, à la France et au Canada pour reconnaître officiellement un État palestinien lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025.

Martin KEAR
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La Russie, les Palestiniens et Gaza : ajustements après le 7 octobre

Date de publication
23 février 2026
Accroche

L'Union soviétique (URSS), puis la Fédération de Russie en tant que successeur légal internationalement reconnu, ont toujours cherché à jouer un rôle visible dans les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.

Dmitry MARYASIS
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Le Canada et la reconnaissance de l'État palestinien

Date de publication
26 janvier 2026
Accroche

Le 21 septembre 2025, le Canada est devenu le 148ème pays à reconnaître l'État palestinien. Cette mesure a été coordonnée avec le Royaume-Uni et l'Australie en face d'une forte opposition américaine et israélienne. 

Jeremy Wildeman Justine Dazé
Crédits image de la page
Richard Ratcliffe le 13e jour de sa grève de la faim devant le ministère des Affaires étrangères britannique pour obtenir le retour d’Iran de sa femme Nazanin Zaghari-Ratcliffe, Londres - 5 novembre 2021
© Dominic Dudley/Shutterstock.com

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Clément THERME, « La diplomatie des otages de Téhéran. Le cas des Européens détenus en Iran », Notes, Ifri, 13 décembre 2024.
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La diplomatie des otages de Téhéran. Le cas des Européens détenus en Iran