Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

« Un jeu paradoxal » : pourquoi la Russie se fait discrète sur la crise qui secoue l'Iran

Interventions médiatiques |

citée par Maëlane Loaëc dans

  TF1 Info 

 
Accroche

Malgré les menaces répétées de Trump de frapper le régime iranien, le Kremlin n'a pas encore réagi. Une déclaration n'est pas exclue dans les jours qui viennent, mais cette discrétion rappelle en tout cas le silence complet de Poutine sur la capture de Nicolas Maduro.

Image principale médiatique
Le président russe Vladimir Poutine serre la main du président iranien Masoud Pezeshkian lors d'une réunion en marge du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin, le 1er septembre 2025.
Le président russe Vladimir Poutine et le président iranien Masoud Pezeshkian au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin, le 1er septembre 2025.
Russian Presidential Office/UPI/Shutterstock
Table des matières
Table des matières
body

« L'aide est en route ». Tandis que la répression sanglante continue de faire rage en Iran, le président américain Donald Trump a appelé mardi 13 janvier les manifestants mobilisés à continuer de protester, promettant de les soutenir. Il a aussi affirmé que Washington agirait « de manière très forte » si des contestataires arrêtés étaient exécutés. Des menaces répétées, mais sans déclencher pour l'heure de réaction vive du côté de Moscou, pourtant soutien du régime de Téhéran. 

[...]

Quelques déclarations de la diplomatie russe… mais un Poutine mutique

[...]

Un silence particulièrement remarqué, d'autant que le dirigeant russe n'avait pas protesté non plus lorsqu'un pétrolier battant pavillon russe a été saisi par les autorités américaines dans l'Atlantique nord la semaine passée, sur fond de soupçon de contournement des sanctions américaines. Le ministère des Affaires étrangères s'est contenté d'accuser Washington d'attiser des « tensions militaires et politiques » et de préciser que l'équipage serait bien libéré, sans donner plus de suites à cet incident.

Autant de précautions qui laissent dire aux spécialistes que la Russie cherche bien à ménager l'administration américaine, avec un objectif en tête : garder la latitude qu'elle souhaite pour poursuivre son invasion en Ukraine. « L'enlisement dans ce conflit, depuis quatre ans, limite sa marge de manœuvre diplomatique en réduisant ainsi son influence sur tous les théâtres », constate Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie au sein de l'Ifri.

La guerre en Ukraine, "priorité absolue" du Kremlin

En particulier, « défendre d'une manière ou d'une autre ses alliés, qui sont les ennemis de Donald Trump, revient à perdre les faveurs de ce dernier dont Vladimir Poutine a besoin pour consolider ses objectifs en Ukraine », décrypte l'experte, qui constate que le Kremlin se retrouve dans « un jeu paradoxal, en balançant sur une ligne de crête ». S'interdire de critiquer les actions de la Maison Blanche, en pleins pourparlers sur la fin de la guerre, « fait partie de cette stratégie qui réduit les acquis diplomatiques russes précédents, vis-à-vis du Sud global ».

[...]

 

> Lire l'article en entier sur le site de TF1 Info.

Decoration

Média

Nom du journal, revue ou émission
TF1 Info

Journaliste(s):

Journaliste
Maëlane Loaëc

Format

Catégorie journalistique
Article

Partager

Decoration
Auteurs
Photo
tatiana_jean_nb.jpg

Tatiana KASTOUÉVA-JEAN

Intitulé du poste

Directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Ifri

Crédits image de la page
Le président russe Vladimir Poutine et le président iranien Masoud Pezeshkian au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin, le 1er septembre 2025.
Russian Presidential Office/UPI/Shutterstock