Vladimir Poutine
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Pourquoi Poutine veut cadenasser les élections législatives ?
Est-ce « extrémiste » de publier la photo d’un opposant politique ? Aux yeux des autorités russes, cela peut suffire à poser problème. Du 18 au 20 septembre se tiennent les élections à la Douma, c’est-à-dire au Parlement russe. Certains candidats ont été exclus pour avoir, entre autres, publié des photos de l’ancien opposant Alexeï Navalny, mais aussi pour d’autres motifs parfois pour le moins surprenants.
Dans ce contexte électoral étroitement encadré, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l’Ifri, décrypte les mécanismes de contrôle du pouvoir russe et les marges de manœuvre de plus en plus réduites laissées à l’opposition.
En Russie, la guerre au cœur d’élections législatives sous contrôle du Kremlin
À partir du 18 septembre, les citoyens russes sont appelés aux urnes pour les élections législatives à la Douma, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre en Ukraine et par un contrôle politique renforcé. Si le Kremlin cherche à utiliser ce scrutin pour consolider le soutien à l’effort de guerre, l’opposition tente, malgré les restrictions, d’en faire un moment d’expression du désaccord avec le pouvoir et le conflit.
Les médias russes sous contrôle
En Russie, la sphère médiatique est, à l’image du champ politique, soumise à un contrôle croissant du pouvoir. Le documentaire « Mes amis indésirables » de Julia Loktev, présenté à la Mostra de Venise, retrace l’exil de jeunes journalistes russes contraints de quitter leur pays pour préserver leur liberté de parole. Dans ce contexte, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l’Ifri, décrypte l’arsenal législatif mis en place pour censurer les médias ainsi que le contrôle exercé par les autorités russes sur Internet.
Poutine peut-il entraîner l'Europe dans son escalade ?
Un drone russe a frappé la locomotive d'un train dimanche 13 septembre, à deux kilomètres des frontières de l'Union européenne et de l'OTAN. Le lendemain, douze pays européens se sont réunis au nord de la Finlande, pour acter le besoin de muscler la présence européenne en Arctique. L'hôte finlandais a rejoint l'initiative de la France sur la dissuasion nucléaire "avancée".
Poutine, fuite en avant ?
À l’approche des élections législatives de septembre 2026, le pouvoir russe verrouille toute contestation, tandis que les conséquences économiques et sociales de la guerre pèsent de plus en plus sur la population. Invitée de « Géopolitis » sur RTS, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Eurasie à l'Ifri, analyse ces tensions et leurs effets sur le pouvoir de Vladimir Poutine.
Russie : les élections et la guerre
Alors que les élections législatives russes se déroulent dans un contexte de contrôle politique renforcé, les effets de la guerre se font davantage sentir au sein de la société. Dans l’émission « Affaires étrangères » sur France Culture, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Eurasie à l’Ifri, intervient aux côtés d’autres experts pour décrypter les conséquences de cette situation sur la Russie et le pouvoir de Vladimir Poutine.
L’Allemagne face au triangle États-Unis, Russie, Chine : des changements de paradigme systémiques
Depuis la réunification, l’Allemagne a construit sa prospérité sur un ordre international fondé sur le libre-échange, le multilatéralisme et la stabilité géopolitique. Ce modèle reposait sur trois relations jugées complémentaires : la protection militaire américaine, l’approvisionnement énergétique russe et l’intégration économique avec la Chine. Pendant plusieurs décennies, Berlin a considéré ces interdépendances comme des facteurs de paix, de croissance et de sécurité.
Lutter contre la flotte fantôme. La France en action
La flotte fantôme, qui représente aujourd’hui 10 % de la flotte mondiale de navires de commerce et continue de croître, est un phénomène structurel alimenté par la surcapacité maritime et la logique de contournement des sanctions internationales, qui met au défi le monde maritime dans son ensemble.
Le miroir toxique de la Russie : comment un style politique qui a affaibli Moscou érode aujourd'hui la puissance américaine
Trois décennies après la fin de la guerre froide, certains traits d’un style politique longtemps associé au système autoritaire russe (mépris de l’État de droit, vision conspirationniste du monde, personnalisation du pouvoir et instrumentalisation de la vérité) deviennent de plus en plus visibles au sein des démocraties occidentales, et tout particulièrement aux États-Unis. En Russie, ce style n’a pas renforcé la puissance de l’État ; il a au contraire réduit ses marges de manœuvre stratégiques et contribué à son affaiblissement sur le long terme.
La Russie, les Palestiniens et Gaza : ajustements après le 7 octobre
L'Union soviétique (URSS), puis la Fédération de Russie en tant que successeur légal internationalement reconnu, ont toujours cherché à jouer un rôle visible dans les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.
La « Deathonomics » russe : coûts sociaux, politiques et économiques de la guerre en Ukraine
La présente Note analyse l’apparition d’un phénomène nouveau pour la société russe, désigné sous le terme d’« économie de la mort » (Deathonomics). Il s’agit de la formation, au cours des années de guerre en Ukraine, d’une force mercenaire venue compléter les systèmes soviétique (la conscription) et russe (l’armée professionnelle) au sein des forces armées. Vers la fin de l’année 2023, ce phénomène a conduit à faire du service militaire l’un des domaines d’activité les mieux rémunérés, ce qui n’avait pas été observé en Russie à une telle échelle depuis la fin du XVIIe siècle.
Vers une nouvelle maîtrise des armements ? Défis et opportunités de l’expiration de New START
Signé en 2010 entre Barack Obama et Dmitri Medvedev pendant une période de détente entre les deux grandes puissances, New START (New Strategic Arms Reduction Treaty) devrait – sauf revirement de dernière minute – expirer le 5 février 2026. Héritier des grands traités de réduction des armements stratégiques de la guerre froide entre l’URSS et les États-Unis, ce traité a permis de réduire les arsenaux nucléaires russes et américains de plus de 30 % par rapport au début du XXIe siècle, en instaurant des limites quantitatives sur le nombre de têtes nucléaires stratégiques déployées – c’est-à-dire immédiatement utilisables – et des mécanismes de transparence et de vérification mutuelles.
La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne
La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.
Europe-Russie : évaluation des rapports de force
Les pays européens ne peuvent plus éluder la « question russe » car la Russie a choisi la guerre. Ils disposent du potentiel nécessaire, c’est-à-dire des moyens économiques, des compétences militaires et du savoir-faire technologique pour faire face à la Russie d’ici 2030 à condition de faire preuve de volonté politique.
L’Allemagne face au triangle États-Unis, Russie, Chine : des changements de paradigme systémiques
Depuis la réunification, l’Allemagne a construit sa prospérité sur un ordre international fondé sur le libre-échange, le multilatéralisme et la stabilité géopolitique. Ce modèle reposait sur trois relations jugées complémentaires : la protection militaire américaine, l’approvisionnement énergétique russe et l’intégration économique avec la Chine. Pendant plusieurs décennies, Berlin a considéré ces interdépendances comme des facteurs de paix, de croissance et de sécurité.
Lutter contre la flotte fantôme. La France en action
La flotte fantôme, qui représente aujourd’hui 10 % de la flotte mondiale de navires de commerce et continue de croître, est un phénomène structurel alimenté par la surcapacité maritime et la logique de contournement des sanctions internationales, qui met au défi le monde maritime dans son ensemble.
Le miroir toxique de la Russie : comment un style politique qui a affaibli Moscou érode aujourd'hui la puissance américaine
Trois décennies après la fin de la guerre froide, certains traits d’un style politique longtemps associé au système autoritaire russe (mépris de l’État de droit, vision conspirationniste du monde, personnalisation du pouvoir et instrumentalisation de la vérité) deviennent de plus en plus visibles au sein des démocraties occidentales, et tout particulièrement aux États-Unis. En Russie, ce style n’a pas renforcé la puissance de l’État ; il a au contraire réduit ses marges de manœuvre stratégiques et contribué à son affaiblissement sur le long terme.
La Russie, les Palestiniens et Gaza : ajustements après le 7 octobre
L'Union soviétique (URSS), puis la Fédération de Russie en tant que successeur légal internationalement reconnu, ont toujours cherché à jouer un rôle visible dans les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.
La « Deathonomics » russe : coûts sociaux, politiques et économiques de la guerre en Ukraine
La présente Note analyse l’apparition d’un phénomène nouveau pour la société russe, désigné sous le terme d’« économie de la mort » (Deathonomics). Il s’agit de la formation, au cours des années de guerre en Ukraine, d’une force mercenaire venue compléter les systèmes soviétique (la conscription) et russe (l’armée professionnelle) au sein des forces armées. Vers la fin de l’année 2023, ce phénomène a conduit à faire du service militaire l’un des domaines d’activité les mieux rémunérés, ce qui n’avait pas été observé en Russie à une telle échelle depuis la fin du XVIIe siècle.
Vers une nouvelle maîtrise des armements ? Défis et opportunités de l’expiration de New START
Signé en 2010 entre Barack Obama et Dmitri Medvedev pendant une période de détente entre les deux grandes puissances, New START (New Strategic Arms Reduction Treaty) devrait – sauf revirement de dernière minute – expirer le 5 février 2026. Héritier des grands traités de réduction des armements stratégiques de la guerre froide entre l’URSS et les États-Unis, ce traité a permis de réduire les arsenaux nucléaires russes et américains de plus de 30 % par rapport au début du XXIe siècle, en instaurant des limites quantitatives sur le nombre de têtes nucléaires stratégiques déployées – c’est-à-dire immédiatement utilisables – et des mécanismes de transparence et de vérification mutuelles.
La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne
La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.
Europe-Russie : évaluation des rapports de force
Les pays européens ne peuvent plus éluder la « question russe » car la Russie a choisi la guerre. Ils disposent du potentiel nécessaire, c’est-à-dire des moyens économiques, des compétences militaires et du savoir-faire technologique pour faire face à la Russie d’ici 2030 à condition de faire preuve de volonté politique.
Pourquoi Poutine veut cadenasser les élections législatives ?
Est-ce « extrémiste » de publier la photo d’un opposant politique ? Aux yeux des autorités russes, cela peut suffire à poser problème. Du 18 au 20 septembre se tiennent les élections à la Douma, c’est-à-dire au Parlement russe. Certains candidats ont été exclus pour avoir, entre autres, publié des photos de l’ancien opposant Alexeï Navalny, mais aussi pour d’autres motifs parfois pour le moins surprenants.
Dans ce contexte électoral étroitement encadré, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l’Ifri, décrypte les mécanismes de contrôle du pouvoir russe et les marges de manœuvre de plus en plus réduites laissées à l’opposition.
En Russie, la guerre au cœur d’élections législatives sous contrôle du Kremlin
À partir du 18 septembre, les citoyens russes sont appelés aux urnes pour les élections législatives à la Douma, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre en Ukraine et par un contrôle politique renforcé. Si le Kremlin cherche à utiliser ce scrutin pour consolider le soutien à l’effort de guerre, l’opposition tente, malgré les restrictions, d’en faire un moment d’expression du désaccord avec le pouvoir et le conflit.
Les médias russes sous contrôle
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Un drone russe a frappé la locomotive d'un train dimanche 13 septembre, à deux kilomètres des frontières de l'Union européenne et de l'OTAN. Le lendemain, douze pays européens se sont réunis au nord de la Finlande, pour acter le besoin de muscler la présence européenne en Arctique. L'hôte finlandais a rejoint l'initiative de la France sur la dissuasion nucléaire "avancée".
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À l’approche des élections législatives de septembre 2026, le pouvoir russe verrouille toute contestation, tandis que les conséquences économiques et sociales de la guerre pèsent de plus en plus sur la population. Invitée de « Géopolitis » sur RTS, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Eurasie à l'Ifri, analyse ces tensions et leurs effets sur le pouvoir de Vladimir Poutine.
Russie : les élections et la guerre
Alors que les élections législatives russes se déroulent dans un contexte de contrôle politique renforcé, les effets de la guerre se font davantage sentir au sein de la société. Dans l’émission « Affaires étrangères » sur France Culture, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Eurasie à l’Ifri, intervient aux côtés d’autres experts pour décrypter les conséquences de cette situation sur la Russie et le pouvoir de Vladimir Poutine.
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À partir du 18 septembre, les citoyens russes sont appelés aux urnes pour les élections législatives à la Douma, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre en Ukraine et par un contrôle politique renforcé. Si le Kremlin cherche à utiliser ce scrutin pour consolider le soutien à l’effort de guerre, l’opposition tente, malgré les restrictions, d’en faire un moment d’expression du désaccord avec le pouvoir et le conflit.
Les médias russes sous contrôle
En Russie, la sphère médiatique est, à l’image du champ politique, soumise à un contrôle croissant du pouvoir. Le documentaire « Mes amis indésirables » de Julia Loktev, présenté à la Mostra de Venise, retrace l’exil de jeunes journalistes russes contraints de quitter leur pays pour préserver leur liberté de parole. Dans ce contexte, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l’Ifri, décrypte l’arsenal législatif mis en place pour censurer les médias ainsi que le contrôle exercé par les autorités russes sur Internet.
Poutine peut-il entraîner l'Europe dans son escalade ?
Un drone russe a frappé la locomotive d'un train dimanche 13 septembre, à deux kilomètres des frontières de l'Union européenne et de l'OTAN. Le lendemain, douze pays européens se sont réunis au nord de la Finlande, pour acter le besoin de muscler la présence européenne en Arctique. L'hôte finlandais a rejoint l'initiative de la France sur la dissuasion nucléaire "avancée".
Poutine, fuite en avant ?
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Russie : les élections et la guerre
Alors que les élections législatives russes se déroulent dans un contexte de contrôle politique renforcé, les effets de la guerre se font davantage sentir au sein de la société. Dans l’émission « Affaires étrangères » sur France Culture, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Eurasie à l’Ifri, intervient aux côtés d’autres experts pour décrypter les conséquences de cette situation sur la Russie et le pouvoir de Vladimir Poutine.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.