Intelligence artificielle : vers une nouvelle révolution militaire ?
L’intelligence artificielle (IA) est un enjeu de défense prioritaire pour les puissances militaires du XXIe siècle. Sans surprise, les États-Unis et la Chine sont aujourd’hui en tête de cette nouvelle course aux armements digitalisée.
En reproduisant les processus cognitifs au moyen d’algorithmes et de traitement automatisé du big data, l’IA est désormais capable d’effectuer un nombre grandissant de tâches spécifiques dans lesquelles elle surpasse les performances humaines. Appliquée au domaine militaire, elle permet de gérer et simuler l’environnement opérationnel, de détecter des menaces, de traiter et simplifier les masses de renseignement collectées et d’en livrer une analyse élémentaire. À ce titre, elle prolonge la révolution dans les affaires militaires survenue dans les années 1990 et se présente comme la voie principale de la supériorité tactique. Alors que l’automatisation s’affirme progressivement comme une nouvelle norme stratégique, les tenants d’un « humanisme militaire » soulignent cependant les limites de la technologie, le large éventail de contre-mesures et les risques d’une perte de contrôle, de déshumanisation de la guerre allant jusqu’à une remise en cause substantielle du métier de soldat. Si ces développements imposent de trouver à brève échéance un nouvel équilibre dans la relation homme-machine, l’avènement à plus long terme d’une IA dite « forte », entièrement autonome, pourrait transformer plus encore les dynamiques politico-militaires, voire altérer la nature même de la guerre.
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Intelligence artificielle : vers une nouvelle révolution militaire ?
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
Alors que la Russie et l'Ukraine s'affrontent dans une guerre d'usure où missiles et drones pleuvent dans la profondeur stratégique de l'adversaire, l'Iran use de sa puissance de feu, appuyée par sa main mise sur le détroit d'Ormuz, pour assurer la survie du régime. Dès lors, l'enjeu d'un modèle de feu performant pour les armées françaises apparaît comme crucial dans la construction d'une défense européenne et nationale crédible à l'aune d'un retour de la guerre de haute intensité.
Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français
En France, la politique étrangère fait partie de ce que l’on appelle le « domaine réservé » du président de la République. Depuis qu’il est entré en fonction, Emmanuel Macron n’a – à notre connaissance – jamais reconnu une quelconque influence de l’opinion publique sur sa politique étrangère.
Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe
Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?
Identifier la menace terroriste avec lucidité et objectivité
Il y a 20 ans, en 2006, le gouvernement français a produit un Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme. Un passage de ce document expliquait pourquoi la France rejetait le concept américain de « guerre globale contre le terrorisme », bien que des soldats français aient été déployés en Afghanistan dès 2001 au sein de la coalition menée par les Etats-Unis. La raison principale était juridique : qui dit guerre, dit législation d’exception. Mais elle était aussi stratégique : dans la mesure où des ressortissants de pays occidentaux rejoignent des groupes djihadistes, reconnaître un état de guerre pourrait conduire sur la pente glissante vers la guerre civile.