Les déplacés vénézuéliens en Amérique latine : une mise à l'épreuve de la solidarité régionale ?
Depuis 2015, les pays de l’Amérique du Sud sont confrontés au plus grand déplacement forcé de leur histoire. Plus de 5,6 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays dans des conditions difficiles, fuyant la détérioration des conditions de vie, la famine et le manque d’accès aux traitements médicaux et aux soins de base. 80 % de ces personnes se sont rendues dans d’autres pays sud-américains tels que la Colombie, le Pérou, l’Équateur ou le Chili, traversant parfois même une grande partie du continent à pied.
L’accueil des migrants et réfugiés vénézuéliens représente un défi majeur pour la région. L’Amérique du Sud a connu d’importants flux migratoires par le passé, dont les particularités ont inspiré la création de tout un ensemble d’institutions, de régimes, de coutumes et de cadres de gouvernance migratoire. Cette gouvernance est caractérisée par une conception ouverte aux migrations et aux droits des personnes migrantes.
Force est de constater que ce cadre n’a pas été appliqué pour faire face à cette crise migratoire. La démarche des pays d’Amérique latine s’est avérée décousue et erratique. La plupart d’entre eux ont opté pour des mesures restrictives, l’imposition des visas et l’expulsion des migrants tandis que d’autres, moins nombreux, ont décidé de respecter leurs traditions de bienveillance et d’accorder un droit de séjour aux Vénézuéliens.
Cette note revient sur la gouvernance des migrations en Amérique du latine et met en avant les défaillances de celle-ci face au déplacement de population le plus important que le continent ait connu. La note souligne le cas de la Colombie, qui accueille 1,7 million de Vénézuéliens et qui a progressivement choisi la voie de la régularisation en raison des réalités sociales, économiques et géographiques de la région.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Les déplacés vénézuéliens en Amérique latine : une mise à l'épreuve de la solidarité régionale ?
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.
Trump 2 : le sacre de l’intégralisme catholique post-libéral ?
Le cabinet de Donald Trump se caractérise par une présence notable de figures catholiques de premier plan, à l’instar du vice-président James D. Vance. Cette visibilité excède le poids démographique de l’électorat catholique aux États-Unis et marque l’aboutissement d’une stratégie d’influence sur le Parti républicain par des intellectuels catholiques, amorcée dans les années 1950 en réaction à l’idéologie « fusionniste » de ce dernier, laquelle cherchait à concilier conservatisme moral et libéralisme économique. Depuis 2016, des universitaires tels que Patrick Deneen et Adrian Vermeule ont développé un courant qualifié d’« intégralisme catholique » et promeuvent un nouveau projet politique : le post-libéralisme.
Vers une nouvelle politique étrangère démocrate ? Enjeux et recompositions à l’horizon des présidentielles de 2028
Sortant peu à peu de l’état de sidération dans lequel la réélection de Donald Trump les a plongés en novembre 2024, les Démocrates s’apprêtent à entrer en campagne pour les élections de mi-mandat de 2026, puis pour les primaires démocrates qui précéderont les présidentielles de 2028.