Les déplacés vénézuéliens en Amérique latine : une mise à l'épreuve de la solidarité régionale ?
Depuis 2015, les pays de l’Amérique du Sud sont confrontés au plus grand déplacement forcé de leur histoire. Plus de 5,6 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays dans des conditions difficiles, fuyant la détérioration des conditions de vie, la famine et le manque d’accès aux traitements médicaux et aux soins de base. 80 % de ces personnes se sont rendues dans d’autres pays sud-américains tels que la Colombie, le Pérou, l’Équateur ou le Chili, traversant parfois même une grande partie du continent à pied.
L’accueil des migrants et réfugiés vénézuéliens représente un défi majeur pour la région. L’Amérique du Sud a connu d’importants flux migratoires par le passé, dont les particularités ont inspiré la création de tout un ensemble d’institutions, de régimes, de coutumes et de cadres de gouvernance migratoire. Cette gouvernance est caractérisée par une conception ouverte aux migrations et aux droits des personnes migrantes.
Force est de constater que ce cadre n’a pas été appliqué pour faire face à cette crise migratoire. La démarche des pays d’Amérique latine s’est avérée décousue et erratique. La plupart d’entre eux ont opté pour des mesures restrictives, l’imposition des visas et l’expulsion des migrants tandis que d’autres, moins nombreux, ont décidé de respecter leurs traditions de bienveillance et d’accorder un droit de séjour aux Vénézuéliens.
Cette note revient sur la gouvernance des migrations en Amérique du latine et met en avant les défaillances de celle-ci face au déplacement de population le plus important que le continent ait connu. La note souligne le cas de la Colombie, qui accueille 1,7 million de Vénézuéliens et qui a progressivement choisi la voie de la régularisation en raison des réalités sociales, économiques et géographiques de la région.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Les déplacés vénézuéliens en Amérique latine : une mise à l'épreuve de la solidarité régionale ?
Lula : une victoire sous contraintes
La victoire du 25 octobre 2026. Au soir du 4 octobre, l'affaire semblait très mal engagée pour Lula. Il recueillait 45,2% des voix au premier tour de l'élection présidentielle, contre 47,0% pour son adversaire Flávio Bolsonaro, soit un écart de 2 225 millions de voix. De surcroît, les électeurs s'étant portés vers les autres candidats, au total plus de 9 millions, paraissaient plutôt enclins à se reporter vers F. Bolsonaro au second tour. Ce résultat contredisait les sondages des semaines précédentes, qui accordaient un très modeste avantage à Lula.
Canada : le retour des indépendantismes
À deux reprises, à quelques semaines d’intervalle, la question de l’indépendance de l’une des dix provinces du Canada est posée. Au Québec, d’abord, où l’élection du Parti québécois (PQ), qui porte cette question au cœur de son programme, ouvre la perspective d’un troisième référendum dans les prochaines années. En Alberta, ensuite, où les citoyens seront appelés le 19 octobre 2026 à répondre à la question suivante : « L’Alberta devrait-elle rester une province du Canada, ou le gouvernement de l’Alberta devrait-il entamer le processus juridique requis par la Constitution canadienne pour organiser un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit se séparer ou non du Canada ? ».
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.