États-Unis/Europe : sept enjeux du numérique
Alors que les relations transatlantiques connaissent une nouvelle dynamique grâce à l’arrivée au pouvoir du président Biden, d’importantes avancées sont attendues sur nombre de questions liées au numérique.
Ces évolutions comprennent d’une part l’établissement de règles plus équitables pour les acteurs économiques et de lois garantissant le respect des libertés individuelles, et d’autre part la relance d’investissements pour l’innovation technologique assortie de diverses réorganisations industrielles. La présente note propose d’éclairer sept enjeux particulièrement centraux et actuels de nos sociétés à l’ère numérique.
On voit d’abord converger l’Union européenne (UE), l’administration Biden et plus largement la communauté internationale pour tâcher de réguler les pratiques d’optimisation fiscale et les positions monopolistiques des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft). L’élan semble donné, même si le gouvernement américain ne souhaite pas pour autant entraver la puissance de ses géants nationaux.
La rivalité technologique sino-américaine dessine un second mouvement, qui voit l’équipe Biden prendre la suite de l’administration Trump pour tâcher d’entraver les efforts chinois en termes de technologie 5G et de développement des semi-conducteurs. Les sanctions américaines contre la Chine peuvent avoir des effets indirects bénéfiques pour les acteurs européens de ces filières et l’UE n’a pas dit son dernier mot en termes de puissance industrielle.
Enfin, ces nouvelles technologies posent de nombreux défis éthiques qui mettent à mal les valeurs démocratiques sur lesquelles reposent les sociétés occidentales. Du fait des régulations qu’ils ont déjà mises en place ou qu’ils développent actuellement, les Européens sont en bonne position pour s’imposer comme référence en matière de protection des données privées, de développement d’une intelligence artificielle (IA) éthique et de régulation des contenus en ligne.
Cette note est également disponible en anglais : USA/Europe: seven digital challenges
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
États-Unis/Europe : sept enjeux du numérique
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.
Trump 2 : le sacre de l’intégralisme catholique post-libéral ?
Le cabinet de Donald Trump se caractérise par une présence notable de figures catholiques de premier plan, à l’instar du vice-président James D. Vance. Cette visibilité excède le poids démographique de l’électorat catholique aux États-Unis et marque l’aboutissement d’une stratégie d’influence sur le Parti républicain par des intellectuels catholiques, amorcée dans les années 1950 en réaction à l’idéologie « fusionniste » de ce dernier, laquelle cherchait à concilier conservatisme moral et libéralisme économique. Depuis 2016, des universitaires tels que Patrick Deneen et Adrian Vermeule ont développé un courant qualifié d’« intégralisme catholique » et promeuvent un nouveau projet politique : le post-libéralisme.
Vers une nouvelle politique étrangère démocrate ? Enjeux et recompositions à l’horizon des présidentielles de 2028
Sortant peu à peu de l’état de sidération dans lequel la réélection de Donald Trump les a plongés en novembre 2024, les Démocrates s’apprêtent à entrer en campagne pour les élections de mi-mandat de 2026, puis pour les primaires démocrates qui précéderont les présidentielles de 2028.