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La MINUSCA en Centrafrique. Les casques bleus impopulaires
Déployée depuis 2014, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (MINUSCA) cristallise l’hostilité des Centrafricains, qui se traduit par des manifestations publiques et des discours virulents multiples. La « Minuscaphobie » centrafricaine s’inscrit certes dans la recherche d’un bouc émissaire mais elle repose en grande partie sur les déficiences réelles et avérées de la mission onusienne.
Regards distanciés sur le monde actuel (Tome I et II)
Troisième et quatrième volumes des œuvres de Thierry de Montbrial publiés par la Fondation nationale pour la science et les arts de l’Académie roumaine. Introduction par Eugen Simion, ancien président de l'Académie des Sciences de Roumanie, président de la Fondation nationale pour la science et les arts à Bucarest.
Où en est l'Accord de Paris sur le climat ?
À la COP26, l'objectif de maintenir le réchauffement en-deçà de 1,5 °C s'est imposé comme cible de long terme. Cette visée n'est pas en cohérence avec les contributions que les États ont déposées pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Pour accélérer la transition, ils devront s'accorder sur des transferts financiers d'une autre ampleur, introduire une réelle tarification carbone redistributive au niveau international et organiser la sortie des énergies fossiles.
Un an après le coup d’État : une Birmanie en déroute
Le coup d'État de février 2021 s'est heurté à une résistance que les militaires n'attendaient pas : manifestations, boycotts, glissement vers une résistance armée s'opposant à la répression du pouvoir. Les éléments d'une véritable guerre civile sont en place, alors que l'ASEAN étale son impuissance, que les Occidentaux réagissent mollement et que Russie et Chine appuient discrètement le régime militaire pour sauvegarder leurs intérêts stratégiques : le corridor des Nouvelles routes de la soie ou les ventes d'armes.
La diplomatie climatique sino-américaine
Lors de la COP26, Pékin et l'administration Biden se sont engagés à raviver la coopération sino-américaine sur le climat, au nom de leur intérêt commun à préserver sa stabilité. La tentative d'isoler cette question des nombreux différends qui opposent la Chine et les États-Unis a pourtant de maigres chances d'aboutir. Les deux plus grands émetteurs mondiaux devront améliorer le cadre général de leur relation bilatérale pour pouvoir, ensuite, collaborer étroitement et efficacement sur le climat.
Éthiopie : dynamiques de la guerre civile
L'Éthiopie est en proie à la guerre civile depuis novembre 2020. Les hostilités ont déjà connu plusieurs phases. Le pouvoir central a d'abord tenté d'écraser la rébellion tigréenne, mais celle-ci a réussi une contre-offensive spectaculaire. Se sentant menacé, le régime d'Abiy Ahmed a réagi vigoureusement, aidé par des approvisionnements d'armes étrangères. Au début de l'année 2022, la situation est des plus instables et aucune issue au conflit n'est en vue.
Introduction : un bilan de la COP26
L'année 2022 marque les trente ans de l'adoption de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Depuis 1992, ses 197 parties tentent d'articuler leurs efforts pour maîtriser les émissions anthropiques de gaz à effet de serre et prévenir les dangers du réchauffement climatique.
L'impossible gestion de la diversité en Irak
Éclaté entre logiques chiites, sunnites et kurdes, le système irakien ne peut trouver en soi la force de se réformer. Il fonctionne ainsi sous influences extérieures, des puissances globales (États-Unis) ou régionales (Iran, Turquie…). Les pays arabes, et particulièrement l'Arabie Saoudite, semblent vouloir renouer avec le pays ; et l'Union européenne développer une stratégie repensée. Ces parrainages pourraient favoriser un équilibre interne permettant à l'Irak d'éloigner le spectre de la guerre civile.